Tour de France 2013: Christopher Froome déjà dans un fauteuil
On pensait que les leaders de ce 100e Tour de France allaient se neutraliser pour la première étape de montagne dans les Pyrénées, qui arrivait à Ax 3 Domaines. Mais sous la chaleur, le Britannique Christopher Froome (Sky) avait des fourmis dans les jambes. Le voilà déjà en jaune. Le reste du peloton va devoir se creuser la tête pour trouver la faille.
Ax 3 Domaines, envoyé spécial
« Il y a encore du chemin avant Paris ». Après avoir remporté sa première étape entre Castres et Ax 3 Domaines, Christopher Froome est resté modeste.
« Il y a eu des dégâts aujourd’hui »
Pourtant, le Britannique a tapé fort en reléguant ses principaux rivaux à presque deux minutes au classement général. Mais le favori numéro 1 a feint d’être surpris. Alberto Contador, annoncé comme le plus gros rival est déjà à 1’51 seconde, alors que Cadel Evans et Andy Schleck ont déjà pris « un éclat ».
« Il y a eu des dégâts aujourd’hui », lance le Français Sylvain Chavanel. Essoufflé face aux journalistes qui tentent de comprendre, le champion de France du contre-la-montre continue. « Ce n’est pas terminé, je crois que l'équipe Sky va avoir le pouvoir pendant un moment ». C'est dit.
Après une semaine de course où le suiveur attendait du spectacle, tout le monde doit se frotter les mains. « Quand il a attaqué, il n’y avait plus personne », commente Jean-François Pescheux, le directeur de course du Tour de France. « Il est super grimpeur, il roule et on le piège difficilement » Mais pourquoi cette supériorité ?
« C’est le Tour de France et il ne faut pas calculer »
« Nous nous sommes entrainés pendant des mois avec Richie Porte (2e au classement général) », raconte Froome. Parti à 5 kilomètres de l’arrivée, il dit « avoir tout donné ». « C’est le Tour de France et il ne faut pas calculer », explique le « Kenyan Blanc ».
Forcé de s’exprimer face à ceux qui seraient septiques quant au niveau de ses performances (Il est au top depuis des mois), Christopher Froome répond avec beaucoup de calme. « On est propre à 100%. C’est normal que l’on me pose la question, mais notre sport a changé. Il n’a jamais été aussi propre. C’est une mission personnelle de montrer que notre sport est propre. Il y 10 ans, je n’aurai jamais pu faire ce résultat ». Et Christopher Froome d’expliquer que ce sont des mois de préparation qui lui ont permis de s’imposer aujourd’hui. « Ceux qui suivent notre équipe de près comprennent ce résultat ».
Où sont les Français ?
« Les meilleurs se sont expliqués et derrière, on a subi leur accélération », raconte le premier Français, Jean-Christophe Péraud (18e à 3’29 secondes au général). « C’était chacun pour soi, et on a limité la casse », poursuit le coureur de l’équipe AG2R La Mondiale. « Comme les téléspectateurs, j'ai été spectateur ».
Ce soir, les coureurs Français sur qui l’on pouvait compter, ont pris un coup derrière la nuque. Thibaut Pinot (FDJ.fr) qui semblait serein jusque-là, n’a pas eu son mot à dire. Trentième à six minutes, celui qui incarne le renouveau va avoir du mal à digérer la pilule. Un peu comme le reste du peloton qui devrait regarder comme l’an dernier l’équipe Sky faire la course en tête. Très bien huilé, cet armada semble encore une fois taillée pour le Tour.
Par rapport à 2012, une seule chose change : Christopher Froome a pris le fauteuil impérial de Sir Bradley Wiggins. Il reste encore deux semaines avant l’épilogue et le chemin vers Paris semble tout tracé.

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