Cyclisme/Tour de France 2011 - 
Article publié le : mercredi 27 juillet 2011 à 17:26 - Dernière modification le : mercredi 27 juillet 2011 à 21:49

Andy Schleck encore une fois sur la 2e marche du podium du Tour

Andy Schleck (g) termine à la deuxième place du Tour pour la troisième année d'affilée.
Andy Schleck (g) termine à la deuxième place du Tour pour la troisième année d'affilée.
REUTERS/Eric Gaillard

Par Farid Achache


Entre 2009 et 2011, l’histoire s’est répétée pour Andy Schleck. Trois fois deuxième du Tour de France, le Luxembourgeois n’a pas saisi la chance qui lui était offerte de remporter pour la première fois de sa carrière cette année, sa première Grande Boucle. Décryptage.
 

On attendait le successeur de Charly Gaul, on a trouvé en quelque sorte celui de Raymond Poulidor. Pour la troisième année consécutive, Andy Schleck termine sur la deuxième marche du podium. A 26 ans, le luxembourgeois que l’on présente comme un coureur ayant une classe hors norme, ne semble pas plus ému que cela. Au contraire d’un Lance Amstrong qui ne lâchait rien durant son règne, Andy Schleck semble beaucoup plus mesuré en indiquant : « Je suis jeune, je reviendrai.» Alors que beaucoup de coureurs avaient perdu assez tôt cette Grande Boucle avec les chutes de la première semaine, Andy Schleck n’en a pas profité pour tirer son épingle du jeu.

Andy Schleck ne semble pas affecté par sa 2e place

Si Cadel Evans a gagné le Tour après 7 tentatives, l’Australien a toujours semblé être obsédé par cette course. Andy Schleck, lui, ne semblait pas plus affecté que cela au soir de la dernière étape. Il déclarait : « Monter avec mon frère sur le podium était un sentiment incroyable. C'est la première fois que cela arrive dans le Tour de France. C'était un rêve, c'est le plus beau podium qu'on pouvait imaginer. Je suis très fier de lui. Je pense qu'on a fait un bon Tour. Cadel Evans était le plus fort, je n'étais pas loin derrière, mais derrière. »

Avec un dossard sur le dos, certains coureurs se transforment en prédateurs. Visiblement pas lui. Il faut avoir croisé Alberto Contador une seule fois en dehors de la course, pour se rendre compte à quel point l’Espagnol au visage juvénile peu paraître calme et gentil. Sur le vélo, c’est un tout autre personnage. Avec sa rage de vaincre, le Madrilène ne s’embarrasse pas de sentiments. Triple vainqueur du Tour de France mais seulement cinquième de l'édition 2011, il a annoncé : « L'an prochain, je reviendrai pour gagner». La différence entre les deux hommes est flagrante et l'Espagnol pourrait si il revient l'année prochaine, être un nouvel obstacle à Andy Schleck après Cadel Evans cette année. 

Il a absolument tout pour gagner le Tour

On pourrait donc reprocher à Andy Schleck dans sa course au maillot jaune, d’être trop gentil. Même si le Luxembourgeois a enflammé la Grande Boucle 2011 avec panache, soldée par une victoire d'étape au col du Galibier après avoir dynamité le peloton dès les pentes de l'Izoard (60 km en solitaire), il n’a pas su faire fructifier son avance par la suite.

Dans le numéro spécial cyclisme de So Foot (Pédale), Cyril Guimard raconte qu’il avait découvert Andy Schleck à l’âge de 19 ans et l’avait considéré à l’époque comme un futur grand du cyclisme mondial. Mais il nuance un peu : « Il a absolument tout pour gagner le Tour. Il ne lui manque rien. A part peut être d'en avoir vraiment envie. »

Sur le duo qu’il forme avec son frère, il commente : « Le problème de leur tandem, c'est qu'on ne sait jamais qui court pour qui. Andy manque peut être d'égoïsme. Or l'égoïsme c'est justement ce qui fait les grands champions. »

Cadel Evans avait préparé le dernier contre-la-montre de Grenoble

Andy Schleck doit progresser en contre-la-montre et dans les descentes. C’est en quelque sorte le bilan que l’on peut tirer de cette édition 2011. Alors que Cadel Evans avait minutieusement préparé le dernier contre-la-montre de Grenoble, son principal rival Andy Schleck, qui se sait inférieur dans l’exercice, n’avait pas jugé opportun de faire une reconnaissance. De plus, l’Australien, qui avait participé au Critérium du Dauphiné avait déjà expérimenté cette étape.

Lors de la journée qui menait les coureurs vers Gap, Andy Schleck avait perdu un temps précieux après avoir basculé en haut du col de Manse. Cela, face à ses principaux rivaux, Cadel Evans, Alberto Contador et Samuel Sanchez. Faire travailler son équipe dans les cols pour perdre ensuite du temps dans la descente ne se voit que rarement chez un leader. Son ancien directeur sportif Bjarne Riis, qui connaissait ce point faible, en a profité pour demander à Alberto Contador de faire les descentes à fond. La stratégie a fonctionné au profit de Cadel Evans.

Si en 2012 Andy Schleck prend conscience de son potentiel, il gagnera probablement le Tour. Sinon, d’autres jeunes coureurs viendront lui barrer la route, sans compter les coureurs expérimentés comme Evans et Contador. Dans le cyclisme, le dilettantisme a rarement payé.

tags: Cyclisme - France - Sports - Tour de France 2011
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je suis plus en colère et

Je suis plus en colère et triste qui ne l'ai lui même je crois ......" J'ai maintenant des doutes quand au fait que c'est un champion" un grand oui mais pas un leader ou champion

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