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Mondial 2014 : les Bleus obtiennent un nul en Espagne qui sonne comme une victoire
L’équipe de France a réalisé un quasi exploit en tenant l’Espagne en échec (1-1), à Madrid mardi 16 octobre, en éliminatoires pour le mondial 2014. La Roja a ouvert le score à la 25e minute, les Bleus ont égalisé avec Olivier Giroud dans les arrêts de jeu. Ce match nul permet à la France de partager la tête du groupe I avec l’Espagne et d’espérer finir première de ce groupe pour se qualifier directement pour le Mondial 2014 au Brésil.
Pour la première fois depuis 2006, l'année où les Bleus ont terminé deuxième au Mondial en Allemagne, les hommes de Didier Deschamps ont fait vibrer les amoureux du football et de l’équipe de France. Il a fallu affronter la meilleure équipe de la planète pour que les Français réalisent leur match référence. Oubliée la gifle de 2-0 reçue devant ces mêmes champions du monde et d’Europe en titre lors de l’Euro 2012, entraînant la chute du sélectionneur Laurent Blanc, il y a peine quatre mois. Une nouvelle équipe de France s’est forgée ce mardi 16 octobre à Madrid, avec un mental d’acier et une forme physique incroyable, même si tout n’a pas été rose, surtout en première période.
Les Espagnols ont failli marcher sur le camp français
L’Espagne est entrée dans la partie en restant fidèle à elle-même : un jeu à une touche de balle, qui relègue les Français au rôle de spectateurs pendant d’interminables minutes. Le seul bémol à cette domination et monopolisation absolue du ballon et que les Espagnols ont pourtant eu des difficultés à s’approcher des buts d'Hugo Lloris. Signe que les Français défendent bien à défaut de pouvoir garder le ballon pour se projeter en contre-attaque.
Dans ce jeu attaque-défense, les Bleus ne tiendront que 25 minutes, soit six de plus que lors de l'Euro en Ukraine, avant de voir les Espagnols ouvrir le score. Sauf que cette fois, le but marqué par Sergio Ramos n’est pas l’aboutissement d’une attaque construite espagnole, mais le résultat d’un coup de pied arrêté sur corner, suivi d’une erreur grossière de marquage du Parisien Mamadou Sakho sur le défenseur central de la Roja. Ramos a même eu le temps de s’y prendre à deux fois pour marquer : sa première frappe de la tête touchait le poteau, la seconde fusillait Lloris du plat du pied droit (25e).
Menez se voit refuser un but, Lloris sort le grand jeu
Ce but logique, tant les Français étaient rentrés inhibés dans le match, a eu paradoxalement le mérite de les libérer. Quelques minutes plus tard, les Tricolores construisent leur première véritable action conclue par une superbe frappe croisée de Benzema que Casillas détourne avec difficulté en corner (33e). Cinq minutes après, les Français réussissent même à égaliser - un scénario impensable en début de match lorsqu’ils n’alignaient pas trois passes - lorsque Menez prend de la tête sur la ligne de but un centre de Benzema. Un but que le juge de touche invalide pour un hors-jeu peu évident (38e).
Les Français sont entrés indéniablement dans une bonne phase de jeu, qui s’arrête net à cause du penalty que provoque accidentellement Laurent Koscielny sur Pedro. Hugo Lloris sort à ce moment-là le grand jeu. Il stoppe le penalty frappé par Fabregas (43e) et, une minute plus tard, repousse une autre frappe en demi-volée quasiment sur le point de penalty de ce même Fabregas. La France a eu très chaud, mais grâce à son capitaine, elle peut encore espérer recoller au score en seconde période.
La métamorphose des Bleus grâce au coaching intelligent de Didier Deschamps
Le début de la deuxième période est la fidèle copie de la première. Une longue possession du ballon de la part des Espagnols, et des Français à la peine qui n’arrivent pas à y mettre leur pied. Ils parviennent toujours en revanche à bien verrouiller leur derniers 20 mètres, malgré les incursions sans relâche de Jordy Alba dans le couloir gauche.
C’est alors que Didier Deschamps décide de prendre des risques tactiques qui vont payer. Il sort un milieu défensif, Gonalons, et fait entrer un milieu offensif, Mathieu Valbuena. L’occasion de but française s’ensuit immédiatement, avec une action initiée par Valbuena et conclue avec une belle frappe dans le petit filet par Ribéry (57e). Deux minutes plus tard, Benzema a une double occasion : la première est signalée hors-jeu, la seconde est un duel manqué avec Casillas (59e).
Ce n'est plus la même équipe de France qu'on voit évoluer. Celle-ci est complétemment libérée et joue pour marquer, laissant parfois des espaces derrière que Xavi tente d'exploiter. Mais en manquant un contrôle, il rate le break espagnol devant Lloris (62e). Les Bleus deviennent progressivement meilleurs que leurs adversaires. Ils parviennent même à les faire déjouer. Lorsque Sissoko et son immense pressing physique entre à la place de Menez (68e), ce sont les Espagnols qui commencent à perdre le ballon.
La tête rageuse de Giroud
Les occasions françaises vont se multiplier dans le dernier quart d’heure. Benzema centre pour Sissoko qui est tout seul dans les six mètres, mais le Toulousain rate le cadre (75e). Benzema encore, frappe à la 80e dans la surface après un bon travail de Ribéry mais manque cruellement d’efficacité.
Les Espagnols souffrent en fin de match. L’entrée de Giroud à la place de Benzema (89e), va leur donner le coup de grâce. Une minute plus tard, gros cafouillage dans la surface espagnole. Mais ni Ribéry, ni Sissoko, ni Giroud n’arrivent à faire la différence. L’arbitre accorde trois minutes de temps additionnel, dont la dernière profite d’abord aux Espagnols qui ont droit au dernier corner de la partie, mais ne parviennent pas à le transformer.
Les Bleus lancent alors leur dernière contre-attaque. Celle de la dernière chance. Bien servi par Ribéry, Olivier Giroud la conclut par une tête décroisée dans les filets d'un Casillas médusé. La France égalise 1-1. C’était la dernière seconde du temps additionnel, mais certainement le début d’une nouvelle ère pour les Bleus. Ils doivent maintenant confirmer devant ces mêmes Espagnols en mars prochain au Stade de France.
Eliminatoires du Mondial-2014 : Groupes I
Mardi 16 octobre
Espagne - France 1-1
Biélorussie - Géorgie 2-0
Classement Pts J Diff
Espagne 7 3 +5
France 7 3 +3
Géorgie 4 4 -2
Biélorussie 3 4 -5
Finlande 1 2 -1

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(3) Réactions
un moment clé : Demi défensif remplacé par un offensif frais
Al'entrée de Valbuena, la façon de jouer des français a changé.
Dans un premier temps, la France se devait d'endiguer les attaques très perturbatrices des espagnols et ne pensaient seulement qu'à éloigner la balle de ses buts en dégageant à l'emporte-pièce sans trop se préoccuper d'une relance raisonnée, tellement la peur d'un naufrage les paralysaient.
Heureusement, Ribéry et Benzéma donnaient, de temps à autre, l'illusion d'une opposition, une sorte de poker menteur, qui pouvait donner à réfléchir aux défenseurs espagnols, pas vraiment efficaces, hier.
Lorsque Gonalons est sorti, Deschamps avait anticipé que les espagnols fatiguaient et étaient moins saignants. L'entrée du feu follet, Valbuena, faisait pencher l'équilibre vers l'attaque française qui n'eut à subir que peu de risques des cracks espagnols; Del Bosque sortait même Xavi que le poids des ans ralentissait , surtout après son match contre la Biélorussie. El Nino était son ultime recours, mais lui aussi est vieillissant...
Ainsi l'entrée de Valbuena a coïncidé avec le tout pour l'attaque des français qui ont joué leur va-tout en bénéficiant de la fatigue relative des espagnols et de la maladresse de Fabregas.
Enfin je soupçonne Benzéma d'avoir simulé une blessure pour laisser entrer Giroud parce qu'il était HS et que Deschamps ne l'aurait pas sorti sans ça.
Les autres moments clé seraient l'arrêt du Pénalty et le but refusé à tort qui a conditionné l'arbitre en deuxième période.
A tout seigneur,tout honneur
Nous sommes tous d'accord avec la qualité,la performance de l’équipe nationale nationale Espagnole.C'est la meilleure Équipe de la planète.Avec des records formidables.Pour la France,c'est une Équipe qui halas est en pleine reconstructions après une mauvaise prestation dans les compétions antérieurs.Avec m0nsieur Dédier de Champ les joueurs ont repris le gout,la confiance ainsi que la cohésion.Dire que le match nul,c'est une Victoire pour Le BLEU,de ma part étant que analyste,je peux tout simplement donner un un coup de chapeau aux joueurs.Et,je ne fais que souhaiter bonne a monsieur le coach et ses poulains un bonne chance .
Enorme coaching de DESCHAMPS.
Très très bon match tactique des Bleus avec un excellent Blaise Matuidi(pour moi homme du match) et un Lloris qui retrouve petit à petit sa forme. Mention très honorable à Didier Deschamps qui a donné une leçon de coaching à Laurent Blanc qui passait le clair de son temps à admirer le jeu à la passe à 10 des espagnols au lieu de trouver des solutions; ce que D.Deschamps à fait hier. L’Espagne n'est pas imbattable, et n'eût été l'arbitrage pour moi partisans (comme c'est souvent le cas avec Barcelone), en faveur de la Roja, je crois que les Bleus auraient remporté ce match.