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    Florence Arthaud, une sacrée aventurière

    media Florence Arthaud à Lorient en 1998. AFP PHOTO / VALERY HACHE

    Florence Arthaud, décédée lundi en Argentine dans un accident d'hélicoptères, était l'une des plus grandes navigatrices au monde. Sa vie était un roman et elle avait à plusieurs reprises côtoyé la mort.

    Son non évoque celui d’un poète maudit. Son surnom de « petite fiancée de l’Atlantique », celui d’une femme exceptionnelle. Florence Arthaud a eu un incroyable destin et plusieurs vies. Le 18 novembre 1990, elle entre dans la légende à bord de son trimaran Pierre-Ier. À 33 ans, elle boucle la quatrième édition de la Route du Rhum en tête, venant à bout de la prestigieuse course en solitaire avec un nouveau record à la clé : quatorze jours, dix heures et dix minutes passés seule en mer à la barre de son bateau. Elle prouve aux yeux du monde qu’une femme peut obtenir un tel succès. Elle devient une star de la voile. « La voile n’est pas un sport de machos », dira-t-elle elle à l’arrivée.

    Tombée dans l'eau dès l'enfance

    Sa langue bien pendue devient une marque de fabrique. La petite fille de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) est élue « championne des champions français » par L'Équipe en 1990. Avant de remporter le « Rhum », la jeune femme avait participé à trois éditions de cette course mythique. Dont la première, en 1978, à l'âge de 20 ans seulement. Elle avait fini onzième. Dès son enfance, Florence Arthaud goûte aux joies de la grande bleue avec un père qui publie les récits de grands marins comme ceux de Bernard Moitessier ou d’Eric Tabarly. C’est lui qui la pousse à devenir une grande dame de la voile.

    La mort, Florence Arthaud la côtoie à plusieurs reprises et de plusieurs manières. Lors de la Route du Rhum 1986, à sa troisième participation, elle se déroute pour porter assistance au Français Loïc Caradec, qui était parti à la barre du maxi catamaran Royale. Elle retrouvera le multicoque retourné, mais pas Caradec, disparu comme Alain Colas avant lui (1978). « La disparition en mer a quelque chose de tragique. L'espoir empêche le cœur déchiré de faire son deuil », écrira plus tard Florence Arthaud dans son autobiographie.

    Pas de maison mais une bande de copains

    À 17 ans, Florence Arthaud avait déjà connu un autre moment tragique, lors d’un grave accident de la route qui l’avait plongée dans un coma dont elle était ressortie paralysée et défigurée. Après deux années de convalescence, elle disait avoir eu la « la chance de [sa] vie ». « Ça m’a sortie de mon milieu, et de ce qui m’était destiné », disait cette femme inclassable.

    Par miracle, Florence Arthaud avait aussi échappé à la mort en octobre 2011. Elle était tombée de son bateau en pleine nuit au large du Cap Corse. Equipée d'une lampe frontale et d'un téléphone portable étanche, elle avait réussi à donner l'alerte. « J'ai eu une vie de patachon et d'aventurière », s'amusait la navigatrice, dont la dernière aventure a finalement tourné au drame.

    « On n'avait rien, on n'avait pas de maison, on vivait sur nos bateaux. On avait une bande de copains qui était notre famille. ». « Flo », personnage atypique et attachant, faisait partie de cette génération de marins surdoués et passionnés qui ont accumulé les succès sur l'Atlantique. Et c’est au bord de la Méditerranée, à Marseille dans le quartier de la Madrague, qu’elle avait finalement élu domicile depuis 15 ans.

    Florence Arthaud a inspiré de nombreuses autres navigatrices françaises comme Isabelle Autissier, Catherine Chabaud. À leur tour, elles ont écumé toutes les mers du monde dans son sillage. « C’était quelqu’un de très solaire », raconte aujourd’hui Isabelle Autissier. « Chacun est fait comme il est », avait chanté Florence Arthaud. Le monde de la voile pleure dans tous les cas une femme avide de liberté.

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