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    Sports

    Ben Youssef Meité : « Plus fort qu’à la Francophonie »

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    Youssef Ben Méité savoure sa médaille d’or sur 100 mètres aux Championnats d’Afrique d’athlétisme 2010. Mais les ambitions du sprinteur ivoirien, également argenté sur 200 mètres, ne s’arrêtent pas là. L’auteur du doublé 100-200m aux Jeux de la Francophonie 2009 espère désormais disputer une finale de Championnat du monde ou de Jeux olympiques, puis réussir sa reconversion professionnelle.

    Ben Youssef Meité, quel souvenir gardez-vous de votre 100 mètres victorieux, ici, à Nairobi ?
    Je ne sais même plus comment j’ai couru. Je me souviens d’une seule chose : l’arrivée. J’ai senti Zakari Aziz (le Ghanéen a fini 2e, Ndlr) à côté de moi. Et la course était finie. Mais quand j’ai passé la ligne, je savais que j’étais devant. J’ai réussi mon départ et tout s’est enchaîné ensuite.

    Vous aviez remporté le 100 et le 200 mètres aux Jeux de la Francophonie 2009. Cette victoire vous a-t-elle procuré un sentiment plus fort ?
    Oui, parce que la Francophonie, c’est une sorte de championnat du monde pour francophones, une compétition de moins gros calibre. Les francophones vont moins vite. Les Championnats d’Afrique ont un niveau plus relevé. Les Sud-Africains, les Nigérians, les Ghanéens sont là. Quand j’ai gagné, j’ai senti que c’était quelque chose de fort.

    Vous vous entraînez depuis plusieurs années à Sherbrooke, au Québec. Pourquoi êtes-vous parti au Canada ?
    J’ai quitté Abidjan en 2003. J’ai fait les Mondiaux Jeunesse là-bas et j’ai immédiatement aimé le cadre, le style de vie. Et puis, mon frère y était déjà. Il m’a présenté à son coach. Celui-ci m’a dit d’avoir mon bac pour pouvoir entrer à l’université. C’est ce que j’ai fait. Quand j’ai eu mon bac, mon père et mon frère ont entrepris les démarches administratives avec moi pour un visa. Ça a marché et je suis parti. Depuis, je suis basé là-bas avec mon frère. C’est lui qui s’occupe de moi, des entrainements, de mon intégration. C’est lui qui a tout fait au départ.

    Avez-vous eu votre père, Amadou Meité (ancien athlète ivoirien), au téléphone, après votre victoire ?

    Oui, il était heureux. Il m’a dit qu’il ne s’attendait pas à ça de ma part. Pas aussi tôt. Il n’a pas vu la course à la télévision. Ce sont mes sœurs qui lui ont raconté au téléphone. Il a dû rentrer à la maison et voir la vidéo pour le croire. Il était heureux comme si lui-même venait de courir. Mais je lui ai dit qu’il était trop âgé pour ça.

    Vous êtes étudiant en troisième année de Sciences politiques à Sherbrooke. Que voulez-vous faire plus tard ?
    Je veux travailler pour mon propre compte, plus tard. Mais pour le moment, je suis en maîtrise d’administration des affaires. Avoir mon diplôme, c’est mon objectif. Et après, faire mon business en matière de développement durable, avec l’aide de ma copine, dans mon pays. C’est ce que j’envisage pour l’instant.

    Est-ce important de concrétiser ce projet en Côte d’Ivoire ?
    Oui, car je suis partisan du développement de l’Afrique, de tout le continent. Nous savons tous que l’Afrique a du potentiel. Il y a beaucoup de choses à changer là-bas. Ce ne sera pas facile et ça réclamera de grands sacrifices, mais c’est mon choix.

    En tant que vainqueur du 100 mètres aux Championnats d’Afrique, vous allez représenter le continent à la Coupe du monde et sans doute courir contre Usain Bolt…
    Oui. Tous les sprinteurs savent qu’il y a trois courses dans ces cas-là : celle de Bolt, celle de Tyson Gay et d’Asafa Powell et la course des autres. Mais je suis déjà très heureux d’y participer. Je vais donner le meilleur de moi-même pour représenter dignement l’Afrique. Je vais revoir Bolt en tout cas. On a fait les championnats du monde cadets ensemble, au Canada. Déjà, à l’époque, il était très fort. Bolt, c’est Bolt ! Il est à part.

    Quel avenir vous voyez-vous sur la piste ?
    Le seul objectif que je me fixe, c’est de faire une finale aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques. D’avoir une médaille aussi. Dans l’absolu, je veux continuer à pratiquer mon sport tant que je peux, tant que j’ai la force de courir. Je pratique mon sport parce que je l’aime.

    Tous propos recueillis par notre envoyé spécial à Nairobi, Christophe Jousset

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