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    Sports

    Jason Lamy-Chappuis, porte-drapeau des JO de Sotchi controversés

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    Jason Lamy-Chappuis, 27 ans, a été désigné pour être le futur porte-drapeau, en quelque sorte le capitaine de route des Bleus. Et c’est dans un contexte un peu particulier qu'il représentera les athlètes français lors de la cérémonie d'ouverture. En effet, la Russie a été très critiquée pour avoir promulgué cette année une loi jugée « homophobe », et pour le coût exorbitant de ces JO d'hiver 2014.
     

    La délégation française connaît son porte-drapeau pour Sotchi. Il s’agit de Jason Lamy-Chappuis, champion olympique en titre de combiné nordique. À 27 ans, cet athlète né d'une mère américaine et d'un père français est très heureux de pouvoir représenter la France d’une autre manière.

    « C'est une grande fierté, mais aussi une grande responsabilité. Les autres postulants le méritaient tout autant que moi. Nous irons tous ensemble à Sotchi dans le même esprit, nous sommes une grande famille », a-t-il déclaré dès l’annonce de la nouvelle.

    « C'est aussi un poids supplémentaire »

    Il succède au biathlète Vincent Defrasne, porte-drapeau lors des précédents Jeux d'hiver en 2010 à Vancouver, et à l'escrimeuse Laura Flessel, qui avait mené les athlètes français lors des JO de Londres en 2012.

    « En tant que favori, il y a plus de pression et plus d’attente. Je vais tenter de faire mon maximum pour garder l’or mais une médaille c’est déjà assez exceptionnelle. Pour arriver confiant aux JO, il va falloir que je fasse une très belle saison en Coupe du monde », déclare Lamy-Chappuis à RFI.

    « C'est aussi un poids supplémentaire par rapport aux autres athlètes de l'équipe de France. Je dois les représenter, ainsi que la France, de la meilleure des manières », explique le triple champion du monde.

    « On ne peut pas demander à un athlète de boycotter les JO »

    Justement, les Jeux de Sotchi, qui arrivent à grands pas, n’ont cessé de créer la polémique ces derniers mois. Des militants des droits des homosexuels ont appelé à un boycott des JO à la suite de la promulgation cette année d'une loi jugée « homophobe », punissant la « propagande » homosexuelle auprès des mineurs. Cette loi avait déjà fait débat lors des Mondiaux d’athlétisme en août dernier à Moscou.

    « Après quatre années de travail, on ne peut pas demander à un athlète de boycotter les JO, souligne Lamy-Chappuis. Dans les grands événements sportifs, il y a toujours des polémiques. Mon travail est de sauter loin et d’aller vite sur les skis ». Il ajoute, un peu embarassé par ces questions : « Je dois faire abstraction de tout ça et je dois me donner à fond pour ne rien regretter. Mon objectif c’est de briller aux JO. »

    On sait que les Jeux de Sotchi sont aussi devenus les plus chers de l'histoire (JO d'été compris) avec un coût de quelque 36 milliards d'euros pour les infrastructures olympiques ainsi que routières et autres aménagements. Mais cette situation n’est pas si surprenante pour Jason Lamy-Chappuis.

    « Il faut s’ouvrir à d’autres pays. S’il n’y a pas les JO, on ne peut pas construire un tremplin, car cela coûte cher. De toute façon, les athlètes ne choisissent pas l’endroit des JO », argumente-t-il.

    Un sentiment d’impuissance

    Une opinion plus ou moins partagée par Ophélie David (skicross) qui était aussi en lice pour être porte-drapeau. « Il y a beaucoup de choses qui me heurtent et on ne peut pas mettre au fond de sa poche son éthique et ses convictions. Encore moins lorsque l’on est français et que l’on a été élevée dans une certaine idée de la démocratie et de la liberté. Mais quel est mon pouvoir, sinon d’emmener les gens avec moi dans mes émotions et de créer du partage, quelles que soient les religions, les ethnies et les préférences sexuelles et les frontières ? Je crois que c’est le seul et unique pouvoir que l’on ait en tant qu’athlète ».

    Jason Lamy-Chappuis, triple champion du monde 2013 de combiné nordique - saut et ski de fond -, prendra quant à lui part à trois épreuves lors de ces JO. Une première en individuel (petit tremplin) le 12 février, une deuxième en individuel (grand tremplin) le 18 février et une par équipe le 22 février.

    Les JO d'hiver 2014, un projet défendu personnellement par le président Vladimir Poutine, seront la plus importante manifestation sportive en Russie depuis la chute de l'Union soviétique en 1991.

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