Le Tour de France 2012 dans le rétro (1er partie)
Le Tour de France qui s'est achevé dimanche 22 juillet sur les Champs-Elysées a consacré pour la première fois de l'histoire un Britannique : Bradley Wiggins. Favori dès le départ, l'ancien pistard n'a pas flanché. Mieux, il a dominé la course avec la formation Sky. Mais le Tour a aussi révélé d'autres coureurs tels que Peter Sagan ou encore Thibaut Pinot.
Si le Britannique Bradley Wiggins a écrasé ce 99e Tour de France avec la formation Sky et son train bleu, les trois semaines de course ont révélé tout de même pas mal de surprises.
Fabian Cancellara toujours à l’heure
A commencer par le retour au plus haut niveau de Fabian Cancellara (RadioShack), blessé lors du Tour des Flandres et qui comme en 2004, l’année où il se révèle au grand public, gagne le prologue dans les rues de Liège. Le premier maillot jaune de cette édition va le garder une semaine avant de le céder à Bradley Wiggins, lors de l’arrivée à La Planche des Belles Fillles (7juillet).
Fabian Cancellara abandonne à la veille de la première étape dans les Alpes (11 juillet) pour accompagner sa femme qui est sur le point d’accoucher. « Je ne suis pas seulement un cycliste, je suis aussi un mari et un père, et je vais bientôt avoir un autre enfant. Ce "trophée" est plus important que n'importe quelle victoire d'étape ou médaille olympique ». Le Tour de France n’a connu que deux leaders pour cette édition, comme en 1999 avec Jaan Kirsipuu et Lance Amstrong.
Peter Sagan envers et contre tous
Le Tour est une compétition qui se joue à plusieurs niveaux. Dans le registre du sprint, la découverte pour certains, et la confirmation pour d’autres de Peter Sagan, fut un vrai bonheur. Le jeune Slovaque a illuminé ce Tour et est reparti avec le maillot vert sur les épaules. Il succède au champion du monde Mark Cavendish et compte trois victoires.
Dès la première étape entre Liège et Seraing, il s’impose devant Fabian Cancellara et Edvald Boassen Hagen. Il renouvelle l’exploit à Boulogne-sur-Mer et à Metz. A 22 ans, Peter Sagan signe une très grande performance puisque personne, pas même une journée, ne lui a pris ce maillot vert. « Quand on commence à gagner, on en veut toujours plus. J'étais venu au Tour avec l'objectif de remporter une étape, donc avec trois plus le maillot vert, je suis très content. Tout est allé au-delà de mes espérances », déclare le coureur de la formation Liquigas. Venu pour aider Bradley Wiggins à remporter la Grande Boucle, Mark Cavendish (3 victoires) n’a pas disputé le maillot vert. Avec trois victoires, l’Allemand André Greipel (Lotto-Belissol) se classe 2e avec 280 points loin derrière Peter Sagan (421 points).
Le phénomène Christopher Froome
Si on devait décerner une médaille au coureur le plus énigmatique de cette édition, le Britannique Christopher Froome aurait à coup sûr obtenu l’or. Deuxième sur le podium des Champs-Elysées, le coéquipier et compatriote de Bradley Wiggins aura fait couler beaucoup d’encre. Il se révèle au grand public après sa victoire à la Planche des Belles Filles en s’imposant devant Cadel Evans, non sans avoir joué le dernier poisson pilote de la fusée Sky. Ensuite, il est présent dans les moments les plus importants comme à la La Toussuire dans les Alpes ou dans les Pyrénées lors de la 17e étape entre Bagnères-de-Luchon et Peyragudes.
Alejandro Valverde (vainqueur ce jour-là, 19 juillet) ne doit son salut qu’à un Bradley Wiggins un peu fatigué mais qui s'est tout de même débarrassé de ses rivaux dans la dernière montée. Christopher Froome est prié de rester avec son leader. La question du sacrifice sur cette édition lui est posée par des dizaines de journalistes. « On me demande beaucoup si je n’ai aucun regret ou si j’avais les capacité pour gagner ce Tour, mais moi, je ne me pose pas ce genre de questions. Je suis quelqu’un de loyal et je crois qu’un jour je serai payé en retour », admet le coureur né au Kenya.

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