Ligue des champions : le Real aussi chute en Allemagne, face à Dortmund
Le Borussia Dortmund a corrigé le Real Madrid 4 buts à 1 en demi-finale aller de la Ligue des champions de football, mercredi 24 avril à Dortmund. La victoire allemande doit beaucoup à l'attaquant vedette du Borussia, le Polonais Robert Lewandowski, auteur d’un quadruplé retentissant.
L’autre choc germano-espagnol des demi-finales aller de la Ligue des champions a été également fatal aux Ibériques. Le Signal Iduna Park de Dortmund est devenu pour les Merengue un champ tout aussi miné et explosif que l’Allianz Arena de Munich la veille pour le FC Barcelone. Le football allemand est en train de faire la démonstration de la beauté et de l'efficacité du jeu tout-offensif. Les Madrilènes, transparents une bonne partie du match, n’avaient clairement pas les moyens de contrer ce football-là, qui les a balayés et étouffés tel un rouleau compresseur.
Le Borussia concède un but contre le cours du jeu
Comme le Bayern Munich la veille, le Borussia Dortmund aborde le match avec des velléités clairement offensives qui ne tardent pas à se concrétiser. Sur un centre du côté gauche de Reus, Robert Lewandowski, tel un renard des surfaces, échappe au contrôle de toute la défense madrilène pour plonger au second poteau et marquer du plat du pied droit (8e). Borussia se met alors en confiance. Ses joueurs attaquent même après le but et se trouvent souvent en surnombre dans la surface des visiteurs. Les Madrilènes invisibles jusque-là, s’offrent une première occasion sur un coup franc à la 25e, lorsque le tir cadré de Cristiano Ronaldo à mi-hauteur est repoussé.
Mais à sa prochaine occasion, le Portugais ne va pas se rater, un but qui arrive opportunément juste avant la pause et contre le cours du jeu. A la suite d’une erreur de la défense allemande –une remise du ballon trop courte de Hummels pour son gardien- Higuain intercepte et transmet à Ronaldo dans la surface qui marque sans difficulté. Le Real pense avoir sauvé les meubles, mais une véritable tempête va s'abattre sur la « Maison Blanche » après la pause.
Une deuxième mi-temps de feu
Les joueurs du Borussia ne mettent pas plus de cinq minutes après le coup d’envoi de la deuxième période pour reprendre l’avantage. Et c’est encore Lewandowski qui va faire trembler les filets des Madrilènes, qui réclameront en vain un hors-jeu. Reus offre de nouveau une passe décisive, exploitée à merveille par l’attaquant polonais qui contrôle et marque (50e).
Un doublé qui se transforme rapidement en triplé lors de l’action suivante des Allemands. Cette fois, Lewandowski n'a besoin de personne pour exécuter son petit chef d’œuvre : prise de balle dos au but sur un centre tendu au sol de Schmelzer, contrôle suivi d’une roulette qui élimine Pepe, et une frappe magistrale qui fusille Diego Lopez (55e). Dix minutes après la pause, le Borussia a creusé l’avantage. Götze est même sur le point de marquer le 4e but lorsqu’il se défait en toute finesse de Pepe d’un crochet et un grand pont mais sa frappe puissante est détournée in extrémis par Diego Lopez (61e).
Mais les Allemands ne lâchent pas leur proie et peu de minutes après, ils obtiennent un pénalty après la faute de Xabi Alonso, coupable d'une poussette sur Reus dans la surface. Lewandowski se charge naturellement de le tirer, et porte son compteur à quatre buts personnels dans cette partie, qui tourne totalement à l’avantage du Borussia Dortmund. Les Madrilènes n’existent pas malgré tous les changements effectués par Mourinho, qui fait entrer pour les vingt dernières minutes du match Benzema, Di Maria et Kaka. Les Merengue ne se créeront une véritable occasion que dans les arrêts de jeu avec le défenseur français Varane qui manque de marquer à la suite d’un corner (90e+4).
Le football allemand, la nouvelle référence ?
Le Borussia Dortmund a fait trembler par huit fois les filets du Real Madrid jusqu’à maintenant dans cette Ligue des champions, si l’on compte les buts marqués en matches de poules. Les Allemands sont récompensés pour leur jeu d’attaque généreux et sans arrière-pensées. Ce soir, ils ont gagné tous les duels et ont donné l’impression d’avoir muselé le grand Real. Avec la victoire aussi du Bayern 4-0 sur le FC Barcelone, la question se pose légitimement : est-ce que le football allemand est en train de devenir la nouvelle référence en Europe ? La réponse dans une semaine avec les deux demi-finales retour de Ligue des champions, en terre espagnole.

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(2) Réactions
Les meilleurs et grands
Les meilleurs et grands Arroseurs espagnols arrosés ne se laisseraient pas faire au match retour si non l'étanard migre au pays de Franz Beckenbauer, Karl-Heinz rummenigge et Lukas Podolski.
Deux géants du football
Deux géants du football espagnol sont écrasés en Allemagne.Nous pouvons dire sans conteste que le niveau du championnat allemand est plus élevé que celui du championnat espagnol.Par conséquent, la FiFA devrait revenir sur le choix des onzes meilleurs joueurs de football de l'an dernier ,tous évoluant seulement en Espagne.