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    Tropicale Amissa Bongo: l'Erythréen Natnael Berhane, un héros si discret

    media Le coureur érythréen Natnael Berhane. AFP PHOTO / SERGE ROGERS

    Le coureur cycliste érythréen Natnael Berhane débute sa saison sur le continent africain. Professionnel dans l’équipe française Europcar depuis 2013, il entame sa deuxième année avec de nouvelles ambitions. S’il est le premier noir africain à intégrer une équipe tricolore, il ne compte pas s'arrêter là. La Tropicale Amissa Bongo 2014, qui démarre ce lundi 13 janvier, est le premier objectif de sa saison.

    De notre envoyé spécial au Gabon,

    « Mon objectif est d’être le premier Africain à remporter la Tropicale ». Natnael Berhane a grandi depuis 2011. « A l’époque, j’avais lancé le sprint de loin et quand j’ai vu la ligne d’arrivée, j’ai pleuré, raconte d'une voix presque inaudible l’Erythréen. Cette victoire a été importante pour moi. Elle m’a permis d’aller au Centre mondial (du cyclisme) en Suisse et deux ans plus tard, de signer avec l’équipe Europcar. Si je ne m’étais pas imposé ce jour-là, peut-être que tout cela ne serait pas arrivé ».

    Dans l’avion qui l’emmène vers Libreville et la Tropicale Amissa Bongo 2014, il s’étonnerait presque que l’on se souvienne de ce fait d’arme. Le voilà pourtant dans la peau d’un leader. Son visage émacié prouve qu'il a déjà accumulé les kilomètres.

    « Les coureurs Erythréens ont énormément progressé »

    Et c’est loin de l’Europe, chez lui, qu’il a préparé son premier rendez-vous de la saison 2014. Fort de ses performances lors du Tour de Turquie l’an dernier - il a remporté l’étape reine en étant irrésistible lors de la dernière ascension de 13 kilomètres de la troisième étape -, Berhane peut continuer son apprentissage plus sereinement. « C’était une fierté pour moi d’être le leader sur le Tour de Turquie et de voir toute l’équipe acquise à ma cause », raconte-t-il tranquillement.

    « Les coureurs Erythréens ont énormément progressé. Si en 2006, la première fois que je suis venu, on m’avait dit qu'un Africain pouvait gagner, j’aurais dit : ''vous rigolez ou quoi'' », explique le Français Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France et fin connaisseur. Mais désormais, l’heure n’est plus à la rigolade. Le cyclisme africain a pris une nouvelle dimension.

    Après son compatriote Daniel Teklehaimanot en 2012, Berhane est le deuxième coureur érythréen à passer professionnel en Europe. Même s’il a vécu une sorte d’ostracisme, noir dans un sport longtemps trusté par les Européens, désormais Berhane s’en fiche pas mal. « Ça ne m’intéresse pas de savoir ce que les autres en pense », lâche-t-il en haussant les épaules. Jusqu’à maintenant, seule l’Afrique du Sud a fourni des cyclistes de bon niveau au peloton international. Mais ils sont tous blancs, à l’image de Daryl Impey, Maillot jaune lors du centième Tour de France, l'été dernier.

    « C’est dur d’être loin de chez moi »

    A 23 ans, Natnael Berhane vit donc sa deuxième saison de coureur professionnel. Au manoir des Essarts, le siège vendéen de l’équipe Europcar, où il vit à plein-temps, il a désormais pris ses quartiers. Ses partenaires d’entraînement sont devenus des copains. Avec eux, il continue « à apprendre » en toute quiétude. « C’est dur d’être loin de chez moi mais c’est mon métier. » Si Natnael Berhane espère briller au Gabon, il rêve, comme tous les coureurs, du Tour de France. Rien qu'à l’évocation de cette course, il en écarquille les yeux.

    En Erythrée, pays colonisé un temps par les Italiens, le vélo est le sport numéro 1. Et le Tour de France est très largement suivi. Imaginer ou voir un coureur de ce pays d’Afrique de l’Est sur les Champs-Elysées est désormais possible. Mais il reste encore du chemin à Natnael Berhane pour en arriver là. En attendant, le Gabon pourrait bien lui apporter les premières satisfactions de cette nouvelle saison qui commence.
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