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    Sports

    JO 2012 : un bilan mitigé pour l’Afrique

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    Trente-quatre médailles, dont onze en or, c'est le bilan mitigé des délégations africaines aux Jeux olympiques 2012. C'est mieux qu'à Sydney en 2000 et à Athènes en 2004 mais moins bien qu'aux JO 2008 de Pékin. Si les pays d'Afrique de l'Ouest repartent de Londres avec un zéro pointé, l'Afrique du Sud, l'Ethiopie et le Kenya ont répondu présent durant ces JO 2012.

    L'Afrique aux Jeux depuis vingt ans
      JO 2012 JO 2008 JO 2004 JO 2000 JO 1996 JO 1992
    Total médailles 34 40 35 35 34 25
    Total en or 11 13 9 9 11 5
    Pays médaillés 10 13 9 8 12 8
    Sports médaillés 7 7 6 5 5 4

    Voici le bilan cumulé des délégations africaines qui ont participé aux Jeux olympiques 2012 à Londres. Il est moins bon qu'aux JO 2008 à Pékin mais très variable d'un pays à un autre.

    Déception pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale

    24. Afrique Sud:
    6 médailles (3 d'or)
    25. Ethiopie: 7 (3)
    28. Kenya: 11 (2)
    45. Tunisie: 3 (1)
    50. Algérie: 1 (1)
         Ouganda: 1 (1)
    58. Egypte: 2
    69. Botswana: 1
          Gabon: 1
    79. Maroc: 1

    Les délégations venues d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale n’ont pas fait d’étincelles durant ces JO 2012 avec deux médailles gagnées : l’argent pour le Gabonais Anthony Obame en taekwondo et l’or pour l’Ougandais Stephen Kiprotich en marathon. C’est le pire bilan des deux sous-régions depuis vingt ans même s'il s'agit d'une tendance lourde. Depuis 1992, l’Afrique de l’Est (1) a gagné 44 % des médailles africaines, l’Afrique du Nord (2) 21 % et l’Afrique australe (3) 20 %.

    Le Nigeria, avec 19 médailles remportées entre Barcelone et Pékin, a pourtant habitué ses supporters à mieux. Autre déception, le Cameroun qui n’a pas glané sa traditionnelle médaille d’or après 2000 (football masculin), 2004 et 2008 (Françoise Mbango en triple saut).

    Le Sénégal et la Côte d’Ivoire pouvaient également croire en la deuxième médaille de leur histoire. Mais les footballeurs sénégalais, éliminés en quarts de finale par le Mexique, et la sprinteuse ivoirienne Murielle Ahouré (100 et 200 mètres), ne sont pas allés au bout de leurs rêves olympiques.

    Les déceptions

    Murielle Ahouré, justement, fait partie des déceptions de ces JO 2012. Elle représentait un réel espoir pour son pays et le continent tout comme la Gabonaise Ruddy Zang-Milama sur 100m, la Botswanaise Amantle Montsho, championne du monde du 400m mais 4e de la finale, et la Nigériane multi-talents, Blessing Okagbare.

    Autre déconvenue, la nageuse Kirsty Coventry repart de Londres sans aucun podium. Un comble pour la Zimbabwéenne qui avait gagné quatre médailles à Pékin et trois à Athènes.

    Les révélations

    Pour autant, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bassin olympique. Il aura été le théâtre des exploits de Chad le Clos. Le Sud-Africain s’est offert le luxe, à 20 ans, de battre Michael Phelps, en finale du 200m papillon. Le Clos s’est également adjugé l’argent sur 100m papillon, derrière Phelps, le meilleur nageur de tous les temps.

    Taoufik Makhloufi, lui, a créé la sensation sur la piste du Stade olympique. L’Algérien, médaillé d’or sur 1500 mètres, a connu bien des rebondissements. Il a été exclu des Jeux pour avoir trotté lors des séries du 800m. La cause : un manque de combattivité. Makhloufi a pourtant été réintégré après avoir fourni des certificats médicaux prouvant qu’il était diminué. Il a ensuite dominé la finale dans un climat de suspicion.

    Comment ne pas parler aussi d’Anthony Obame ? Ce Gabonais de 23 ans, inconnu du grand public, a remporté la toute première breloque de l’histoire de son pays : l’argent en taekwondo alors que l’or était à sa portée.

    Il faut aussi citer la toute première médaille africaine en escrime, décrochée par l’Egyptien Alaaeldin Abouelkassem en fleuret, et le beau parcours des handballeurs tunisiens, éliminés de justesse par la Croatie en quarts de finale.

    Les vedettes

    Mais la vraie vedette venue de Tunisie s’appelle Oussama Mellouli. Médaillé d’or sur 1500m en 2008, le Tunisien a dû se contenter du bronze à Londres sur la même distance. Mellouli s’est ensuite vengé avec l’or sur le 10km, devenant le premier nageur sacré  champion olympique en bassin et en eau libre.

    David Rudisha, lui, ne s’est aligné que sur une seule course : le 800m en athlétisme. Mais quelle démonstration du Kényan ! Hormis Usain Bolt, personne n’a été aussi impressionnant sur la piste. En finale, Rudisha a écrasé la concurrence et a amélioré son propre record du monde.

    Enfin, il faut souligner la réussite de l’Afrique du Sud qui est redevenue la nation africaine la mieux classée pour la première fois depuis Atlanta 1996. Avec six médailles dont trois en or, la délégation sud-africaine a fini à la 24e place. Surtout, l’Afrique du Sud a offert une belle image en désignant l’athlète Caster Semenya porte-drapeau et en emmenant le sprinteur Oscar Pistorius, amputé des deux jambes, à Londres. Les Sud-Africains ont ainsi rappelé que les Jeux sont autant censés être une grande manifestation sportive qu’une invitation à la tolérance.

    (1) Erythrée, Ethiopie, Kenya
    (2) Algérie, Egypte, Maroc, Soudan, Tunisie
    (3) Afrique du Sud, Botswana, Maurice, Mozambique, Namibie, Zambie, Zimbabwe

    Notre dossier spécial Londres 2012

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