Episode 1 - 
Article publié le : dimanche 30 juin 2013 à 22:41 - Dernière modification le : dimanche 30 juin 2013 à 23:29

Sébastien Minard : «On rêve tous du Tour de France»

Le Français Sébastien Minard en 2011.
Le Français Sébastien Minard en 2011.
http://www.cyclisme.ag2rlamondiale.fr

Par Farid Achache

Pendant trois semaines, nous allons vivre le Tour de Sébastien Minard, coureur au sein de la formation française AG2R la Mondiale. Son rôle : protéger son leader Jean-Christophe Péraud et aussi jouer sa carte personnelle pour s’illustrer sur une étape. Arrivé en Corse il y quatre jours, il a déjà vécu les deux premières étapes sans embuches.

Peu importe les qu'en-dira-t-on et les quolibets d’une partie de l’opinion, Sébastien aime le Tour de France. Mieux, selon le coureur picard : « Si tu n’as pas fait le Tour de France, tu n’es pas considéré comme un vrai coureur par tes pairs. »

La Corse, un faux air de vacances pour les coureurs
 
Son cinquième Tour de France, Sébastien l’a commencé en Corse le jeudi 27 juin, son premier jour sur l’Ile de Beauté. « C’est là que j’ai senti la pression. Avec la préparation du contre-la-montre par équipe (qui aura lieu mardi 2 juillet, Ndlr) et les médias qui sont plus présents que d’habitude », raconte Sébastien Minard. Il y avait peut-être un air de vacances en Corse, mais pour le coureur cycliste, et notamment Sébastien Minard, les trois semaines qui vont suivre ne seront pas synonyme d’oisiveté.
 
Son rôle : protéger son leader, Jean-Christophe Péraud, qui vise une place dans les 10 premiers au classement général. Homme de l’ombre mais très apprécié de ses coéquipiers, Sébastien Minard est ce qu’on appelle dans le jargon cycliste un « équipier modèle ». Il est capable de faire le tampon entre son leader, l’encadrement de la course et aussi les autres coureurs de l’équipe. Mais, comme tous les coureurs qui participent à cette 100e Grande Boucle, il a bien l’intention de tirer son épingle du jeu avec une victoire d’étape si l’occasion se présente…
 
« Une bonne pièce dans le groupe »
 
« Pour mon premier Tour, j’étais très nerveux », avoue Sébastien Minard. « Pour le cinquième, je pense avoir assez de recul pour ne pas me stresser inutilement. En trois semaines, il ne faut pas perdre ses forces à droite et à gauche, mais savoir définir ses objectifs sans se disperser », raconte-t-il. « Il faut être très fort collectivement et je crois être une bonne pièce dans le groupe et je suis heureux que l’équipe me fasse confiance ».
 
Sur un effectif de 28 coureurs chez AG2R La Mondiale, seuls neuf d’entre eux participent à la grande fête du vélo et à ce tourbillon de juillet. « La concurrence est rude et c’est une satisfaction pour moi d’être acteur de cette 100e édition, c’est un honneur », se félicite-t-il. 
 
Sébastien Minard a commencé le vélo très jeune et il a toujours rêvé de faire partie du peloton. Il se souvient que son père l’emmenait voir le Tour et qu’il n’avait qu’une chose en tête, faire un jour la même chose.
 
« J’ai cette passion que ma famille m’a donné. Maintenant c’est à moi de faire rêver les autres », lance-t-il. « On en prend toujours plein la vue et trois semaines cela passe vite. On rêve tous du Tour. » Un peu à l’image des spectateurs sur le bord des routes de Corse et d’ailleurs.

 

tags: Cyclisme - Tour de France 2013
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