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    Sports

    Le sport, un bon médicament ?

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    Votre médecin traitant va-t-il vous prescrire du sport au lieu des médicaments habituels ? C’est ce que préconise un rapport de l'Académie de médecine qui souhaite mettre le sport sur ordonnance. Les bénéfices du sport ou de l'activité physique sont aujourd'hui de plus en plus reconnus médicalement. Cela augmente l'espérance de vie, retarde la dépendance et joue un rôle dans la prévention des maladies.

    « Le sport doit faire partie des prescriptions au cabinet médical, au même titre que les antibiotiques, l’aspirine ou les antidépresseurs ». Alors que le ministère des Sports français va annoncer dans les prochaines semaines son plan en faveur de l’activité physique, l‘Académie de médecine propose elle, de rembourser l’exercice physique. Le Dr Jacques Bazex a rendu cette semaine son rapport sur les bienfaits de l’activité physique et lance un pavé dans la mare.

    Ne pas se lancer dans une activité physique intense

    Selon l'Académie de Médecine, le sport joue un rôle dans le suivi de et dans la prise en charge des personnes en situation de handicap. Gallo Images/Getty Images

    Le  rapport souligne qu’une activité physique régulière a des effets bénéfiques prouvés sur la santé. A l’heure où la population est de plus en plus vieillissante, le sport retarde l'âge d'entrée dans la dépendance. L'Académie de médecine rejoint donc le Royaume-Uni qui avait aussi émis l’idée d’une prise en charge par le système de santé de la pratique sportive pour certaines catégories de la population, notamment pour mettre un frein au problème de surpoids.

    De la prévention du diabète, en passant par les maladies cardio-vasculaires, ou encore l’amélioration de la santé mentale, les vertus thérapeutiques du sport ne sont plus à démontrer. Depuis plusieurs années, des études scientifiques prouvent que la pratique d’une activité ne peut pas nuire à la santé, bien au contraire. « Cela favorise le rythme cardiaque et renforce le cœur tout en  diminuant l’hypertension artérielle », explique le docteur Denys Barrault, ancien médecin chef de l’Insep, à RFI. Ou encore : « Le sport peut par exemple favoriser le transit intestinal et éviter les maladies du colon. » Mais il tient tout de même à préciser : « Il faut tout d’abord travailler son adaptation à l’effort et ne pas se lancer dans une activité intense ».

    Dans le rapport l'Académie de médecine, il est  préconisé de faire environ trois heures de sport par semaine. Ce qui amènerait à réduire de 30% les risques d’une mort prématurée. Mais pour éviter tout accident tel que la mort subite, l’Académie de médecine insiste sur une pratique « régulière, raisonnée et raisonnable », avec un suivi médical au moins une fois par an. « Il faut faire une séance d’environ 45 minutes, le temps que le corps se mette en route », conseille Denys Barrault.

    « Le sport est un anti-stress »

    Les activités physiques sont nécessaires à tous les âges de la vie. Photo by Clint Hughes - TheFA/The FA via Getty Images

    L’activité physique peut aussi avoir un effet positif à court terme. Par exemple, sur les troubles du sommeil ou encore l’anxiété. « Le sport est un anti-stress et cela facilite l’endormissement. Mais attention, il est impératif de le pratiquer en fin de matinée ou en début d’après-midi », prévient Denys Barrault. Il ajoute : « En soirée c’est contre-productif, cela excite plus que ça n’apaise ». Pour Denys Barrault, il faudrait que le sport soit inscrit dans l’emploi du temps de chacun, même si la vie en milieu urbain complique la tâche. Il ajoute : « Il ne faut pas sauter un repas ou se lever plus tôt pour faire du sport, on risque l'hypoglycémie ou le surmenage ».

    « Le sport peut aider à mieux tolérer une chimiothérapie »

    Selon Denys Barrault, « même les gens malades peuvent faire du sport ». Par exemple : un asthmatique améliorera sa ventilation et l’extraction de l’oxygène. Même dans le suivi du cancer, une activité physique peut aussi être préconisée. « Cela peut aider à mieux tolérer une chimiothérapie ». Evidemment, il s’agira d’exercices très modérés comme la marche, la natation, le vélo d’appartement ou même une partie de tennis de table.

    Si la logique voudrait qu’on entretienne son corps le plus tôt possible pour vieillir mieux, en France, cela ne semble toujours pas la priorité. En effet, selon une étude européenne de 2002, notre pays arrive en avant-dernière position en termes de pratiques sportives. Pourtant, à l'école comme au travail, pratiquer une activité physique paraît de plus en plus essentiel.

    Le Centre d’analyse stratégique, une institution d’expertise et d’aide à la décision dont la mission est d’éclairer le gouvernement en matière économique et sociale, a récemment écrit : « La sphère professionnelle est encore trop rarement envisagée comme un lieu possible de pratique sportive à des fins de bonne santé. Pourtant, cela favorise la diminution de l'absentéisme, l’augmentation de la capacité de travail, et le bien-être. »

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