Cadel Evans, un héros si discret
A la veille du prologue du 99e Tour de France, le vainqueur sortant Cadel Evans s'est livré à la traditionnelle conférence de presse d'avant Tour de son équipe BMC. Le coureur australien est désormais face à un défi de taille, gagner une deuxième Grande Boucle et marquer un peu plus l'histoire du cyclisme.
De notre envoyé spécial à Liège,
Une année après son sacre sur les Champs-Elysées, Cadel Evans revient sur le Tour pour un doublé historique. A 35 ans, le coureur australien qui visait depuis plusieurs années une victoire dans la Grande Boucle est déjà très satisfait. Mais il ambitionne de reconquérir le maillot jaune.
« J’ai toujours fait de mon mieux »
Cadel Evans se dit confiant du groupe qui va l'entourer. Philippe Gilbert, George Hincapie ou encore Manuel Quinziato seront là pour le protéger. « L’équipe de l’année dernière était déjà très forte, mais cette année, je pense qu’elle le sera encore plus ». En sept participations depuis 2005, il est monté deux fois sur le podium (2e en 2007 et 2008). En 2010, l'ancien vététiste avait vu ses chances s'évanouir à cause d'une chute juste après sa prise de pouvoir à Morzine-Avoriaz. Depuis, l’homme semble avoir pris du recul sur la condition de coureur. Longtemps catalogué comme « éternel deuxième » jusqu’à son titre mondial de 2009 et sa victoire l'année dernière, Cadel Evans reste sur ses gardes. « Une carrière est faite de hauts et des bas. J’espère que la chance sera de mon côté ».
« J’ai toujours fait de mon mieux pendant toute ma carrière. Et pour cette édition, je ferai encore tout ce qui est possible pour gagner une deuxième fois avec eux ». Depuis janvier, Cadel Evans se dit très occupé par son nouveau statut mais « pense tout le temps » à ce grand rendez-vous. Il a même un avis tranché sur cette question posée sans cesse : Bradley Wiggins sera-t-il son principal adversaire ? « Bradley Wiggins a connu une saison formidable avec beaucoup de succès. Il s'est hissé à un très haut niveau cette saison, et son équipe avec lui. Il sera un adversaire dur à battre ».
Il est désormais plus confiant
A la différence de 2011, les résultats de l'Australien sont moins bons cette année. Par contre, une chose a réellement changé pour lui, et elle est de taille : la confiance. Derrière lui, il y a aussi désormais tout le soutien d’un peuple qui avait largement fêté sa première victoire. Depuis plusieurs années, ses compatriotes ont commencé à s’intéresser à la Grande Boucle. « Pour un cycliste, le Tour de France est le plus important. Je suis heureux de faire découvrir la France aux Australiens. Même dans les moments difficiles, ils m’ont toujours soutenu », avoue le leader de l’équipe BMC. Il ajoute : « Je suis même très satisfait de voir une première équipe australienne (Orica-Green Edge) participer à cette grande course. »
Désormais, Cadel Evans est devenu père de famille. Avec sa femme Chiara, il a adopté un petit garçon, prénommé Robel, dans un orphelinat éthiopien. « Devenir père est une expérience fantastique, ce n'est en rien comparable avec quoi que ce soit dans le domaine du sport », confie le coureur. Gagner un deuxième Tour ne pourrait que combler un bonheur déjà bien présent.

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