Athlétisme / Championnats d’Afrique 2012 - 
Article publié le : lundi 02 juillet 2012 à 16:14 - Dernière modification le : mardi 24 juillet 2012 à 09:52

Francine Niyonsaba, la perle burundaise du 800 mètres

La Burundaise Francine Niyonsaba.
La Burundaise Francine Niyonsaba.
Iaaf.org

Par Christophe Jousset

Une jeune Burundaise a été la révélation des 18èmes Championnats d’Afrique d’athlétisme à Porto-Novo (Bénin) en gagnant la médaille d’or du 800 mètres. Sans expérience, Francine Niyonsaba, 19 ans, a dominé des adversaires aguerries. L’émergence d’un grand talent.

Elle ne savait rien quand elle est arrivée au Bénin. Ou si peu. Une seule fois, Francine Niyonsaba avait couru en dehors du Burundi. C’était à Kampala (Ouganda) le mois dernier. Elle y avait réussi le chrono qui la qualifiait pour les Championnats d’Afrique (2’02’’29). « C’est la première fois que je participe à une compétition avec des athlètes aussi fortes que les Kényanes et les Ethiopiennes », explique-t-elle. Impressionnée ? Sans doute. Inexpérimentée surtout.

Au cours des séries le samedi 30 juin, elle se rabat vers la corde comme son entraîneur le lui a indiqué mais elle reste dans le couloir 2 au lieu d’emprunter le chemin le plus court au couloir 1. Le public médusé voit alors cette parfaite inconnue s’imposer (2’02’’13) bien qu’ayant parcouru plus de distance que ses adversaires. « J’ai fait une erreur », reconnaîtra-t-elle. Une erreur qui a fait sourire Eunice Sum, demi-finaliste aux derniers Championnats du monde. Le lendemain, la Kényane ne souriait plus du tout.

Ecoutez aussi le portrait audio de Francine Niyonsaba
 
02/07/2012
par Christophe Jousset
 
 

Car en finale Francine Niyonsaba prend de nouveau le commandement. Sans s’occuper des autres. Cette fois, elle coupe au plus court. Dans un maillot légèrement trop grand, la tête penchée vers l’arrière. A chaque foulée, sa main droite vient donner une petite claque à son épaule. A cent mètres du but, Sum attaque, Niyonsaba résiste et garde deux centièmes d’avance sur la ligne (1’59’’11).

« Je n’ai jamais vu une telle révélation ! », s’enthousiasme le journaliste français Yves Pinaud qui a couvert tous les Championnats d’Afrique depuis leur création en 1979. « Que quelqu’un qui n’était pas répertorié dans l’élite africaine se permette de dominer outrageusement des filles qui avaient déjà couru le 800 en moins de deux minutes… »

Une famille sans ressources
 
Pendant que la Burundaise apprend à brandir le drapeau de son pays face au public, on s’interroge en tribune. Qui est ce nouveau phénomène ? Est-elle de la trempe de la Kényane Pamela Jelimo et de la Sud-africaine Caster Semenya, révélées aux championnats d’Afrique juniors avant de devenir sur 800 mètres championne olympique à Pékin pour la première et championne du monde à Berlin pour la seconde ?

« Je ne suis pas étonné par le résultat », sourit Salvator Nizigama, l’entraîneur national de l’équipe du Burundi. « Souvent je me demande si je ne devrais pas l’entraîner avec les garçons parce qu’il y a vraiment un grand écart avec les autres filles. » Et de raconter l’histoire de la nouvelle perle : « C’est une orpheline de père. Sa maman est une cultivatrice. Elle vient d’une famille sans ressources mais elle a quand même fait l’école secondaire et c’est là qu’elle s’est intéressée à l’athlétisme. Et puis d’après ce qu’elle nous a dit, sa mère aimait aussi le sport quand elle était petite. Chez nous il n’y a pas beaucoup de familles qui acceptent que les filles fassent du sport. Voilà pourquoi certains talents sont exploités tardivement. »
 
Une médaille aux Jeux ?
 

Francine Niyonsaba sera aux Jeux olympiques le mois prochain et il faut s’attendre à la voir en tête puisque c’est sa manière de faire. Sans complexes. Jusqu’à l’arrivée ? Salvator Nizigama relativise d’abord. « Les meilleures Kényanes n’étaient pas ici au Bénin », rappelle-t-il avant d’ajouter : « Jusqu’à présent Francine ne pouvait pas s’entraîner normalement parce qu’elle va à l’école dans la province de Ruyigi dans l’est du pays. Maintenant qu’elle est en vacances, elle peut se préparer en conséquence et nous pouvons avoir une médaille. »

Une ombre passe, celle de Vénuste Niyongabo, le premier Burundais champion olympique. C’était sur 5000 mètres en 1996. Francine Niyonsaba n’en est pas là. Pour l’instant elle se contente d’être la première Burundaise médaillée d’or dans des Championnats d’Afrique d’athlétisme. Une victoire acquise ce dimanche 1er juillet, jour du 50e anniversaire de l’indépendance du pays.

tags: Athlétisme - Burundi - JO 2012 - L'Afrique aux JO 2012 - Sports
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Francine Niyonsaba, la meilleure revelation des JO de Londres

Le cas de Francine Niyonsaba est exceptionnel a plus d'un titre: Cette adolescente de 19 ans, originaire de la province la moins nantie, vient de prendre tout le public international et les athletes a contre-pied par son inexperience, sa jeunesse et l'immensite des talents innes qu'elle a pu demontrer lors des eliminatoires du 800 m ici a Londres.

Elle est en competition avec des filles qui ont participe a au moins 60 competitions internationales alors que Londres n'est que sa sixieme competition: C'est un exploit inimaginable et elle vient encore une fois de demontrer, apres les exploits de Niyongabo en 1996, que le Burundi regorge de talents en athletisme mais que le plus important est de pouvoir non seulement les decouvrir mais les entretenir afin que ces personnes puissent atteindre le maximum de leurs potentialites.
Il est donc du devoir des autorites sportives du Burundi de donner tous les moyens financiers et materiels a Francine afin que ses talents caches soient exploites au maximum pour son benefice et celui de toute la generation de jeunes Burundais et enfin de toute l'Afrique.

Tu ne me surprend pas chere FRANCINE

Quand j’étais aux stages en tant qu’éducateur physiques et des sports au Lycée,je pensais moi aussi que c'est garçon. Mais après j'ai découvert que c'est une fille disciplinée et qui aime le sport (tous les jeux).
Elle peut aller loin mais pas ces jeux de Londres c'est trop dire même si elle passe de l’anonymat a la célébrité. Mais je l'encourage de continuer vers avant. Et j interpelle le comité olympique burundais de le suivre de près car tous le monde ici au pays veut profiter de ses talents.

Soutenir cette étoile montante

Nous avons vu dans le passé des talents pareils qui ont "brillé seulement une nuit". Cette étoile montante peut s'éteindre rapidement si elle n'est pas bien encadrées par des ésprits qui ne veulent pas uniquement s'en servir pour leurs propres intérêts.

Je demande au CNO du Burundi de s'en occuper et de lui trouver un encadrement qui lui permettra de s'épanouir sur ce terrain.

La Burundaise Francine NIYONSABA

Je félicite Francine et le Burundi. Le saviez-vous, on a pas besoin d'être d'une noble famille pour avoir de tels talents, Ester de l'histoire Biblique ne l'était pas non plus. Ma demande s'adresse aux autorités burundaises ayant le sport dans leurs attributions de chercher aussi les meilleurs parmi ces gents de la campagne sans suivi, ils ont des talents cachés.

Cette nouvelle image des championnes l’athlétisme devrait avoir un grand suivi, en l'approchant de l'endroit pouvant permettre des entraînements réguliers, elle va faire beaucoup plus mieux même.

Je voudrais vous signaler qu'elle n'est pas la seule a avoir fait des surprises parmi les Burundais ayant participé dans différentes compétions: Richard and Emery viennent de remporter en TAEKWONDO, Hassan NDAYISHIMIYE s'est croiser avec Frederico Silva lors de tournois Mondiaux de Rolland Garros et il se trouve aujourd'hui parmi les grands tennismen du Monde à la manière de Roger Federer et Lleyton,... Je crois que Lydia NSEKERA récemment nommé parmi les membres du communté exécutif de la FIFA va servir de bon embassadeur et promouvour le Sport burundais.

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