Tour de France 2013 - 
Article publié le : jeudi 04 juillet 2013 à 19:48 - Dernière modification le : samedi 06 juillet 2013 à 05:35

Etre échappé dans le Tour de France, un drôle de truc !

Une échappée lors du Tour de France 2013.
Une échappée lors du Tour de France 2013.
REUTERS/Jacky Naegelen

Par Farid Achache

Comme chaque année, la première semaine du Tour de France est souvent propice aux arrivées au sprint. C’est souvent à ce moment de la Grande Boucle que les « grosses cuisses » du peloton peuvent s’exprimer. Pourtant, ils sont nombreux à vouloir tenir la dragée haute aux Cavendish, Sagan et Greipel.

Montpellier, envoyé spécial

Au kilomètre 44, entre Aix-en-Provence et Montpellier, le coureur de l’équipe Cofidis, Luis Angel Mate, est repris par le peloton. C'est un jeudi au soleil qui l'attendait. Mais ce fut une nouvelle échappée avortée dans le Tour de France. C’est connu, sur la plus grande course cycliste du monde, il doit y en avoir pour tout le monde et l'Espagnol a tenté crânement sa chance. Mais on ne gagne pas à tous les coups.

« Dans quelques jours, ce sera plus simple pour les baroudeurs »

En première semaine, avant la montagne, ce sont les sprinteurs qui dictent la loi et jouent au chat et à la souris avec les plus vaillants. Et souvent, ils ont le dernier mot…

Mais pourquoi vouloir absolument prendre la poudre d’escampette quand on sait que les sprinters ont toujours faim et que la route est plate comme le main ? « C’est vrai, ce n’est pas toujours évident de se lancer dans la bataille dès la première semaine », explique Didier Rous, l'un des directeurs sportifs de l’équipe Cofidis. Mais l’ancien coureur confie que le Tour, c’est une question de gestion de temps. « Dans quelques jours, le classement général aura pris forme. Ce sera plus simple pour les baroudeurs ». C’est connu, la troisième semaine est plus profitable aux coureurs qui n’ont plus rien à espérer au général.

On pourrait penser que le Tour est une vitrine et qu’il faut absolument s’y afficher. Du coup, peu importe le résultat au bout de la journée, un passage télé grâce à l’échappée, c’est toujours plus bénéfique que l’anonymat du peloton. Pas vraiment, selon le directeur sportif de l’équipe française AG2R La Mondiale. « Ca peut faire plaisir à notre sponsor, mais ce n’est pas le but. C‘est avant tout du sport et c’est nous qui décidons le matin de la stratégie de course. Personne ne nous impose rien ».

« C’est toujours plaisant d’ouvrir la route »

Mais il faut bien trouver une solution pour décrocher la timballe. « Notre objectif, c’est la victoire d’étape. Et sans sprinteur, notre meilleure solution c’est de se porter à l’avan», explique Vincent Lavenu. Cette année, AG2R La Mondiale compte cinq victoires au total depuis le début de saison dont deux acquises lors d’une échappée. C’est donc payant. Comme lors du Tour de France 2000, quand Christophe Agnolutto s’était imposé à Limoges après 120 km en solitaire sous un temps de chien. « Ca reste un grand souvenir pour moi et pour l’amoureux du cyclisme  », concède Vincent Lavenu en souriant.

Anthony Delaplace de l’équipe Sojasun y voit autre chose : « Sur le Tour, c’est toujours bien d’être devant. Cela n’a rien à voir avec les autres courses où les échappées sont moins importantes. C’est toujours plaisant d’ouvrir la route du Tour de France ».

Au moins, Luis Angel Mate pourra se consoler. Dans la sixième étape qui a rallié jeudi 4 juillet Aix-en-Provence à Montpellier, il aura été un des seuls à pouvoir s’échapper et à montrer qu’il courait le Tour de France. Avant qu'Andre Greipel, le vaiqueur du jour, ne fasse la une des journaux pour de bon...

 

tags: France - Sports - Tour de France 2013
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