par Dominique Raizon (avec AFP)
Article publié le 25/09/2009 Dernière mise à jour le 25/09/2009 à 09:59 TU
Mortelle pour le saumon, atlantique surtout, la maladie n'est pas dangereuse pour les autres poissons, ni pour l'homme. Mais elle aurait pu être fatale à ce secteur vital dans les pauvres régions d'Aysen et de Los Lagos, dopées par la pisciculture depuis 20 ans.
En deux décennies, le Chili était devenu le 2e producteur mondial, talonnant la Norvège. Jusqu'à l'apparition en 2007 de l'ISA, qui a fait chuter la production annuelle de 600.000 tonnes à environ 400.000 tonnes projetées en 2009. Et moins encore en 2010, véritable année d'absorption du choc.
Engraissés jusqu'à ce qu'ils pèsent 4 kg
« Si les résultats sanitaires sont aussi positifs que nous le pensons, nous devrions en 2011, recommencer à voir l'industrie croître graduellement », estime Carlos Odebret, le directeur général de la corporation Salmon Chile, qui regroupe une vingtaine de gros élevages. Mais, avec ce gigantesque et patient travail de vaccination, lancé cette semaine chez Invertec à Puerto Montt (1 000 km de Santiago), un des producteurs ayant accepté le vaccin du laboratoire Recalcine, « nous savons au moins que nous avons semé, et que nous allons récolter ».
Fastidieuse entreprise, la vaccination des élevages voit les alevins, longs comme la paume de la main, acheminés dans un petit bassin par un tuyau, puis légèrement anesthésiés, avant d'être délicatement vaccinés, un par un. L'an prochain, ils seront transférés des bassins d'eau douce à des centres d'aquaculture en eau de mer, où ils seront engraissés jusqu'à atteindre 4 kilogrammes environ à l'âge de deux ans, avant leur conditionnement.
3 à 4 ans pour retrouver le niveau de production de 2007
Entretemps, les poissons vaccinés se seront vu administrer avec leur alimentation un «booster» oral au vaccin, dont l'effet immunitaire ne dure pas plus d'un an. « Si toutes les mesures prises, vaccins et contrôles, sont maintenues, d'ici trois ou quatre ans nous aurons sans doute retrouvé les niveaux de production de 2007 », estime Alejandro Pino, responsable régional de Recalcine.
A noter toutefois que le traitement n'est qu'une des mesures prises par l'industrie qui a retenu quelques leçons de la crise de l'ISA, notamment de ne pas sacrifier les garanties sanitaires à un rythme intensif de production. Parmi les procédures adoptées : le nettoyage des bassins d'élevage ou la rotation des lieux de production pour établir un « repos sanitaire de trois mois après chaque cycle. Cela diminue les risques de contagion de manière significative », souligne Carlos Odebret.
Pour en savoir plus :
Consulter les sites
- du ministère français de l'Ecologie
- de l'inventaire du patrimoine naturel
- des aires protégées au Québec
- un article du journal Le Monde sur l'or rose
Autour du saumon
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