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    Sports

    Mondiaux de karaté : le Sénégal et Idrissa Bâ sur le tatami

    media Idrissa Bâ dans la zone d'échauffement avant son combat du 22 novembre 2012. Photo : Nicolas Riquel / FFKDA

    Ce jeudi 22 novembre, deuxième journée des championnats du monde de karaté à Paris-Bercy, le Sénégal était en lice avec notamment le jeune Idriss Bâ dans la catégorie des moins de 67 kilos. Face à l’Afghan Sayed Amiri, le Sénégalais n’a pas trouvé de solution et s’est fait sortir dès le premier tour. Si la déception était grande sur le visage d’Idriss Bâ, tout n’est pas négatif. En effet, le karaté sénégalais fait partie des meilleures nations sur le continent africain et Paris restera une grande expérience pour lui. 

    De notre envoyé spécial à Paris-Bercy,

    Dans le chaudron de Bercy, le Sénégalais Idrissa Bâ était venu dans l’espoir de faire une performance de taille. Malheureusement, le jeune karatéka, très déçu pour lui mais aussi pour le Sénégal, est tombé sur un os. Face à l’Afghan Sayed Amiri, il n’a pas su se libérer et le match s’est soldé par un nul (0-0). La décision arbitrale est finalement allée en faveur d’Amiri.

    Idrissa Bâ lors du combat contre l'Afghan Sayed Amiri, le 22 novembre 2012. Photo : Nicolas Riquel / FFKDA

    « J’étais dedans depuis le début du combat mais comme je ne voulais pas perdre ce premier tour, je n’ai pas osé me livrer à fond », déclare Idrissa Bâ, le visage en sueur. Pourtant, les consignes de son entraîneur Dame Ndao était claires : attaquer dès le début pour marquer des points. « Mais Sayed Amiri est un grand combattant et ce n’était pas simple de le déstabiliser. Quand je l’ai vu se déplacer, j’ai compris de quoi il était capable. Maintenant, je lui souhaite bonne chance », confie timidement le Sénégalais.

    Un habitué des tatamis

    Pourtant, Idrissa Bâ est loin d’être le premier venu, comme l'atteste son palmarès. Depuis qu'il foule les tatamis, il compte sept titres de champion d ‘Afrique en individuel et cinq par équipe au niveau national. A Maputo, au Mozambique en 2011, il a remporté une des quatre médailles d’or de la sélection sénégalaise, emmené par Dame Ndao. « C’est le premier championnat du monde d’Idrissa qui a un mental de fer. A Paris c’est un autre niveau. Mais il va évoluer dans les prochaines années. Idrissa a un énorme potentiel », analyse son entraîneur. Idrissa Bâ a commencé le karaté à l'âge de six ans.

    La Fédération de karaté sénégalaise est la plus titrée sur le plan national. Pour ces Mondiaux, elle s’est déplacée avec une équipe de dix tireurs. Le karaté a fait son apparition au Sénégal en 1968 grâce au Français Robert Picard, considéré désormais comme le père spirituel de ce sport dans le pays. Depuis 1972, date de la première grande compétition pour le Sénégal, le karaté n’a cessé d’évoluer au pays des « Lions de la téranga ».

    « Bien sûr, ce n’est pas le foot ou la lutte, mais on parle de plus en plus de notre sport », confie Dame Ndao. Il ajoute même : « Je crois que l’Afrique peut décrocher des médailles sur le plan international. » Le Sénégal a participé à ses premiers championnats du monde en 1981 à Madrid (Espagne).

    Une expérience enrichissante

    Idrissa Bâ et son entraîneur Dame Ndao, le 22 novembre 2012. Photo : Nicolas Riquel / FFKDA

    « A Paris, je suis venu leur montrer ce qu’est un combattant de haut niveau. De retour au pays, ils vont comprendre qu’il faut encore plus travailler », concède encore Dame Ndao.  « Sur le plan du mental ou de la responsabilité, le karaté est une école. C’est un sport qui fait gagner en maturité sans parler de l’honnêteté. Le karaté forme l’homme. Un bon karatéka s’apparente à un soldat et c’est un sport qui rend stable. En commençant tôt, on peut espérer qu’ils deviennent de bons karatékas comme Idriss », explique le coach.

    Cette première expérience sera un atout pour Idrissa Bâ en vu des prochains Mondiaux de 2014 à Brême en Allemagne. Et même avec cette contre-performance, Dame Ndao reste confiant : « Ce nouveau groupe va grandir et Idrissa Bâ avec ».

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