par Dominique Raizon (avec AFP)
Article publié le 27/08/2008 Dernière mise à jour le 29/08/2008 à 10:43 TU
UFC-Que Choisir a testé le niveau d'émission de substances chimiques, cancérigènes, irritantes ou allergènes de 9 produits à combustion (bougies, lampe Berger, encens), 10 aérosols, 11 diffuseurs électriques, 6 diffuseurs à poser, 2 huiles essentielles et un extrait de parfum. « La plupart des parfums d'intérieur testés polluent l'air que l'on respire à son domicile. Si les molécules cancérigènes sont moins fréquentes qu'il y a quatre ans, c'est toujours le plein d'allergènes », souligne l'association dans son mensuel daté de septembre.
Sur 39 produits testés en laboratoire des marques Air Wick, Histoire des senteurs, Brise, L'Occitane, Encens du monde, Terre d'oc, Oust, Febreze, Ambi Pur, Phytaromasol, Florame, seulement 9 sont « acceptables », selon UFC-Que Choisir, alors que « tous les autres dégradent trop l'air du domicile pour être utilisés » et, conclut l'enquête, les diffuseurs prêts à poser sont les moins polluants.
Président de l’association «Asthme et allergies». Médecin-professeur des Universités - Praticien hospitalier « Globalement, on constate plus d'allergies en villes qu'à la campagne. Il convient toutefois de distinguer différents visages de l'allergie. »Dr Daniel Vervloet
Parmi les produits à combustion, seules certaines bougies ont reçu une note « très bien », en raison de l'absence d'émission de substances chimiques. L'émission des diffuseurs de parfums dits « lampes Berger » varie selon les parfums, UFC signalant que ceux à la vanille ou au caramel émettent du benzène, un cancérigène.
Les encens sont tous polluants et font « respirer des molécules qu'on ne devrait jamais retrouver dans l'air de son domicile » (les cancérigènes formaldéhyde et benzène), indique l'association. Une affirmation qui vient croiser une étude récente conduite par des chercheurs danois du Statens Serum institut de Copenhague, qui établit un lien possible entre l’utilisation de l’encens et le risque de développer un cancer des voies respiratoires supérieures.
Du côté des aérosols, huit références sur dix émettent des substances nocives. L'enquête déconseille aussi l'utilisation d'aérosols hypoallergéniques ou assainissants, en particulier dans les chambres d'enfants, ces derniers émettant du limonène, une molécule irritante.
Quant aux huiles essentielles, elles sont également très polluantes (formaldéhyde et benzène) et ne devraient pas être brûlées à la maison.
L'Afise, organisation professionnelle des fabricants de produits détergents, produits d'entretien et de produits d'hygiène industrielle, a contesté « avec la plus grande vigueur les allégations » de l'association de consommateurs, assurant que, « contrairement aux insinuations de l'UFC-Que Choisir, les fabricants de désodorisants d'atmosphère ont toujours eu pour principale préoccupation de garantir aux consommateurs des produits de qualité et sans danger pour leur santé ». L’Afise affirme également respecter la législation et tester « rigoureusement » ses produits et les contrôler « en permanence y compris après leur mise sur le marché ».
Pour en savoir plus :
Lire l'enquête de l'UFC-Que choisir
Consulter les sites suivants consacrés à l'allergie :
http://www.asthme-allergies.org
Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA)
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