Euro-2012 / Equipe de France - 
Article publié le : mardi 19 juin 2012 à 13:20 - Dernière modification le : mardi 19 juin 2012 à 15:34

Face à la Suède, les Bleus doivent confirmer

Yohan Cabaye a marqué son premier but avec les Bleus face à l'Ukraine, le 15 juin 2012.
Yohan Cabaye a marqué son premier but avec les Bleus face à l'Ukraine, le 15 juin 2012.
REUTERS/Michael Buholzer

Par Farid Achache

La France affronte la Suède, ce mardi soir à Kiev en Ukraine, pour le compte de la troisième journée du groupe D de l'Euro-2012. Les Bleus n'ont besoin que d'un nul pour s'assurer une place en quarts de finale. Pour la première fois depuis l’Euro-2004, les Bleus abordent un troisième match de poule dans la quiétude. Leur objectif, à savoir accéder au tour suivant, est presque atteint.

Ce mardi 19 juin dans le Stade Olympique de Kiev, l’équipe de France jouera son dernier match en phase de poules face à la Suède. Un dernier tour de piste avant les quarts de finale largement à la portée des Bleus, les Suédois étant d’ores et déjà éliminés de la compétition. Pour la première fois depuis l’Euro 2004, les joueurs français abordent un troisième match dans la quiétude. Si les Bleus accèdent aux quarts de finale, une grande partie de l’objectif de leur sélectionneur, Laurent Blanc, sera atteint.

23 matches sans défaite

Après le douloureux épisode de Knysna lors du Mondial 2010, il aura fallu peu de temps au nouveau sélectionneur pour faire sa révolution. Depuis son entrée en fonction en mai 2010, Laurent Blanc totalise une série de 23 matches sans défaite. « On y fait souvent référence. C’est un élément important au niveau de la confiance et puis, il doit y avoir une part de superstition là-dedans », a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse. Seule ombre au tableau de ce parcours plus qu'honorable : le match perdu en 2010 face à la Biélorussie, pour les éliminatoires de cet Euro 2012 (1-0). Mais l'épisode n'est rien, comparé à l’enchaînement des sept matchs sans victoire en phase finale des compétitions internationales entre 2006 et 2012, rompu contre l'Ukraine.

Samir Nasri et Adil Rami très attendus

Adil Rami lors du match contre l'Angleterre, le 11 juin 2012.
REUTERS/Michael Buholzer

Pour accéder aux quarts de finale de l’Euro 2012, 23 joueurs ont décidé de prendre leur destin en main pour imposer un renouveau. Sans parvenir forcément à retrouver la ferveur de 1998,  l'équipe de France tente de s’en approcher pas à pas. D’autant que le chef de le « coatch » en est issu.

Pour preuve, l’épisode Samir Nasri a été clôt (polémique après son « ferme ta gueule », lors du match face aux Anglais) très rapidemment. Le joueur de Manchester City serait-il devenu un titulaire incontestable dans le groupe ? Elu « homme du match » contre l’Angleterre, il s'est illustré en égalisant sur une belle frappe de l'extérieur de la surface. Mais il se doit de confirmer.

Comme Samir Nasri, le joueur de Valence Adil Rami est très attendu. Le défenseur central est encore apparu en difficulté face à l'Ukraine. Très attaché à sa charnière Mexès-Rami, Laurent Blanc espère beaucoup de lui et lui maintient toute sa confiance. Il affirme même qu’il va « monter en puissance physiquement » pendant la compétition. Contre l'Angleterre, l’ancien jardinier de Fréjus, qui avait signé son premier contrat professionnel en 2007 à Lille à 21 ans, n’avait déjà pas convaincu.

Cabaye et Ribéry , les deux satisfactions de l'équipe

S’il fallait dégager deux noms après les deux premiers matches des Bleus, ce serait sans hésiter ceux de Cabaye et Ribéry. Yohan Cabaye a été retenu par le nouveau sélectionneur pour la première fois en août 2010, pour affronter la Norvège en match amical. Depuis, le joueur de Newcastle n’a cessé de prouver à quel point il pouvait être utile au groupe. Jusqu’à ce match contre l’Ukraine où il marque son premier but en sélection nationale.

Yohan Cabaye est peut-être en passe de devenir le véritable révélation de l'équipe de France, après avoir réalisé une grande saison en Premier League (5 buts toutes compétitions confondues). « En marquant ce premier but en sélection, j'ai évidemment ressenti une immense joie, un énorme soulagement et une grande libération : celle de débloquer mon compteur en équipe de France, et de jouer encore plus libéré sur le terrain », s’est félicité le joueur sur son site officiel.

Franck Ribéry à l'entraînement, le 16 juin 2012.
REUTERS/Charles Platiau

De son côté, Franck Ribéry confirme sa très belle saison au Bayern Munich, même si les deux titres (champion d’Allemagne et champion d’Europe) lui ont échappé. Elu « homme du match » contre l’Ukraine, grâce à ses accélérations fulgurantes, Ribéry a été décisif lors des deux actions qui ont permis à Nasri puis à Menez de marquer aux deux premiers matches. « Tout se passe super bien, les matches amicaux m'ont donné beaucoup de confiance. Les trois buts m'ont beaucoup aidé. J'ai bien joué contre l'Angleterre même si on avait fait match nul, et j'ai été très bon contre l'Ukraine », s’est réjoui le joueur.

« Il y a un risque de déconcentration quand tu gagnes un match, ce risque existe en phase finale de championnat d'Europe. A nous d'être sérieux dans la préparation », a déclaré Laurent Blanc après la rencontre contre l'Ukraine. Effectivement, la route est encore longue.

Dans la capitale ukrainienne, deux supporteurs en bleu dans la marée jaune

Avec notre correspondant à Kiev, Laurent Geslin

Sur l’avenue Khreshchatyk, en plein centre de Kiev, deux maillots bleus se faufilent au milieu d’une marée de supporteurs ukrainiens. Andrew habite depuis cinq ans dans la capitale de l'Ukraine. Il attend l’Euro depuis des années. Pour lui, « c’est extraordinaire ». « On habite ici et on n’a pas souvent l’occasion de voir des clubs français jouer, ça arrive assez rarement », explique-t-il.

Andrew était à Donetsk, pour la victoire de la France contre l’Ukraine. Il sera ce mardi soir dans les tribunes du Stade Olympique, toujours pour soutenir les Bleus, cette fois-ci contre la Suède. « Les Suédois, les Anglais, ce sont des pays à forte tradition de supporteurs, qui soutiennent bien l’équipe nationale à la différence de la France », confie le Français.

Même dans les tribunes, les deux supporteurs des Bleus garderont un œil sur le match Ukraine-Angleterre. Jérôme a déjà choisi son favori. « C’est l’Ukraine évidemment ! On vit toute l’année ici, on respire ukrainien, on mange ukrainien, on vit ukrainien toute l’année, explique-t-il. Il y a un engouement ici pour le football qui est assez fantastique, qu’on rencontre dans peu d’autres pays. Franchement, mon pronostic va à l’Ukraine sans aucune hésitation ». En cas de victoire des coéquipiers de Shevchenko, les deux amis feront la fête dans la rue avec les Ukrainiens.


La France est qualifiée :

- si elle ne perd pas contre la Suède, ou alors par un seul but d'écart

- quel que soit le score si l'Ukraine ne bat pas l'Angleterre

- si elle et l'Angleterre perdent par le même écart

- si elle perd par deux buts d'écart en ayant marqué au moins deux buts (2-4 par exemple) et que l'Angleterre perd 1-0. Et ainsi de suite (5-3/2-1, 6-4/3-2, etc.)

- si elle perd par trois buts d'écart en ayant marqué au moins deux buts (5-2 par exemple) et que l'Angleterre perd 2 à 0. Et ainsi de suite (6-3/3-0, 7-4/4-0, etc.)

tags: Euro 2012 - Football - France - Sports
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