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    Sports

    Episode 3 : Tristan Valentin a pris sa vitesse de croisière

    media Tristan Valentin AFP / BERTRAND LANGLOIS

    Après une chute très grave lors du Paris-Roubaix 2008, on disait Tristan Valentin perdu pour le vélo. Mais à force de pugnacité, il a réussi à remonter la pente et fera, pour la première fois après 8 années de carrière, son premier Tour de France. Du 2 au 24 juillet 2011, Tristan Valentin sera notre fil rouge et nous fera vivre de l'intérieur cette Grande Boucle.

    Le rituel est immuable. Tristan Valentin commence toujours sa journée avec un bol de céréales. Ensuite, il mange son assiette de riz, son jambon, son omelette et termine son petit déjeuner par des fruits. Voilà quatre jours que le Tour est parti et Tristan Valentin commence à prendre ses marques.

    Une journée sur le Tour, c’est un peu la course dans tous les sens du terme. Pas de temps à perdre et après ce repas du matin pris avec ses coéquipiers, il faut terminer de ranger sa valise pour la confier à l’assistant. Ensuite, il lui reste encore trois bons quarts d’heure avant d’aller dans le bus de l’équipe pour rallier le départ de l’étape. Un petit moment de repos. Sur cette plus grande course au monde, tout les membres de l’équipe ont leur part de responsabilité et pour Tristan Valentin : « C’est comme une famille. »

    Tristan Valentin connaît bien son rôle

    Pour lui, pas de village départ. En effet, comme il le dit : « Je ne dois pas perdre d’influx et je reste le plus longtemps possible au calme. » Ce n’est pas un spécialiste des relations publiques. Dans le bus, son directeur sportif donnera les consignes mais Tristan Valentin connaît bien son rôle. En début d’étape, il doit essayer de se glisser dans une échappée et c’est ce qu’il a fait avec brio lors du 5e jour de course entre Carhaix et le Cap Fréhel. Un raid d’environ 120 kilomètres qu’il n’est pas prêt d’oublier. Son premier sur la Grande Boucle.

    La plupart du temps, il est tout dévoué à son leader Rein Taaramäe qu’il suit de très près dans le peloton et à Samuel Dumoulin qu’il aide à remonter à l’approche du sprint. Pour l’instant, le sprinteur de la Cofidis a été malchanceux entre les crevaisons et les chutes. On pourrait croire que pour Tristan Valentin, les choses sont simples. Mais comme il le dit : « Plus on se rapproche de l’arrivée, plus on doit surveiller ses leaders. Et le stress du peloton commence à se faire sentir. » Dans une famille, le père n’est jamais loin pour garder un œil sur ses rejetons.

    « Je me bagarre sans états d’âme »

    Quelques fois, il y un moment de calme dans le peloton et il en profite pour discuter avec les copains ou faire connaissance. Comme c’est un garçon avenant qui parle couramment l’anglais et l’italien, il n’a pas de mal à sympathiser. Mais quand la course se durcit, il annonce : « Je me bagarre sans états d’âme. »

    Tristan Valentin dans le bac à glace pour la récupération après l'étape. DR

    A l’arrivée, il faut faire vite. Le bus qui dispose une douche lui permet de se mettre à l’aise très rapidement. Une collation, des boissons de récupération et un peu de musique, c’est le programme de fin de course. Ensuite, direction l’hôtel, plus ou moins loin, selon les jours. La journée tire à sa fin et le repas du soir arrive mais avant, il faut aller faire un tour dans la bassine pleine de glace et se faire masser. C’est le secret d’une bonne récupération. Durant le repas, l’euphorie, les blagues et la bonne humeur de certains jours peuvent laisser la place à la tristesse et à la fatigue. Et comme dans toutes les familles, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.

    Comme il partage sa chambre avec le jeune Tony Gallopin, ce soir, ils risquent de se coucher un peu tard. Entre son échappée fleuve et la 4e place de son coéquipier sur l' étape qui reliait Carhaix au Cap Fréhel, ils vont sûrement avoir beaucoup de choses à se raconter. A suivre…

    Tristan Valentin après sa première échappée sur le Tour de France 10/10/2013 - par Liza Chaboussant Écouter


     

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