par Dominique Raizon (avec AFP)
Article publié le 26/05/2009 Dernière mise à jour le 26/05/2009 à 13:53 TU
Son coût ? 6 millions d'euros. Conçu et construit par un consortium de centres de recherche hollandais, danois, français et italiens en coopération avec l'European Organisation for Astronomical Research in the Southern Hemisphere (l'Observatoire européen austral, ESO) X-Shooter est le premier instrument de seconde génération du VLT qui doit remplacer ceux actuellement utilisés pour sonder l'univers et comprendre en quelque sorte son histoire.
Les gigantesques flashes lumineux issus des profondeurs du cosmos devraient livrer des informations sur les « premières étoiles qui doivent être apparues quelque 400 millions d'années après le Big Bang, ou même seulement 270 millions d'années (...) des étoiles dont on ne sait rien aujourd'hui », explique François Hammer.
Sursaut gamma: 10 000 000 de fois la luminosité d''une galaxie
De premiers tests, entamés à la mi-mars 2009, ont montré que « l'instrument fonctionne avec efficacité dans toute la gamme de longueur d'ondes, de l'ultraviolet ( (300nm) )au proche-infrarouge (2500nm) », ont annoncé le 26 mai 2009 les responsables du projet auquel ont participé onze instituts européens et l'ESO.
L'instrument est également capable d'enregistrer en une seule fois le rayonnement complet d'un objet céleste d'accéder à ses caractéristiques physico-chimiques. D'une grande sensibilité, il doit permettre d'observer sans perte de temps les sursauts gamma, sources éphémères d'une grande luminosité. Ce sont les phénomènes « les plus lumineux de l'univers » car un sursaut gamma peut avoir « dix millions de fois la luminosité d'une galaxie », souligne François Hammer.
Le spectrographe peut donc à la fois renseigner sur la matière présente dans la source d'émission du flash lumineux, mais aussi sur celle qu'il a traversé avant de nous parvenir. Lorsque des gaz ou poussières accumulés dans l'espace captent une fraction du rayonnement émis, la signature des éléments chimiques rencontrés s'inscrit en creux dans le spectre final reçu.
Pour en savoir plus :
Consulter les sites de
- l'ESO
- l'Observatoire de Paris-Meudon
- l'Onera
et voir aussi celui de Futura-sciences
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