Episode 4 - 
Article publié le : samedi 13 juillet 2013 à 16:03 - Dernière modification le : samedi 13 juillet 2013 à 17:43

Sébastien Minard : «Protéger un leader, c’est une responsabilité»

Sébastien Minard.
Sébastien Minard.
AFP PHOTO / JOEL SAGET

Par Farid Achache

Pendant trois semaines, nous allons vivre le Tour de Sébastien Minard, coureur au sein de la formation française AG2R la Mondiale. Son rôle : protéger son leader Jean-Christophe Péraud et aussi jouer sa carte personnelle pour s’illustrer sur une étape. Les Alpes approchent et une autre course va commencer.

De notre envoyé spécial à Lyon,

Chacun sa route, chacun son chemin. Et celui de Sébastien Minard est balisé comme une piste de ski. Depuis la journée de repos de lundi dernier, notre coureur a la responsabilité de protéger son leader, Jean-Christophe Péraud, jusqu’au pied des Alpes. Sans oublier cette étape de dimanche 14 juillet qui arrive au Mont Ventoux.

« Sur le papier, cette semaine n’était pas très difficile »

« Je suis tous les jours auprès de « JC » pour qu’il économise ses forces et prenne le moins de vent possible », explique-t-il. « Il faut qu’il rentre le plus frais possible des étapes dites de transition. A la fin, quand on joue un top 10, c’est celui qui aura fait le plus d’effort qui paiera l’addition », continue Sébastien Minard. « Sur le papier, cette semaine n’était pas très difficile. Sauf que pour moi, ce n’était pas de tout repos. Protéger un leader, c’est une responsabilité ».

Depuis mardi dernier, notre coureur et son équipe avaient bien l’intention de s’immiscer dans un groupe pour tenter une victoire d’étape. Mais les équipes de sprinteurs n’ont pas voulu laisser quelques miettes aux baroudeurs. « Il n’y a avait pas grand chose à se mettre sous la dent, même pas quelques attaques dans le final », dit-il un peu dépité. « Aussi bien pour le public que pour nous, c’est frustrant », lance-t-il. C’est vrai, le peloton a encore roulé plein pétrole depuis plusieurs jours…

« Il peut se passer beaucoup trop de trucs d’ici Paris »

Même si le Tour se rapproche de la dernière semaine, il n’est pas question pour Sébastien Minard de faire un premier bilan. « Il peut se passer beaucoup trop de trucs d’ici Paris ».

La prochaine journée de repos sonnera comme une petite délivrance pour Sébastien Minard. Au pied des Alpes, il laissera sa responsabilité de poisson-pilote aux grimpeurs de l’équipe. « On est encore dans une bonne dynamique et ce serait bien que ça paye », souffle-t-il.

Depuis la Corse, le seul grand regret de Sébastien Minard est d’avoir perdu un coéquipier en route. A Marseille, Maxime Bouet a été dans l’obligation de faire ses adieux après une chute et une fracture à l’avant-bras. « On a toujours une pensée pour lui ».

tags: Cyclisme - France - Tour de France 2013
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