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    Sports

    Rudy Gobert: «J’ai beaucoup d’objectifs en tête»

    media Le Français Rudy Gobert, 22 ans, a été l'une des révélations cette saison en NBA. RFI / Farid Achache

    Impressionnant durant la seconde partie de saison, Rudy Gobert s’est affirmé comme l’un des meilleurs défenseurs mais aussi comme l’un des pivots de tout premier choix en NBA avec le Jazz d’Utah. Invité dans nos studios, l’international tricolore de 22 ans nous a parlé de son avenir et de ses ambitions. Elles sont très élevées.

    RFI : Vous avez disputé une fin de saison exceptionnelle, mais votre équipe n’est pas qualifiée pour les play-offs. N’est-ce pas frustrant ?

    Rudy Gobert : Pas vraiment. Après 82 matchs, ça fait du bien d’avoir des vacances. Je suis un peu fatigué, la saison a été éprouvante. Malheureusement, il n’y a pas de play-offs cette année, mais on construit quelque chose de très bien et j’ai hâte de reprendre la saison prochaine. Bien sûr, j’aimerais jouer, mais chaque chose en son temps. On est dans la Conférence Ouest, la plus forte, de loin. Il faut être patient.

    Quelles équipes imaginez-vous remporter le titre NBA d’ici quelques semaines ?

    A l’Ouest, Golden State, les Spurs et Memphis sont vraiment de bonnes équipes. A l’Est, il y a notamment Cleveland et Atlanta, auteur d’une très bonne saison. Un favori ? Les Spurs et les Warriors !

    Cette année, vous avez pris une nouvelle dimension, au point d’avoir deux surnoms : « The Stifle Tower » et « Gobzilla »…

    Et il y en a encore plein d’autres, notamment « The French rejection » (il rit) ! Cela montre que les fans m’aiment bien, voire qu’ils m’adorent comme à Salt Lake City (la ville où réside le Jazz d’Utah). C’est très positif. Dans la rue, on me reconnait. Il y a même du monde avec mon maillot sur le dos.

    Les longs bras de Rudy Gobert, en défense face à Chandler Parsons (Dallas), ont gêné de nombreux joueurs adverses cette saison. Jerome Miron-USA TODAY Sports

    Pensiez-vous à cela il y a un peu plus de deux ans, lorsque vous avez quitté la Pro A et votre club de Cholet ?

    Peu de gens l’imaginaient, mais moi si. C’est pour cela que je suis parti. J’avais confiance en moi. Je savais que tôt ou tard, j’allais percer.

    Pourtant, l’an passé vous avez vécu une première saison compliquée en NBA en squattant le banc de touche…

    C’était frustrant. Je sentais que je pouvais prouver mon talent, mais on ne m’a pas laissé l’opportunité de le faire, notamment en fin de saison. Au début de l’année, on m’avait donné du temps jeu, mais je n’étais pas encore prêt. J’ai beaucoup travaillé, déjà pour évacuer ma frustration, puis j’ai énormément appris en regardant les matchs, en étudiant le style de jeu et j’ai eu un passage en D-League (la ligue secondaire de la NBA) pour me dégourdir les jambes.

    Vous avez également pris du muscle. Combien de kilos avez-vous gagné depuis votre arrivée aux États-Unis ?

    A Cholet, je pesais 105 kilos pour 2m15. Depuis, j’ai pris sept, huit kilos. Cette saison encore, sans prendre beaucoup de poids, je me suis renforcé. C’était très important. Si l’on est trop léger, on ne peut pas aller au combat. Mais il faut faire attention, ce doit être une bonne prise de poids. Il faut toujours rester en forme. Moi, je suis plus mobile et plus athlétique que beaucoup d’autres pivots.

    Ce match face à l’Espagne en quart de finale de la Coupe du monde en septembre 2014, où vous avez réalisé une défense monumentale sur les frères Gasol et Serge Ibaka, vous a-t-il servi de déclic ?

    Ce match a beaucoup marqué les gens qui m’entourent. Peu de personnes me connaissaient, ni en France, ni aux États-Unis. Là-bas, en-dehors de Utah peut-être, on pensait que je n’avais pas d’avenir. Mais personne ne m’avait vu jouer. Ce match m’a permis de me révéler au grand public. J’ai montré que je pouvais porter mon équipe face aux meilleurs.

    Avez-vous, personnellement, été surpris par votre performance (5 points, 13 rebonds) ?

    Je n’ai pas été surpris. Je savais que je pouvais réaliser une telle performance. J’étais content que Vincent (Collet, le sélectionneur de l’équipe de France) me fasse confiance. En fait, ce sont même mes coéquipiers qui ont été agréablement surpris (rires).

    Vous avez gagné du crédit ?

    Exactement. Même après une année sans jouer, je savais que je pouvais devenir l’un des meilleurs pivots au monde. C’était et c’est toujours mon objectif. Je m’en rapproche. Au début de la compétition, mes coéquipiers pensaient que j’allais les aider, mais peut-être pas autant, pas durant un match si important.

    Même après une année sans jouer, je savais que je pouvais devenir l’un des meilleurs pivots au monde. C’était et c’est toujours mon objectif.

    Au Jazz, vous avez explosé à la mi-février lorsque vos dirigeants ont transféré le pivot titulaire, Enes Kanter. Espériez-vous impatiemment intégrer le cinq majeur ?

    Bien sûr. Le début de saison a été un peu frustrant, mais je savais que le coach comptait beaucoup sur moi. Il a été patient avec moi, a augmenté petit à petit mon temps de jeu et m’a laissé terminer les matchs. Je prenais de l’importance dans cette équipe et je savais que je serais titulaire tôt ou tard.

    Vous en avez profité pour réaliser des rencontres à 24 rebonds ou 20 points et plus…

    Je n’ai jamais douté. Avec cette opportunité que l’on m’a donnée, je ne voulais pas décevoir mon entraîneur. C’était un challenge.

    Vous avez également impressionné en défense. Le regard et le jeu de vos adversaires ont-ils changé au fil de la saison ?

    Oui. Avant, aucune équipe ne se préoccupait de moi. A présent, ils établissent des plans de jeu contre moi. Contre Memphis, mon entraîneur m’a parlé d’un système que nos adversaires avaient établi pour m’éviter. Ils ne se jettent plus au panier comme avant, de peur de se faire contrer. Ils font attention.

    Les meilleurs joueurs et coachs de NBA louent vos qualités. Comment fait-on pour garder les pieds sur terre ?

    Je n’ai tout simplement pas accompli ce que je veux accomplir. Je ne pense pas à ce que les gens disent autour de moi. Cette reconnaissance me fait plaisir, mais si je ne suis pas bon, ces mêmes personnes me critiqueront. Je me concentre sur moi-même et ce que je veux réussir.

    Et que voulez-vous accomplir ?

    J’ai 22 ans et beaucoup d'objectifs en tête. J’aimerais gagner un titre NBA, mais aussi aller aux JO et remporter cet été le championnat d’Europe.

    Rudy Gobert a impressionné avec l'équipe de France lors de la Coupe du monde 2014, notamment face à l'Espagne en quart de finale. AFP PHOTO/ JAVIER SORIANO

    Joakim Noah a déclaré forfait pour ce championnat d’Europe en France en septembre. Personnellement, n’êtes-vous pas ravi ? Cette absence va vous permettre de vous imposer avec les Bleus…

    Ravi, non, mais je ne suis pas mécontent (il sourit) ! J’aime avoir des responsabilités, je préfère être titulaire qu’être installé sur le banc. Mais l’objectif, c’est la médaille d’or. Ce ne sera pas facile, un championnat d’Europe, c’est très, très dur. Il ne faut pas tomber dans le piège en se disant qu’à domicile, cela sera facile. Toutes les équipes voudront nous battre. Il faudra être prêt et sérieux.

    Si l’on dit que vous êtes un ambitieux impatient. Êtes-vous d’accord ?

    Oui, c’est vrai. Il faut mieux être trop ambitieux que pas assez. Mais il ne faut pas se montrer trop impatient. Juste suffisamment pour se surpasser et travailler davantage pour franchir les paliers le plus vite possible.

    Pour remporter un titre, ne faudrait-il pas quitter Utah pour une franchise plus huppée ?

    Je pense que l’on gagnera un titre prochainement avec le Jazz ! On a de bonnes bases, on l’a prouvé lors de la deuxième partie de saison en ayant l’un des meilleurs bilans NBA et la meilleure défense. Lorsque Tim Duncan a été drafté avec les Spurs (en 1997), cette équipe n’était rien. Je trouve plus intéressant de construire quelque chose plutôt que d’aller dans un club où tout est déjà fait. On construit quelque chose de très bien et peut-être que dans quinze ans, on parlera de l’épopée du Jazz. On a gagné du respect et si l’on continue, on fera les play-offs l’an prochain.

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