L'objectif des coureurs français sur le Tour de France
L’édition 2012 démarre ce samedi 30 juin à Liège alors qu’aucun Français ne semble avoir les armes pour espérer jouer un rôle majeur au classement général. Mais on devrait néanmoins voir un coureur comme Sylvain Chavanel ou encore Pierre Rolland animer la course.
Cela fait vingt-sept ans qu’un Français n’a pas remporté le Tour. Soyons clairs, on ne voit pas qui chez les coureurs tricolores pourrait titiller Cadel Evans et Bradley Wiggins dans la lutte à la victoire finale cette année. Evidemment, on suivra d’abord avec attention les performances de Thomas Voeckler qui aborde la course dans le plus grand flou. Quatrième du Tour 2011, le leader d’Europcar cristallise toujours autant les attentes des supporters français, mais il aura du mal à épouser le même destin héroïque que l’an dernier.
Handicapé par une inflammation au genou droit lors de sa préparation, Voeckler ne pourra plus compter sur l’effet de surprise, qui lui avait permis de porter dix jours durant le Maillot jaune en 2011. Affairé à retrouver une condition physique adéquate pour suivre le rythme du peloton, il devra également gérer les conséquences des révélations concernant l’ouverture d’une enquête préliminaire autour de sa formation sur des infractions présumées aux règles antidopage.
Plutôt Coppel ou Rolland ?
En revanche, le profil de grimpeur de son coéquipier de 25 ans, Pierre Rolland, laisse entrevoir plus de promesses. Les souvenirs de son Tour 2011 euphorique, concrétisé par sa victoire à l'Alpe d'Huez et une dixième place au général, offrent beaucoup d'espoirs. Sa saison 2012 n’est pour l’instant pas du même acabit, mais sa forme ascendante et de belles dispositions affichées lors du Dauphiné Libéré lui confèrent un statut d’outsider. Pas très à l’aise sur les chronos, Rolland s’efforcera de limiter les dégâts.
Les cent kilomètres de contre-la-montre au programme cette année n’effraient pas Jérôme Coppel. Le leader de l'équipe Saur-Sojasun, très régulier cette saison (3ème de la Ruta del Sol, 11ème de Paris-Nice) a les atouts pour faire mieux que l’an dernier. Le Haut-Savoyard est plus rouleur et sait se montrer entreprenant dans les étapes nivelées. Reste à ne pas craquer dès que l’écueil de la haute-montagne se présentera. Malgré une dix-septième place décevante au Critérium du Dauphiné, Coppel paraît armé pour affronter les trois semaines de course. D’autant qu’il a fait l’impasse sur le championnat de France pour affiner sa préparation.
Un parcours pour les baroudeurs
En l’absence d’Arnold Jeannesson (FDJ-BigMat), quatorzième l’an dernier, ces deux-là ont le plus de chances d’intégrer le Top 10. Les autres peuvent viser une victoire d’étape. Privé du récent champion de France Nacer Bouhanni et de son dauphin, Arnaud Démare, concentrés sur d’autres objectifs (Vuelta, Jeux Olympiques), le contingent français aura néanmoins des occasions de briller.
Si un champion de France peut s'illustrer sur les trois prochaines semaines, c'est plutôt Sylvain Chavanel. Déjà triple vainqueur d'étape sur le Tour, le rouleur d'Omega Pharma a montré avec son titre national du contre-la-montre qu’il était en forme. Hormis Chavanel, Pierrick Fédrigo, Tony Gallopin (RadioShack-Nissan), David Moncoutié (Cofidis) et Christophe Riblon (AG2R) tenteront de profiter de ce parcours propice aux escarmouches de baroudeurs pour remporter une victoire d’étapes. Pour viser plus haut, il faudra encore attendre un peu.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati














Réagissez à cet article
(0) Réaction