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Episode 2 : Yann Huguet, emporté par la foule

Yann Huguet est un cycliste français âgé de 28 ans. Pour la première fois depuis le début de sa carrière, commencée en 2007, le coureur de l’équipe Argos-Shimano va participer au Tour de France. Une expérience qu’il nous fait partager tout au long de ces trois semaines.
De notre envoyé spécial sur le Tour de France,
On avait laissé Yann Huguet à la veille du prologue déjà bien émerveillé pour son premier Tour de France. On l’a retrouvé presque dans « un état second » après trois jours de course. Dans les rues de Liège, le coureur de la formation Argos-Shimano n’en croyait pas ses yeux. « Sur la rampe de lancement, au départ du prologue, j’avais des frissons. Une émotion incroyable que j’ai eu du mal à contenir », annonce-t-il d'une voix discrète. Mais il n'est pas au bout de ses surprises.
Trois premiers jours passés à cent à l'heure
Dans les rues étroites de la Cité ardente et sur les bords de la Meuse, Yann Huguet a compris que tout Liège "transpire" le vélo. « J’ai fait mon prologue porté par la foule ». Même s'il est resté concentré sur l’exercice, il n’a pu s’empêcher de « regarder un petit peu ce qui se passait sur le côté de la route ».
Ce séjour en terre Wallonne est passé à cent à l’heure pour Yann Huguet. Difficile de trouver un peu de temps à soi quand la journée se termine vers 22h30. « Il faut que je trouve mon rythme et ça sera plus facile de trouver ma place dans quelques jours ». Une place qu’il doit aussi se frayer dans un peloton de 198 coureurs où personne ne peut se permettre de faire de cadeau.
« Lors de la première étape, il n’y avait pas de communication entre nous, tout le monde était sur les nerfs. D’habitude, on parle un peu ». Il continue : « C’était plus difficile mentalement que physiquement. Ma nuque est plus douloureuse que mes jambes. » Un comble après 200 kilomètres de vélo.
La ferveur populaire peut faire peur
Entre Liège et Seraing (1er étape), il manque de chuter au moins quatre fois. « Il fallait regarder devant mais aussi sur les côtés. Dans les virages où on passait presque à l’arrêt, les gens venaient nous toucher ! On ne peut pas mettre 200 kilomètres de barrières et le public doit en être conscients ». Sans parler des « poussettes » ou des « personnes en fauteuil roulant ». On imagine le tabeau.
Mais Yann Huguet n’a pas encore goûté à la haute montagne et aux fans surexcités après des heures d’attente. Il nous a donné rendez-vous dans quelques jours. Le temps de digérer ses premières émotions.

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