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Article publié le : vendredi 21 octobre 2011 à 22:36 - Dernière modification le : vendredi 21 octobre 2011 à 22:36

La FIFA dessine une voie contre la corruption dans le football

Joseph Blatter, président de la FIFA.
Joseph Blatter, président de la FIFA.

Par Genc Burimi

La Fifa a tenu ce vendredi 21 octobre son premier comité exécutif depuis la réélection mouvementée de juin dernier de son président Joseph Blatter. Cette réunion du gouvernement du football mondial composé de 24 membres a été placée sous le signe de la lutte contre la corruption. Mais les mesures paraissent bien maigres…

On s’en souvient, le seul rival qui a osé disputer à Joseph Blatter la fonction du président de la FIFA en juin dernier, a perdu son poste, accusé de corruption ! Mohamed Bin Hammam, président de la Confédération asiatique du football a ainsi été banni à vie pour avoir acheté des voix dans les Caraïbes. Pour l’accusé, c’était le monde à l’envers. Il voulait la tête de la FIFA pour mieux combattre la corruption et au final c’est lui qui était viré pour corruption. Ce climat délétère a laissé des traces profondes. Le nouveau Blatter devait y apporter des réponses. Son chantier a commencé dès la première réunion du comité exécutif de FIFA tenu cinq mois après sa réélection. Mais ce sommet du 21 octobre semble bien comme une occasion manquée car les mesures annoncées pour laver la FIFA de soupçons de corruption laissent sur sa faim.

La montagne accouche d’une souris

La mesure phare qui est sortie de la réunion des 24 membres qui forment le gouvernement de la FIFA est la création à venir d’un comité de bonne gouvernance. L’instance en question est certes une nouveauté. Sa simple création pour prévenir la corruption est en soi la reconnaissance de l’existence des « affaires » que Joseph Blatter a longtemps niées. Mais on est bien loin de la « révolution » attendue pour faire la lumière sur de nombreux cas de corruption révélés spécialement par la presse britannique. Pour se donner bonne conscience, la FIFA a pris une deuxième mesure, la réouverture d’une vieille affaire "le dossier ISL", une affaire de corruption datant de 16 ans, dénoncée par la BBC. ISL (International Sports and Leisure) était une société de marketing qui détenait l'exclusivité des droits pendant plusieurs Coupes du monde, accusée de versement de "pots-de-vin" aux membres de la FIFA, notamment à Issa Hayatou, président de la Confédération africaine de football (CAF). Celui – ci a toujours nié, arguant que la somme de 25.000 francs suisses reçue, était un cadeau pour le 40e anniversaire de la CAF et non pas des « pots-de-vin ».

Des hommes politiques pour immuniser le football

Suffira-t-il à la FIFA de donner des gages de lutte contre la corruption en ouvrant ce très vieux dossier et passer sous silence d’autres plus récents ? Notamment les conditions d'attribution du Mondial-2022 au Qatar ? Les critiques ne le pensent pas, mais Joseph Blatter est sûr d’être sur la bonne voie. Il souhaite que le nouveau comité de bonne gouvernance dont la composition et les compétences seront fixées en décembre, accueille en son sein outre des représentants du football, ceux de la société civile, voire des hommes politiques. Blatter avait évoqué en été Henry Kissinger et le célèbre ténor espagnol Placido Domingo pour en faire partie, il cherche maintenant des hommes politiques qui soient en poste. Inviter des gens de la politique pour faire le ménage dans la corruption dans le football, cela semble original, c’est vouloir combattre le mal par le mal, diraient certains…

 

tags: Football - Sports
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