Le Mont Ventoux, légende du Tour de France

Les coureurs s'apprêtent à escalader le Mont Ventoux, demain dimanche 14 juillet après plus de 200 kilomètres de course. Haut lieu du Tour de France, il sera au programme pour la quinzième fois. C’est dans cet endroit lunaire que Tom Simpson a trouvé la mort en 1967 ou que Richard Virenque a retrouvé son public en 2002 après sa traversée du désert.
Lyon, envoyé spécial
Ce sera l’étape la plus longue de ce centième Tour de France. Dimanche 14 juillet, jour de fête nationale en France, le peloton arrivera dans un haut lieu de la Grande Boucle, le Mont Ventoux, après une étape longue de 242,5 kilomètres.
Le long de cette montée mythique, environ 200 000 personnes se positionneront dans le but de frôler les coureurs et d'entendre leur respiration frénétique. « C’est un endroit un peu lunaire, exposé au vent et à la chaleur », raconte Jean-François Bernard. Il a dompté le Géant de Provence en 1987. Lors d'un contre-la-montre il s’est emparé du maillot jaune. « On m'en parle encore. Même si pour moi ce n’est pas ma plus belle victoire. Mais c’est celle qui a marqué les esprits à cause de l’endroit ».
« Je crois que ça va être une course de côte »
Deux scénarios seront possibles : soit le Maillot jaune, Christopher Froome, laisse un groupe de coureurs prendre le large et un homme en forme de l’échappée s’impose. Ou alors : la course est cadenassée et on assistera à une explication entre leaders lors de cette ascension de 20 kilomètres à 7,5% de moyenne. Pourquoi pas avec ses dauphins, le Néerlandais Bauke Mollema et l'Espagnol Alberto Contador. Ou encore le Colombien Nairo Quintana, qui adore ce genre de défi.
« Je crois que ça va être une course de côte. C’est certain, ce sera très dur et en plus ils annoncent la canicule… Ce sera une nouvelle journée difficile sur le Tour de France. Il faudra amener Jean-Christophe Péraud (le premier français au classement général) le plus loin possible et ensuite rentrer sagement à l’arrivée », commente John Gadret, le petit grimpeur de l’équipe AG2R La Mondiale.
« Une échappée peut aller au bout. Cette fois, les sprinteurs ne pourront pas gagner et ils vont se désintéresser de la course », analyse Jean-François Bernard. Le 14 juillet, les coureurs français sont souvent à la fête et ce serait une aubaine. Cela signerait surtout la fin de la disette pour les tricolores.
Visible à 100 kilomètres à la ronde
Depuis toujours, on redoute le Ventoux. Il a été le théâtre d’événements tragiques, avec la mort du Britannique Tom Simpson lors de l'édition de 1967, alors qu’il effectuait l'ascension sous 35°C. Ou alors heureux. Un an après la fin de sa suspension pour dopage, Richard Virenque avait triomphé au terme d'une échappée de 202 kilomètres. « Je crois que ce n’est pas plus difficile qu’un autre col », dit pourtant Jean-François Bernard.
On peut apercevoir le Mont Ventoux à 100 kilomètres à la ronde. C’est un sommet bizarre planté au milieu de nul part. Dimanche, la 15e étape Givors-mont Ventoux écrira un nouvel épisode de cette ascension tant redoutée. Pour cette 100e édition, le Tour a donné rendez-vous là-haut. Et peu importe le vainqueur et les circonstances de course, c'est toujours un moment fort.

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