Nacer Bouhanni découvre la dure réalité du Tour de France
En galère toute la journée entre Cagnes-sur-Mer et Marseille, Nacer Bouhanni s'est retrouvé au centre d'une chute massive dans la dernière ligne droite ce mercredi 3 juillet. Le sprinteur de FDJ.fr, touché à la hanche, découvre la dure réalité du Tour de France. Depuis le départ, il n’a pas eu l’occasion de s’exprimer vraiment.
Marseille, envoyé spécial
Avant-dernier de ce Tour de France, Nacer Bouhanni était souriant ce matin au départ de cette 5e étape. Pourtant, l’ancien champion de France est à la peine. La Corse ne lui a pas souri lors de la première étape où il espérait prendre le premier Maillot jaune de cette 100e édition. Le Tour de France est une machine impitoyable.
« Aujourd’hui j’espère être là et je suis impatient »
Ce matin, face aux journalistes qui l’interrogeaient sur ses possibilités de briller à Marseille, le jeune homme était confiant. « Aujourd’hui j’espère être là et je suis impatient », disait-il. Ce soir, c’est encore la désillusion.
Dans l’emballage final lors de l’arrivée à Marseille, Nacer Bouhanni a gouté au bitume. Les yeux rougis et le regard plein de colère, la petite pépite du sprint français est retournée à son bus avec la mine des mauvais jours. « Arrêtez de me filmer », a-t-il lancé aux caméras. « Il va falloir qu’il comprenne que c’est le Tour de France et que même les mauvais jours, il faut qu’il nous parle », murmure un journaliste.
Passé la ligne d'arrivée, il avait tout de même avoué être malade. « J'ai eu un coup de chaud en Corse, j'ai une gastro depuis trois jours. C'est dur pour moi ». Justement, en Corse, Nacer Bouhanni avait été surpris par l'ampleur médiatique du Tour de France lors de la présentation des équipes.
Depuis le début de ce Tour, Nacer Bouhanni n’a pas eu l’occasion de disputer un seul sprint. A Marseille, il avait la chance de se rattraper. Mais c’est plutôt le gigantisme du Tour qui l’a rattrapé. Bouhanni, boxeur à ses heures perdues, ne joue pas pour l’instant dans la catégorie poids lourds. On ne bouscule pas la hiérarchie aussi facilement.
« Le tour c’est dur »
« C’est un sprinteur. Il a du caractère et de l’envie », dit de lui son coéquipier Arthur Vichot. « J’espère qu’il va se refaire une santé car il y a encore de belles arrivées pour lui », raconte le nouveau champion de France.
« Le tour c’est dur. Que ce soit la première, la deuxième ou la dixième année, c’est toujours dur », soupire Marc Madiot, le manager de l’équipe de la Française des Jeux. « Nacer espérait que tout cela se passe autrement mais il n’a pas été en situation favorable. Vous savez, Marcel Kittel était venu l'an dernier avec des ambitions et six jours après il n’était plus là ». Cette année, le sprinteur allemand a remporté la première étape et s’est offert le premier Maillot jaune de cette centième édition. « On est dans du très haut niveau et le Tour ne pardonne rien », insiste-t-il. Pour Marc Madiot : « Le Tour de France, c’est le 'must du must' ».
Demain, Nacer Bouhanni remettra le couvert entre Aix-en-Provence et Montpellier. Une étape plate, pas trop longue, à priori réservée aux sprinteurs. Et si la roue tournait enfin pour lui ?

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