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    Sports

    William Rolle à l'assaut des Mondiaux de karaté

    media William Rolle, un des meilleurs karatékas français. Crédit Photo : Denis Boulanger / FFKDA

    Habitué des podiums depuis plusieurs années, William Rolle sera l'un des Français les plus en vue lors des Mondiaux de karaté à Paris Bercy du 21 au 25 novembre (- de 67kg). Médaillé d’or lors des derniers championnats d’Europe, le karatéka se prépare dans un relatif anonymat, dans son club de Sarcelles. Rencontre avec un athlète qui espère bien étoffer son palmarès.

    Pour faire connaissance avec William Rolle, il faut prendre un train, traverser la banlieue nord et passer par le Stade de France, là où en 1998, l’équipe de France de football avait été championne du monde. A Sarcelles, loin des strass et des paillettes de la capitale française, l'homme s’entraîne depuis des mois avec une seule idée en tête.

    « J’aimais bien regarder Jean-Claude Van Damme et Bruce Lee à la télé »

    Champion du monde, c’est le titre que convoite William Rolle pour étoffer un palmarès déjà bien fourni. A ce jour, il a autour du cou quatre médailles de champion de France, une de champion d’Europe et le bronze des Mondiaux de Tokyo (2008). « J'y pense du réveil au coucher ».

    Dans ce dojo de Sarcelles, un des clubs les plus titrés de France, des enfants sont à l’entraînement. Dans le hall, garni de coupes, des mères de famille attendent patiemment leurs rejetons. Entre les cris des gamins et les pleurs, l’endroit s’apparente à une ruche. Par la vitre, les parents peuvent même apercevoir leurs enfants sur le tatami. « Daniel, il a bousillé ta fille ! Regarde comment il l’a mise par terre. Il n’a pas l’air doux avec les filles, il a fait la même chose avec Fatima (sic) ». Une mère s’interroge : « Il en a après les filles aujourd’hui ? »

    C’est à ce moment là que William Rolle fait son entrée pour le dernier entraînement de la journée. L'homme prend le temps de saluer tout ce petit monde avant de consacrer un long moment à notre entretien. Pour lui, c'est une question de respect, il adore son club. « Si je perds, je n'oserai plus revenir, même si je sais qu'ils seront encore plus derrière moi ».

    Comme tous ces enfants, William Rolle a commencé le karaté très tôt, vers l’âge de neuf ans. « C'est mon père qui m’a mis au karaté. Comme il en faisait, j’allais le voir et ça m’a donné envie. J’ai tout de suite aimé, tout comme les films de Jean-Claude Van Damme et de Bruce Lee à la télé », explique l’athlète. A l’époque, la discipline s’apprenait « à l’ancienne », « à la sauce japonaise ». « Personne ne rigolait, il y avait une discipline de fer. Maintenant c’est beaucoup plus ludique. C’est plus un sport de combat qu’un sport martial », précise-t-il. De l’autre côté de la vitre, les hurlements d’enfants le prouvent.

    « L’expérience d’athlète de haut niveau est indescriptible »

    William Rolle (D) sera un des favoris pour une médaille d'or aux Mondiaux de karaté à Paris-Bercy. Crédit Photo : Denis Boulanger / FFKDA

    Le Karaté est un art de vivre et une discipline qui a permis à William Rolle d'avancer. Ce sport compte énormément dans sa vie. C'est via le karaté qu'il a rencontré sa femme, qui pratique aussi cet art martial qui s’est développé sur l'île d'Okinawa au Japon. « C’est un grand pas pour un homme de trouver sa moitié. Aujourd'hui, je suis plus serein et plus en confiance ».

    Pour William Rolle, « l’expérience d’athlète de haut niveau est indescriptible. Faire de la compétition, se dépasser et aller le plus loin possible apporte beaucoup dans la vie de tous les jours. Il faut se battre pour tout, et rien n’est jamais acquis. C’est une bonne école. Le karaté m’a fait grandir et me servira toujours ».

    Le karaté lui a aussi permis de faire des études de kinésithérapeute avec un emploi du temps aménagé. La semaine type de William Rolle est un vrai tourbillon. « Il faut assurer ses arrières. On n’est pas des footballeurs professionnels », lance-t-il. Avec ses quatorze heures d’entraînement et ses cours, l’athlète fait de nombreux sacrifices. Il espère bien en récolter les fruits.

    « Aujourd’hui, j’ai toutes les cartes en main pour être champion du monde et c’est plus un combat contre moi-même. Je dois me faire violence et me prouver que je peux le faire ». Lors de ses dernières sorties, William Rolle a vaincu tous les concurrents qu’il devrait affronter à Bercy. « Je serai en confiance car c’est toujours mieux d’avoir déjà eu le dessus sur ses adversaires. Mais je sais qu’ils seront vigilants et il faudra faire attention. Comme des animaux blessés, ils se méfieront et auront certainement préparé leur contre-attaque ».

    « Il y aura un peu plus de médiatisation »

    Ces championnats du monde vont aussi permettre au karaté français de sortir de l’ombre. Même si le palais Omnisport de Paris Bercy a très rapidement affiché complet pour les finales. « Pour les athlètes, il y aura un peu plus de médiatisation et de reconnaissance ». Mais il manque au karaté l’essentiel : devenir un sport olympique. La décision sera prise par le CIO courant 2013. « Il ne faut pas se leurrer, comme en judo, si le karaté passe sport olympique, ce sera profitable pour un très petit nombre d’athlètes », concède William Rolle. « Ça permettra peut-être de voir un peu plus de karaté à la télévision et de moins nous bassiner avec le foot ! »

    Dans quelques jours, il se présentera sur le tatami de Bercy avec le soutien de tous les enfants de Sarcelles et de leurs parents. Il pensera alors à la phrase que son père lui a mainte fois répétée : « c'est toi le champion ! » A Paris, loin de Sarcelles, il pourra alors peut-être, une médaille autour du cou, profiter des strass et des paillettes de la capitale.

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