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Article publié le : lundi 01 juillet 2013 à 17:57 - Dernière modification le : lundi 01 juillet 2013 à 23:55

Tour de France 2013: retour sur le continent pour le peloton

Le peloton du Tour de France en Corse, le 30 juin 2013.
Le peloton du Tour de France en Corse, le 30 juin 2013.
REUTERS/Benoit Tessier

Par Farid Achache

Le Tour revient sur le continent, à Nice, après trois journées sur l’île de beauté. Si au classement général, on note rien d’essentiel à la sortie de ce premier volet, la Corse a permis au Belge Jan Bakelants de sortir de l’ombre. Marcel Kittel, lui, s'est offert la première étape de cette 100e édition. Côté désillusion, l'Estonien Rein Taaramae, onzième du Tour de France 2011, est déjà loin au classement général.

Nice, envoyé spécial

A la veille du chrono par équipe, le soleil illuminait la promenade des Anglais. Quant à la baie des Anges, fenêtre ouverte sur la Méditerranée, elle était toujours aussi resplendissante. A l’entrée de la ville, les flèches étaient déjà en place pour le parcours du contre-la-montre par équipe. Vingt-cinq kilomètres dans la cinquième commune de France.

Trois jours de rêve sous le soleil corse

Depuis quatre jours, cette cité est aux couleurs de l'évènement. Un écran géant a même été installé sur la promenade des Anglais. Après la Corse, Nice attendait les coureurs de pied ferme et le séjour en Corse est terminé.

C'est vrai, ces trois journées en Corse n’ont pas fait de différence. « Le parcours est toujours fait pour qu'il puisse se passer des choses », avait dit Christian Prudhomme avant le départ de ces trois premières journées. Mais c’est bien connu, ce sont toujours les coureurs qui décident de faire ou non la course. Et peu importe le parcours proposé, le coureur a toujours le dernier mot.

La bataille entre l'équipe Sky de Froome et l'équipe Saxo de Contador devrait être le point d'orgue de ce chrono par équipe avant de se diriger tranquillement vers les premiers cols des Pyrénées.

Car à part une accélération tranchante - ça promet - dans la deuxième étape entre Bastia et Ajaccio, Christopher Froome est resté bien assis dans son fauteuil de leader emmené comme Wiggins l’an dernier, par une équipe annoncée invincible. Alberto Contador, qui a chuté le premier jour, est lui resté tranquille. Cadel Evans ou encore Andy Schleck sont eux aussi tenus bien au chaud dans les roues, au sens propre comme au figuré.

Un sprinter allemand en jaune le premier jour, et un Belge qui se révèle enfin...

De ces trois jours en Corse, on retiendra que c'est un sprinter, l’Allemand Marcel Kittel, qui aura eu l’honneur de porter le premier Maillot jaune de cette 100e édition. On n’oubliera pas non plus que le Belge Jan Bakelants s’est révélé au grand public, alors que le suiveur attendait depuis longtemps ce coureur, vainqueur du Tour de l’Avenir en 2008 et de Liège-Bastogne-Liège (catégorie espoirs) la même année. La lumière du Sud lui a été profitable.

Si la Corse a souri à certains, cette transhumance sur l’île de beauté n’a pas fait que des heureux. A l'instar de l’équipe française Cofidis, qui a perdu toute chance de briller au classement général. Rein Taaramae, onzième du Tour de France 2011, est déjà loin au classement général à plus de cinq minutes… Son coéquipier Jérôme Coppel est aussi à la dérive. Une déception de taille pour les deux leaders annoncés de l'équipe Cofidis. Sans compter l'abandon de Yoann Bagot, l'un des premiers de cette édition 2013.

Après trois jours sous le soleil, le peloton revient sur le continent et la course ne fait que commencer. Jan Bakelants est heureux de débarquer en jaune. Le chauffeur du bus de l'équipe australienne Orica a eu son heure de gloire. Tout le monde ou presque est content.

tags: Cyclisme - France - Sports - Tour de France 2013
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