Tour de France 2013 - 
Article publié le : mardi 09 juillet 2013 à 19:45 - Dernière modification le : mardi 09 juillet 2013 à 23:08

Tour de France 2013: Marcel Kittel a la baraka

Marcel kittel après sa victoire à Saint-Malo, le 9 juillet 2013.
Marcel kittel après sa victoire à Saint-Malo, le 9 juillet 2013.
REUTERS/Eric Gaillard

Par Farid Achache

A Saint-Malo, ce mardi 9 juillet, le sprinteur allemand a signé sa deuxième victoire sur le Tour de France 2013. Un an après avoir quitté dans le désarroi le plus total la Grande Boucle, le voilà désormais qui jubile. L'Allemand empoche son deuxième succès de l'édition 2013 devant André Greipel et Mark Cavendish.

Saint-Malo, envoyé spécial

La mine triste, l’Allemand Marcel Kittel avait quitté le Tour 2012 sur la pointe des pieds. Alors que les coureurs se rapprochaient de Tournai, ville d'arrivée de la 5e étape promise aux sprinteurs (lundi 2 juillet), Marcel Kittel était lâché par le peloton. Le sprinteur allemand se plaignait de maux de ventre et avait terminé le parcours dans sa voiture. Un plus tard, le voilà qui jubile.

« J’attendais cette nouvelle victoire avec impatience »

C’est vrai, aujourd’hui, la roue a tourné. A Bastia, Marcel Kittel avait déjà pris le premier Maillot jaune de cette centième édition. A Saint-Malo, le voilà qui double la mise (deuxième victoire en étape). Du haut de ses 25 ans, ce colosse laisse désormais son nom au palmarès de ce Tour de France si spécial. Avec son physique de déménageur, le sprinteur de la formation Argos-Shimano continue de savourer son rêve. « J’attendais cette nouvelle victoire avec impatience. Je suis heureux de montrer que moi aussi, je suis rapide et que mon équipe est forte », confie-t-il.

A Bastia, il n’avait pas eu à se confronter aux meilleurs, une chute ayant stoppé les hommes forts du sprint. Mais ce mardi, devant une foule de passionnés massés le long des barrières à Saint-Malo, Marcel Kittel a battu le gratin mondial. Il a devancé André Greipel, Mark Cavendih et Peter Sagan. Jusqu’à ce matin, ce « Big Four » attendait pourtant de savoir lequel d'entre eux allait faire le doublé.

« C’est un peu le même style que Mario Cipollini »

« Par rapport à l’année dernière, les autres coureurs nous voient autrement et il y a plus de respect », commente néanmoins Kittel. L’exercice du sprint est un jeu dangereux et il faut souvent compter sur de bons coéquipiers pour arriver à ses fins. « Aujourd’hui, à 20 kilomètres de l’arrivée, tout le monde veut être devant, et pas juste pour le sprint, explique Kittel. Le peloton veut éviter les chutes et c’est encore plus dangereux. C’est dur de garder sa place et surtout sur le Tour. Mon équipe a fait du grand travail. A mille mètres de la ligne, ils m’ont ramené devant. Ensuite, c’était à moi de m’imposer », continue le vainqueur de l'étape.

« C’est un peu le même style que Mario Cipollini. Quand le sprint est lancé à très grande vitesse, il est capable d’en remettre une couche », commente Christian Guiberteau, l'un des directeurs sportifs de Kittel. « C’est un gars très simple avec qui on peut travailler facilement. On a montré avec lui que notre travail paie maintenant sur le Tour. »

L’équipe Argos-Shimano est venue sur le Tour de France uniquement pour briller lors des arrivées massives. Du coup, son contrat est rempli. « Je suis heureux de faire partie de ce groupe. J’aime la façon dont nous prenons soin les uns des autres », commente le héros du jour. Bref ! La mine triste de Marcel Kittel, c'est du passé.

tags: Cyclisme - France - Sports - Tour de France 2013
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(0) Réaction

Fermer