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    Bismack Biyombo : « Le basket africain est en train de s’améliorer »

    media Bismack Biyombo résiste face à Mario Chalmers et Michael Beasley du Miami Heat, lors des playoffs de NBA, le 18 janvier 2014. Streeter Lecka/Getty Images/AFP

    Pour la deuxième année consécutive, Bismack Biyombo participait, du 5 au 8 août, à l’initiative Basketball Without Borders (Basketball sans Frontière), un camp de détection de jeunes joueurs organisé depuis douze ans par la NBA en Afrique du Sud. L’occasion pour le pivot congolais des Bobcats de Charlotte, qui à 22 ans va entamer sa quatrième saison dans le championnat américain de basket, d’évoquer pour RFI l’avenir du basket africain, son action auprès des jeunes espoirs congolais et l’évolution de sa carrière.

    Qu’est-ce que ça fait de voir ces jeunes joueurs venus de différents pays d’Afrique ?

    Bismack Biyombo : Ça me fait plaisir en tant que joueur africain, parce qu’il y a plusieurs joueurs NBA qui sont venus pour motiver ces jeunes. Mais ça me fait aussi plaisir de voir la NBA Afrique mettre tout ça en place. Le plus important est d’aider le basketball africain à aller de l’avant.

    Vous avez été repéré à 16 ans lors d’un tournoi aux Yemen. Vous parlez de votre parcours aux jeunes qui participent à ce Basketball Sans Frontière ?

    Le plus important, c’est que mon parcours a été lent, il y avait beaucoup de choses à apprendre. Et c’était un pays que je ne connaissais pas du tout, les Etats-Unis. Je suis allé en Espagne, il fallait encore m’adapter, puis je suis retourné aux Etats-Unis. Tout ce parcours, on ne peut pas l’éviter si on veut aller vers les Etats-Unis ou même vers l’Europe pour jouer au basketball professionnel. Car tout le monde n’arrive pas en NBA. Moi je remercie Dieu, tout s’est bien passé pour moi, mais il y a encore un long chemin à parcourir.

    C’était votre rêve de jouer aux Etats-Unis ?

    Bien sûr, je l’ai toujours voulu et j’ai travaillé dur pour y être. Maintenant le plus important, ce n’est pas seulement d’y être mais de s’y maintenir, et non seulement se maintenir mais aussi s’améliorer chaque année. C’est une obligation en tant que joueur NBA. Si vous ne vous améliorez pas, vous ne pouvez pas vous maintenir en NBA, vous devez chercher un autre endroit. Il y a 60 joueurs qui entrent et 60 joueurs qui sortent chaque année. Il y a beaucoup de choses qui se passent.

    A Charlotte, vous avez travaillé avec deux légendes du basket : Michael Jordan, propriétaire du club, et Patrick Ewing, parfois entraîneur-adjoint. Est-ce que ça aide ?

    Ça aide beaucoup. Ils nous donnent beaucoup de conseils, ils essaient de nous faire comprendre ce qu’est le basket. Une chose à ne pas oublier, c’est que nous sommes encore jeunes, moi et l’équipe. Nous avons encore des choses à apprendre et nous nous améliorons chaque année. L’année passée, on a joué les play-offs, et on espère faire encore mieux cette année. Petit à petit, on est en train d’installer notre présence en NBA.

    Vous avez disputé les play-offs pour la première fois cette année face au Heat de Miami. En quoi cette expérience vous a-t-elle servi ?

    C’était l’une des meilleures expériences de ma vie. Ce que j’ai appris, et mes coéquipiers aussi, c’est que chaque erreur compte. Il faut limiter les erreurs, jouer pour les autres. On doit voir le côté positif et le côté négatif. Le play-off nous a servi à nous évaluer, à titre individuel et collectif.

    Pendant ces trois saisons à Charlotte, vous avez l’impression d’avoir beaucoup progressé ?

    Bien sûr, j’ai beaucoup progressé. Mon pourcentage au tir s’est amélioré, c’est le plus important. Ma défense aussi, c’est une obligation. Ce sont les points dont chaque équipe a besoin pour gagner, donc ce sont ceux sur lesquels je cherche à progresser chaque année. C’est un long parcours, mais petit à petit je vais arriver où je veux.

    Cette saison 2014-2015 sera votre quatrième et dernière année de contrat avec les Bobcats. Est-ce que vous allez rester à Charlotte ?

    Sincèrement je ne sais pas. Moi je veux rester parce que je suis bien à Charlotte, mais après c’est du business. C’est impossible d’en parler maintenant parce que je ne peux pas contrôler ce qui peut se passer demain. Et je ne peux pas non plus contrôler les décisions qu’eux vont prendre. Le plus important pour moi est d’en profiter et, chaque jour où j’ai la chance de m’entraîner avec eux, de m’amuser. C’est le plus important. On prend les choses trop au sérieux et on oublie de s’amuser. Je veux m’amuser cette saison, même si c’est ma dernière saison garantie de contrat. Mais je suis certain que si ce n’est pas avec Charlotte, ce sera avec une autre équipe, mais si c’est encore avec Charlotte, Dieu merci. On est là, on travaille, et on est patient.

    Est-ce que parfois vous avez peur que cette aventure en NBA se termine ?

    C’est impossible parce que j’ai confiance en moi et je connais la réalité de la NBA. Je suis l’un des joueurs qui travaillent le plus dur dans mon équipe. Personne ne travaille plus que moi. Et je suis l’un des joueurs importants de mon équipe.

    Beaucoup de joueurs américains ont renoncé à la Coupe du monde 2014 en Espagne. Est-ce que le Team USA est toujours le grand favori pour vous ?

    Ce n’est pas seulement pour moi. J’aurais aimé voir une de nos équipes africaines continuer jusqu’en demi-finales, ou quelque chose comme ça. Mais même si beaucoup de joueurs ne vont pas jouer pour les Etats-Unis, ce sont les meilleurs au monde. Il ne faut pas oublier que tout le monde devra jouer au basket. C’est la technique, et celui qui voudra gagner plus que l’autre, qui vont gagner le match. Je n’ai pas d’équipe favorite, mais je veux souhaiter une bonne chance à tout le monde, et que le meilleur gagne.

    L’équipe de France a une chance de monter sur le podium ?

    J’aimerais que l’équipe de France gagne parce que Boris Diaw est l’un de mes meilleurs amis, et comme c’est le capitaine de l’équipe de France, je veux le voir gagner. J’ai été content de le voir gagner la Coupe d’Europe, pourquoi pas la Coupe du monde ? Il ne veut pas prendre de vacances, lui non plus. Il veut jouer avec l’équipe de France, ça veut dire qu’il veut gagner quelque chose.

    Les équipes africaines n’ont jamais fait mieux qu’une neuvième place en Coupe du monde (si l’on excepte l’Egypte, 5eme sur dix en 1950, ndlr). Vous pensez que l’Angola, l’Egypte, le Sénégal peuvent atteindre les quarts-de-finale ?

    Je crois que oui, parce que le basketball africain est en train de s’améliorer. Petit à petit, on évolue. On a des coachs qui essaient d’aider. Le problème c’est qu’on n’a pas suffisamment de terrains, de ballons, donc la majorité des jeunes qui commencent le font un peu plus tard. J’étais l’un d’entre eux. Le plus important est de continuer à aider le basketball africain à aller de l’avant. J’espère bien voir nos équipes faire mieux que les années passées.

    Il y a des joueurs NBA qui participent à l’Afrobasket, comme le Camerounais Luc Mbah a Moute en 2013. Est-ce que vous pourriez participer à l’édition 2015 si la RDC se qualifiait ?

    Oui, on est en train de voir comment monter une bonne équipe capable de gagner quelque chose. Ce ne sont bien sûr pas les joueurs qui nous manquent en République démocratique du Congo. Mais il y a beaucoup de choses à apprendre et à améliorer. Petit à petit, je crois que le basketball congolais ira de l’avant, et bien sûr avec tout mon support.

    Vous suivez ce qui s’y passe, ça a progressé ?

    Ah oui ! J’ai fait un camp de basket à Kinshasa et un autre à Lubumbashi, j’ai amené avec moi beaucoup de ballons qu’on a remis à la fédération, aux équipes, à la jeunesse. On a aussi amené beaucoup de paires de baskets, parce que les gens en ont vraiment besoin. En plus de cela, on a amené des équipements. On avait 218 jeunes et ils ont tous reçu du bon matériel. Donc le basketball congolais ira de l’avant mais il faut de la patience. On est en Afrique, on connaît la réalité de l’Afrique, nous verrons comment nous allons pouvoir améliorer les choses.

    Comment aidez-vous les joueurs qui sortent du lot ?

    Les meilleurs joueurs de mon camp, je les aide à aller aux Etats-Unis et à être dans de bonnes écoles. Deux d’entre eux sont partis l’année dernière, je suis moi-même allé les voir pour vérifier qu’ils étaient bien installés aux Etats-Unis. J’ai commencé ce programme il y a deux ans. Cette année était ma troisième année. On a eu du succès, les gens se sont bien amusés et tout s’est bien passé. Je vais continuer à investir mon temps dans la jeunesse. Je crois que c’est le plus important. Le futur appartient à ceux qui le construisent, pas à ceux qui le détruisent. Par conséquence, je crois que le basket de mon pays est très important et qu’il vaut mieux commencer maintenant à construire ce futur afin de récolter de bons fruits plus tard. Aujourd’hui on ne parle plus de Bismack le Congolais, on parle de Bismack l’Africain. On essaie de voir comment on peut se tendre la main et changer les choses.

    Propos recueillis par Eric Chaurin (avec David Kalfa)

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