Peter Sagan salue les C'htis
Déjà vainqueur de la 1ère étape, le Slovaque Peter Sagan (Liquigas) a également remporté au sprint la 3e étape du Tour de France 2012 courue entre Orchies et Boulogne-sur-Mer, ce 3 juillet. Il garde son maillot vert. Le Suisse Fabian Cancellara (4e de l'étape) conserve le maillot jaune de leader. La journée a été marquée par de nombreuses chutes, comme souvent la première semaine.
De notre envoyé spécial sur le Tour de France,
« Allez biloute ». Pas sûr que cette expression typiquement nordiste ait été comprise par Peter Sagan. Mais ce drapeau confectionné par des supporters encore très nombreux, annonçait bien que le Tour de France rentrait au bercail après trois jours passés chez les Belges. L’étape du jour, partie d’Orchies, ville bien connue des chasseurs de classiques, aura été très tumultueuse même pour le jeune Slovaque. « Aucune victoire n’est facile et cela a été une étape très dangereuse », avoue Sagan.
« Il fallait rouler devant »
Même si les célèbres secteurs pavés empruntés par Paris-Roubaix n’étaient pas au programme, les chutes ont déstabilisé le final de cette étape, un peu comme en avril dans l'Enfer du nord. « On avait dit lors du briefing ce matin qu’il fallait rouler devant pour éviter les incidents », déclare le Maillot jaune, Fabian Cancellara. « Les routes étroites du final étaient très piégeuses, je suis habitué à ce genre de parcours et l’équipe a tout fait pour me mettre à l’abri ». Le chasseur de classiques s’était fracturé la clavicule au printemps dernier.
A trente kilomètres du but, l’Espagnol José Joaquim Rojas (Movistar) quitte la course après avoir goûté du bitume. Il abandonne ses illusions sur les routes escarpées de la Côte d’Opale. Tout comme Constantin Siutsou (Sky), le soutien majeur de Bradley Wiggins tombé au kilomètre 140. Le leader britannique a été contraint lui aussi de mettre pied à terre dans les 500 derniers mètres, toujours à cause d’une nouvelle hécatombe.
« Il y a toujours de la nervosité »
Des accrocs qui font partie de la traditionnelle première semaine. Comme l’explique Gilbert Duclos-Lassalle, double vainqueur de Paris-Roubaix : « Il y a toujours de la nervosité et même si on mettait des routes très larges, ça ne changerait pas grand chose ». Et d’ajouter : « Quand il y a des points stratégiques, tout le monde veut être devant. »
Le Danois Michael Morkov, porteur du maillot à pois, qui figurait encore dans l’échappée du jour, sa troisième en trois jours, préserve sa tunique. Il passe en tête la pemière difficulté du jour : la côte de l'Eperche. Il n'aura pas eu à se poser trop de questions pour écarter le danger durant cette troisième journée. « Je voulais vraiment garder ce maillot », concède le coureur de la Saxo Bank, loin des vicissitudes du peloton.
Jean-François Pecheux, directeur de course sur la Grande Boucle depuis 1982, n’est pas surpris par toutes ces péripéties. « C’est la nervosité traditionnelle du Tour. J’ai toujours connu ça la première semaine », admet-il. Demain, entre Abbeville et Rouen, le peloton aura peut-être envie de panser ses plaies.

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