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    Mondial 2014 : Les Français veulent faire briller le volley

    media Le volleyeur français Earvin Ngapeth (au centre) en 2012. AFP PHOTO / NIKOLAY DOYCHINOV

    L’équipe de France veut atteindre les demi-finales du Championnat du monde masculin de volley-ball qui se déroule du 30 août au 21 septembre 2014 en Pologne. Les «Bleus» espèrent ainsi promouvoir un sport peu médiatisé dans leur pays et pas assez populaire à leur goût.

    Alors que l’équipe de France de basket-ball attaque la Coupe du monde 2014 en Espagne le 30 août, d’autres Français moins médiatisés seront sur le pont le même jour. Les volleyeurs tricolores attaquent en effet le Championnat du monde 2014 (30 août-21 septembre en Pologne) avec au moins autant d’ambition que leurs homologues basketteurs.

    « L’objectif est d’atteindre les demi-finales, même si ça peut paraître prétentieux, sourit l’entraîneur Laurent Tillie. On part du principe qu’on s’est beaucoup entraîné, qu’on est en stage depuis 5 mois. On a mis les moyens nécessaires. Et on sait qu’un match de volley-ball, c’est du 50-50 au niveau des chances de victoire ».

    Dans la poule D, les « Bleus » affronteront tour à tour Porto Rico (31 août), l’Italie (2 septembre), l’Iran (4 septembre), les Etats-Unis (6 septembre) et la Belgique (7 septembre). « On est dans une poule très relevée, analyse Earvin Ngapeth, joueur vedette de l’équipe de France. Si on sort de cette poule, ça veut dire qu’on aura battu des favoris du tournoi et qu’on a donc le potentiel pour atteindre le dernier carré ». Les Italiens et les Américains sont des prétendants à la victoire finale, tandis que les Iraniens font figure d’outsiders.

    Les Français restent malgré tout ambitieux. « Notre groupe est jeune. Il a su montrer du beau jeu depuis deux ans et demi, estime l’attaquant Mory Sidibé. Il y a eu un remaniement complet dans cette équipe de France. On est dans une bonne phase, sur une bonne lancée. Ça va de mieux en mieux, d’année et année ».

    Des résultats encourageants

    En juillet dernier, les « Bleus » ne sont pas passé loin d’une qualification pour le tournoi final (le « Final Six ») de la Ligue mondiale 2014, le championnat estival annuel. Un événement auquel ils n’ont plus participé depuis 2007.

    C’est un signe encourageant après des années de vaches maigres. Les meilleurs résultats tricolores restent une médaille de bronze au Championnat du monde 2002 et de l’argent aux Championnats d’Europe 1948, 1987, 2003 et 2009.

    « Nos résultats sur la scène internationale expliquent peut-être qu’il y a moins d’engouement (pour le volley en France), expose Mory Sidibé. Si on y ajoute le fait que le volley-ball n’est pas très médiatisé, du coup, les gens ignorent un peu ce sport. C’est un peu compliqué de remplir une salle quand personne n’est au courant qu’un match a lieu. A part les passionnés, les gens ne connaissent pas l’équipe de France et ses joueurs ».

    Loin derrière les autres sports collectifs

    En France, le volley-ball est loin d’être un sport collectif majeur. Il ne compte que 100 000 licenciés environ. En 2012, le rugby en comptait plus de 311 000, le handball plus de 411 000, le basket-ball plus de 456 000, et le football plus de 2,1 millions.

    Résultat : ce faible intérêt pousse les joueurs Français à s’expatrier. Un choix salutaire et bénéfique aux yeux de Laurent Tillie : « Ici, le volley est peu médiatisé et paye peu. Quand les joueurs partent à l’étranger, ils voient enfin des médias, du public, et les possibilités de contrats. » Il ajoute : « Le volley recommence à avoir de l’ambition. On a été un peu trop timide, on s’est un peu trop laissé faire. Mais cette génération de joueurs, dont 11 ou 12 sont partis à l’étranger, montre un désir de connaissance. Et ça, c’est très intéressant pour le volley-ball. »

    Earvin Ngapeth, qui a déjà joué en Italie et en Russie, sait toutefois que la reconnaissance est encore loin. « Gagner une médaille ici (en Pologne) va nous aider pendant un moment. Mais ça va redescendre rapidement si d’autres résultats ne suivent pas derrière. Il faudrait faire comme les handballeurs : un carton pendant 4 ou 5 ans. C’est notre mot d’ordre de toutes les façons : prendre des médailles ». Le réceptionneur-attaquant pense également aux Jeux olympiques de 2016, le grand objectif de sa génération : « C’était l’objectif premier quand Laurent (Tillie) est arrivé aux commandes de notre groupe (en 2012). » Il conclut : « Les JO, on y sera, car on n’a pas le choix. »

    Le Cameroun peut créer la surprise, selon les « Bleus »

    Trois équipes africaines participent à ce Championnat du monde 2014 : le Cameroun (groupe A), la Tunisie (groupe B) et l’Egypte (groupe C). Pour les « Bleus », pas de doute : les Camerounais sont les mieux armés pour créer l’exploit. « En 2010 (lors du précédent Mondial), le Cameroun a tenu tête à toutes les équipes, rappelle Mory Sidibé. Le Cameroun a des joueurs qui disposent de qualités physiques exceptionnelles. Certains évoluent dans des championnats européens ». Une analyse que partage Laurent Tillie : « Les Camerounais ont de beaux gabarits. Plusieurs d’entre eux évoluent en France. Ils ont notamment un très grand joueur, Jean-Patrice Ndaki. Les Camerounais sont habitués au fait de s’expatrier. » Earvin Ngapeth sourit : « L’Egypte et la Tunisie sont les équipes africaines les plus régulières ces derniers temps. Mais moi j’ai envie que le Cameroun passe. Parce que si on passe et que le Cameroun se qualifie, on va jouer contre eux. Je suis Franco-Camerounais et ce ne serait donc que du bonheur de jouer contre le Cameroun. »

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