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Article publié le : vendredi 04 octobre 2013 à 18:47 - Dernière modification le : vendredi 04 octobre 2013 à 18:55

Des Mondiaux à l’Euro, le tennis de table français veut grandir

Le pongiste français Adrien Mattenet lors des Mondiaux 2013 en France.
Le pongiste français Adrien Mattenet lors des Mondiaux 2013 en France.
AFP PHOTO / JACQUES DEMARTHON

Par David Kalfa

Cinq mois après les Mondiaux 2013 organisés à Paris, l’équipe de France de tennis de table veut se distinguer lors des Championnats d’Europe à Schwechat en Autriche (4-13 octobre 2013). Avec des podiums, elle espère mettre en lumière sa discipline, peu médiatisée et pas toujours considérée comme un sport de haut niveau par le grand public français.

Cinq mois après les Championnats du monde 2013 à Paris (13-20 mai), les pongistes français repartent raquette en main pour un nouveau défi. Les Championnats d’Europe 2013 se déroulent du 4 au 13 octobre à Schwechat. L’équipe de France, qui n’a plus remporté de médaille d’or européenne depuis 2000, espère briller en Autriche.

La France vise le top niveau européen

« Les objectifs sont de se rapprocher des podiums et de faire des médailles, annonce le président de la Fédération française (FFTT), Christian Palierne. Nous avons une équipe de France en devenir, qui a un fort potentiel. La génération des Jacques Secrétin, Patrick Birocheau, Christian Martin avait fait des podiums (dans les années 1970 et 1980, Ndlr). La génération suivante, dite des « quatre mousquetaires » (Jean-Philippe Gatien, Damien Eloi, Christophe Legoût et Patrick Chila, Ndlr), a aussi fait des podiums. Cette fois, nous avons une équipe jeune, qui doit se rapprocher des quatre premières places. On veut que l’équipe soit forte. Pour nous, le collectif est prioritaire ».

Le tennis de table français ne fait actuellement pas partie du gotha européen, encore moins des ogres mondiaux. Une situation presqu’anormale aux yeux du pongiste Emmanuel Lebesson. « En France, on a une très belle structure d’entraînement, un bon encadrement, des entraîneurs motivés, souligne-t-il. On a tout ce qu’il faut pour réussir ».

Adrien Mattenet, son partenaire en bleu, partage la même analyse. Mais le 42e joueur mondial, qui a failli s’expatrier en Allemagne, pense que la France a parfois une approche trop égalitariste du haut niveau : « A mon avis, on veut faire en sorte que tous les joueurs français puissent être champions du monde. Ce n’est pas possible et je pense qu’il faudrait amener chaque personne à son meilleur niveau, à dépasser ses limites. C’est ce que font les Allemands. »

Des Allemands qui obtiennent de bien meilleurs résultats et qui bénéficient donc d’une meilleure exposition médiatique. « Le plus important pour qu’un sport se développe, ce sont les résultats de l’équipe de France, affirme Adrien Mattenet. On l’a vu avec le handball, le  basket-ball, le judo… Notre sport est populaire mais il base aussi sa popularité sur l’élite ».

Un sport tiraillé entre haut-niveau et loisir

Pour être performant, le tennis de table français doit aussi s'appuyer sur une base forte. La Fédération française compte un peu moins de 200.000 licenciés. C’est à la fois beaucoup et peu si l’on considère qu’environ 3,5 millions de personnes jouent régulièrement au « ping pong » en dehors des structures fédérales. C’est pourquoi la Fédération avait lancé le « Mondial Ping Tour », une vaste campagne de promotion et d’animation dans plusieurs grandes villes, en marge des Championnats du monde de Paris-Bercy.

« Nous avons montré à cette occasion que le tennis de table n’était pas qu’un sport de compétition, d’élite et de grande subtilité technique, souligne Christian Palierne. C’est aussi un loisir, un sport de famille. On a l’avantage fantastique de pouvoir réunir autour d’une même table, des familles allant des grands-parents aux petits-enfants. Nous essayons donc de renouer avec notre base qui est le loisir et la famille ».

Reste qu’il faut, dans le même temps, tordre le cou à l’idée selon laquelle le tennis de table se jouerait surtout dans son jardin ou dans son garage, entre deux gorgées de soda ou de bière. « On a souffert de cette image il y a une trentaine d’année, quand j’étais jeune licencié, soupire Christian Palierne. Nous avons été des gens complexés. Mais les dirigeants, depuis trente ans, ont tout fait pour démontrer que le tennis de table était un vrai sport de compétition ».

Pascal Berrest, le nouveau Directeur technique national de la FFTT, travaillait avant à la Fédération d’aviron, un sport bien différent. Pour lui, la question ne se pose même pas de savoir si le tennis de table est une affaire sérieuse. « Je vous atteste que c’est une discipline de très haut niveau, sourit-il. Et c’est aussi une magnifique discipline, tout publique. Il y a donc toutes les composantes dans ce sport, pour en faire un super sport ».

tags: France - Sports - Tennis de table
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