par Dominique Raizon
Article publié le 26/06/2007 Dernière mise à jour le 26/06/2007 à 11:39 TU
En octobre 2006, loin des tours de passe-passe de quelque magicien, John Pendry est parvenu à dissimuler un cylindre de cuivre d’une dizaine de centimètres «illuminé» par un faisceau de micro-ondes. Une expérience qui ne fonctionne pas en lumière visible mais en ayant recours à des fréquences ayant la propriété de dévier la lumière.
Le dispositif qui consisterait, sur le même principe, à envelopper un objet d’un matériau susceptible de dérober celui-ci au regard n’existe pas dans la nature. Il implique donc la fabrication de matériaux artificiels ou métamatériaux. Cette «révolution des métamatériaux (…) suscite l’enthousiasme des industriels», souligne John Pendry qui, le premier, a montré qu’une telle révolution était possible. Les militaires sont d’ores et déjà convaincus du potentiel de ces technologies pour rendre leurs avions et leurs sous-marins encore plus difficiles à repérer.
Trois mathématiciens français -Sébastien Guenneau de l’Université de Liverpool (Grande-Bretagne), André Nicolet et Frédéric Zolla de l’Institut Fresnel à Marseille (France,sud)- ont, quant à eux, établi de savants calculs permettant d’affirmer que le dispositif est matériellement imaginable. André Nicolet et Frédéric Zolla ont confié que les premiers prototypes d’une cape d’invisibilité pourraient être présentés dans la prochaine décennie.
Interviewés par Caroline Lachowski
«Mathématiquement c'est possible. Maintenant il reste à trouver les matériaux.»