Bradley Wiggins : un Tour dans la poche
Le sacre se rapproche pour Bradley Wiggins. Demain, le coureur de l’équipe Sky deviendra le premier Britannique à remporter un Tour de France. Il s'est offert samedi 21 juillet, le dernier contre-la-montre entre Bonneval et Chartres. Dans un pays où le football est roi, « Wiggo » va se faire une place au soleil. L’ancien pistard a réussi son pari : s’imposer dans la Grande Boucle après six participations.
De notre envoyé spécial sur le Tour de France,
« Je ne sais pas ». C’est la réponse que nous avait donnée Bradley Wiggins à la veille du départ de ce 99e Tour de France, quand il a bien voulu répondre (en anglais) à la question concernant une possible victoire. « C’est un rêve auquel je m’accroche, un gamin de Londres n’a jamais été vainqueur du Tour », avait-il dit. « Il devient souvent postier, livreur de lait ou encore Ladbrokes (officines de paris, ndlr). Alors, j’ai réellement apprécié ces dernières semaines où on m’annonçait possible vainqueur », avait confié le futur vainqueur de cette Grande Boucle. Le Britannique réalise donc son rêve de gamin loin de son quartier natale de Kilburn à Londres, où il a vécu son enfance.
Si Braldley Wiggins était modeste à Liège, la plupart des spécialistes s’accordaient à dire que c’était l’année ou jamais. Après avoir conquis un Paris-Nice, le Tour de Romandie et le Critérium du Dauphiné, la course au maillot jaune semblait plus qu’à sa portée. Le Tour, orphelin de l’Espagnol Alberto Contador (suspendu) et du Luxembourgeois Andy Schleck (blessé) avait même eu la délicatesse de proposer 110 kilomètres de contre-la-montre, une aubaine pour l’ancien pistard triple champion olympique de poursuite. Cadel Evans, le premier coureur australien à avoir remporté le Tour (2011) s’est vite rendu compte (même s’il ne l’a jamais avoué) qu’il n’avait pas les jambes ni l’équipe de l’année.
La Planche des Belles Filles conforte Bradley Wiggins et révèle Christopher Froome
Le boulevard, si ce n’est l’autoroute, s’est ouverte lors d’un après-midi radieux, où les Belles Filles avaient décidé qu’il était temps de désigner le vainqueur de cette édition (samedi 7 juillet 2012). Emmené pas une équipe au-dessus du lot et une stratégie bien huilée, le carrosse royale a roulé sans encombre jusqu’à aujourd’hui.
Mais le Tour de France se vit surtout par la dualité. Le duel annoncé avec Cadel Evans n’a pas eu lieu mais une autre forme de confrontation a fait un peu saliver le public. Pour mettre un peu de piquant dans cette transhumance estivale, Cristopher Froome, l’équipier modèle selon certains ou le ver dans le fruit selon d’autres, a réussi à capter l’attention. Dans son propre camp, « Wiggo » a découvert plus ou moins les joies de la cohabitation. On passera ici toutes les péripéties de ce duel fratricide maintes fois racontées. Il faut se rendre à l’évidence, Christopher Froome, d’origine kényane, aura fait couler beaucoup d’encre dans une course où le suspense n’a jamais eu lieu.
Le vainqueur 2012 qui paradera demain sur les Champs-Elysées ouvrira une nouvelle page de l’Histoire du Tour de France. Premier vainqueur Britannique, il sera temps pour Bradley Wiggins d’écrire un nouveau chapitre à son autobiographie intitulé tout simplement : « A la poursuite de la gloire ».

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