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    Dépêche

    Euro-2019 en petit bassin: trois ans après, Manaudou renfile son maillot bleu

    Par AFP
    media Florent Manaudou à l'entraînement à Antalya, le 23 octobre 2019 AFP/Archives

    Plus de trois ans après, et à sept mois des JO-2020 où il rêve de reconquérir l'or du 50 m, Florent Manaudou renfile son maillot bleu aux Championnats d'Europe de natation en petit bassin, de mercredi à dimanche à Glasgow (Ecosse).

    La dernière apparition en équipe de France de Manaudou, qui vient de fêter ses 29 ans, remonte à août 2016, quand il s'est incliné en finale olympique du 50 m à Rio, pour un centième, au profit de l'Américain Anthony Ervin (21.41 contre 21.40).

    Entre-temps, le champion olympique 2012 de l'aller simple a d'abord délaissé les bassins, pendant deux ans et demi, notamment pour s'adonner au handball. Avant d'en reprendre le chemin il y a huit mois, début avril, et d'impressionner pour sa seule compétition en grand bassin depuis, fin juin à Rome, en bouclant le 50 m en 21 sec 72 avec seulement dix semaines d'entraînement dans les bras et les jambes.

    "La dernière fois que je suis venu là, j'avais une accréditation différente, une accréditation média", a souligné mardi en conférence de presse Manaudou, qui avait officié comme consultant télé lors des Championnats d'Europe en grand bassin à Glasgow à l'été 2018.

    "C'est sympa d'être de retour ici et de concourir dans ce bassin", ajoute-t-il.

    - Sur 50 m vendredi -

    En individuel, il faudra patienter jusqu'à vendredi pour le voir plonger, sur 50 m, sa course fétiche, dont il détient le record du monde en bassin de 25 m depuis 2014 (20.26). Puis il prendra le départ du 50 m papillon le lendemain, et est également inscrit sur 50 m dos, programmé dimanche.

    Avant cela, il pourrait nager en relais, mais pas mercredi, le 4x50 m messieurs tricolore n'étant pas engagé.

    Quels objectifs a-t-il en tête, huit mois après avoir repris l'entraînement entre Antalya, en Turquie, où est basé James Gibson, l'entraîneur britannique qui l'a conduit jusqu'à l'or olympique en 2012, et Marseille, où le supervise Julien Jacquier ?

    "Essayer de prendre beaucoup de plaisir, et j'espère nager vite, et de plus en plus vite. Je vais essayer d'améliorer mon meilleur temps de la saison", répond Manaudou, qui multiplie les courses cet automne, des meetings de la Ligue internationale de natation (ISL) entre début octobre et fin décembre, circuit professionnel lancé hors du giron de la Fédération internationale (Fina), aux Championnats de France en bassin de 25 m en décembre (12-15) à Angers, en passant par Glasgow.

    - "Tu redeviens un poisson" -

    Pour l'instant, son meilleur chrono de l'année sur 50 m en petit bassin est de 20 sec 57, réalisées il y a une dizaine de jours à Londres. Ca fait de Manaudou, dont les sensations dans l'eau "reviennent" progressivement, le meilleur performeur mondial de la saison.

    "Il y a quelques jours à Marseille, Julien (Jacquier) m'a dit: + Ca y est, tu commences à redevenir un poisson +, racontait-il à l'AFP début octobre. C'est une petite phrase qui m'a fait plaisir parce que (jusque-là) j'étais très dense, très lourd dans l'eau. Pas très souple. Je ne l'ai jamais été, mais je l'étais encore moins..."

    "Quand j'ai repris, je mettais trop de force, parce que c'est là où je suis bon, mais je n'avais pas encore le feeling et les sensations que j'avais avant. Maintenant, j'ai plus de ressenti", décrivait-il, en estimant avoir gagné en "souplesse de tout, des épaules, des chevilles, du bassin...".

    En Ecosse, Manaudou est le chef de file d'une délégation française de dix-neuf nageurs, composée notamment de Jérémy Stravius, David Aubry, Clément Mignon et Béryl Gastaldello. Mais sans Mehdy Metella, touché à une épaule, ni Charlotte Bonnet, qui a préféré faire l'impasse.

     
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