Peter Sagan évite le chaos de la 6e étape
Après 207,5 kilomètres entre Epernay et Metz vendredi 6 juillet, Peter Sagan a encore fait parler sa pointe de vitesse. Il s'impose devant l'Allemand André Greipel (Lotto-Belisol) et Matthew Goss (Orica-GreenEdge) vendredi 6 juillet. Cette journée que l'on pensait tranquille a finalement été émaillée par deux grosses chutes. Fabian Cancellara est toujours en jaune.
De notre envoyé spécial sur le Tour de France,
La journée devait être tranquille et elle s’est terminée dans le chaos. Mais la nouvelle star du peloton, Peter Sagan, contrairement à hier (chute) est passé entre les gouttes. Dans un groupe réduit, il a dompté André Greipel, vainqueur des deux dernières étapes. « Trois étapes c’est bien, mais pourquoi pas plus », s’est exclamé le Slovaque après l’arrivée.
Si Peter Sagan a le sourire, une bonne partie du peloton s’est encore fait peur aujourd’hui. Deux chutes ont largement gâché la fête entre Epernay, capitale mondiale du champagne et Metz. Au 35e kilomètre, un premier crash a envoyé à terre plusieurs coureurs. Lieuwe Westra, Kris Boeckmans (Vacansoleil-DCM), José Ivan Gutierrez, Alejandro Valverde (Movistar), Francis de Greef et André Greipel (Lotto-Belisol) en ont été victimes. Ce qui n’a pas empêché le sprinteur allemand de tenter un triplé avant de s’incliner face à Peter Sagan.
« C’est des moments fous »
A 25 kilomètres du but, un nouvelle série de chutes met les coureurs à terre. « C’est des moments fous, tout le monde veut être devant », a déclaré Thomas Voeckler, décidément poisseux sur ce tour 2012. Le maillot jaune 2011(10 jours avec ce maillot) est en train de vivre un cauchemar depuis le départ de Liège.
Sur la ligne d’arrivée, le Français a relancé la polémique des oreillettes. « La pression que l’on a dans les oreilles est vraiment dingue. Je ne suis plus à une polémique près, mais je suis définitivement contre ». Ce que le maillot jaune Fabian Cancellara conteste vivement. « C’est important de les avoir pour connaître les pièges de la route ». Fränk Schleck (RadioShack) a lui aussi donné son avis : « Avec ou sans oreillettes, tous les coureurs veulent être devant. Cela fait partie de leur métier. Pas la peine de sortir d'une grande école pour comprendre cela. »
Des leaders déjà en difficulté
Alors que le Tour arrive demain dans la difficile montée de la Planche des Belles Filles, c’est une journée considérée peu importante qui a déjà fortement bousculé le classement général. Si Cadel Evans (BMC), Bradley Wiggins (Sky) ou encore Vicenzo Nibali (Liquigas) s’en sortent bien, ce n’est pas le cas de Pierre Rolland (Europcar), Jean-Christophe Péraud (AG2R La Mondiale), Alejandro Valverde (Movistar) ou encore Robert Gesink (Rabobank). Tous ont déjà perdu de précieuses minutes. « Je vais compter les plaies dans le bus », a ironisé Jean-Christophe Péraud (9e en 2011). Ryder Hesjedal (Garmin), vainqueur sortant du Giro est maintenant très loin au classement général (108e à 13 minutes).
L'échappée du jour, partie au km 5 et composée du Néerlandais Karsten Kroon (Saxo Bank) de l'Italien Davide Malacarne (Europcar), de l'Américain Dave Zabriskie (Garmin) et du Belge Romain Zingle (Cofidis) a été reprise à 1,3 km de la fin. Au moins, ces quatre là auront évité l’hécatombe, même si aucun d’entre eux n’avait d’ambition au classement général.
Demain entre Tomblaine et La Planche des Belles Filles, le peloton entrera dans un autre Tour. L’arrivée qui se fera après 6 kilomètres de montée avec des passages à 13% devrait à nouveau faire des dégâts.
Le classement de l'étape et du général

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