Tour de France 2013: l’Australien Simon Gerrans arrive à l’heure à Nice
L’équipe australienne Orica GreenEdge s’est offert le contre-la-montre par équipe de 25 kilomètres dans les rues de Nice ce mardi 2 juillet. Du coup, Simon Gerrans est en jaune pour ce retour sur le continent. Après sa victoire en Corse hier, le coureur de Melbourne est une nouvelle fois l'homme du jour. Il est désormais dans la lignée de son aîné Phil Anderson.
Nice, envoyé spécial
Le soleil du sud de la France va bien à Simon Gerrans. Après sa victoire dans la troisième étape en Corse, il récidive. « Hier, je voulais remercier toute l'équipe pour leur boulot depuis le départ du Tour. Aujourd'hui, c'est un bonus d'être en jaune. On a passé deux journées formidables », commente Simon Gerrans. Agé de 33 ans, il compte désormais 28 victoires à son palmarès, dont Milan - San Remo en 2012.
Une seule seconde pour souffler la victoire...
Le sud de la France a donc donné des ailes a Simon Gerrans et à ses équipiers. Les Australiens se sont imposés pour une seule petite seconde par rapport à l'équipe Omega Pharma-Quick Step qui était attendue aujourd'hui. La Sky de l'épouvantail Christopher Froome pointe à trois secondes. Juste devant Alberto Contador. L'Espagnol concède six petites secondes au Britannque. Le duel ne fait que commencer.
Du coup, le public venu en masse le long de la mer Méditerranée a eu la joie de voir passer en tête cette équipe de copains australiens, qui se retrouvent pour la deuxième année consécutive sur la Grande Boucle. Pour l'instant, ce sont eux qui ont réussi à tenir la dragée haute à tous les prétendants de cette 100e édition.
Une victoire collective
L’épisode du bus qui avait été bloqué sous le portique de la ligne d’arrivée lors de la première étape est bel et bien clos. Cette fois, Orica GreenEdge s’illustre autrement. Et de quelle manière.
Soudés, compacts dans les rues de Nice, sous une chaleur accablante, les neufs hommes ont fait le maximum pour prouver que le cyclisme australien n'a plus rien à envier aux autres. « Depuis la création de l’équipe, on a gagné plus de cinquante courses mais l’étape de dimanche (en Corse, ndlr) était de loin la plus importante. C’était une des dernières cases qu’on voulait cocher, a expliqué le manager d'Orica GreenEdge, Matthew White. « Aujourd’hui, on ne s’attendait pas à gagner mais tout les gars étaient en grande forme », ajoute l'ancien coureur. Tout cela vient conforter la victoire sur le Tour de Cadel Evans en 2011.
« On n'était pas les meilleurs, mais on a fait le maximum », a raconté Michael Albasini. Il reste maintenant pas mal de travail aux coureurs de l’équipe australienne pour garder ce maillot au moins jusque dans les Pyrénées.
Sur les traces de Phil Anderson
Ce Maillot jaune rappelle Phil Anderson, le premier coureur australien à avoir porté cette tunique. Et surtout le premier d'un continent autre que l'Europe. C’était en 1981. Il avait eu l’honneur d’être leader pendant une journée. L’année suivante, il le portera dix jours et terminera le Tour de France comme meilleur jeune. « C’est lui qui m’a prêté mon premier vélo. C’est grâce à lui que je suis venu au cyclisme. Je suis très ému de suivre sa trace », raconte Simon Gerrans. Gerrans s'est expatrié en France pour pouvoir passer professionnel et était stagiaire dans l'équipe française AG2R La Mondiale en 2005.
Demain, le Tour continue sa transhumance entre Cagnes-sur-Mer et Marseille. En jaune, Simon Gerrans devrait encore savourer la chaleur de sud. Et surtout faire honneur à ce Tour de France qui lui a permis d'atteindre son graal.

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