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    Sports

    Salah Mejri: «La NBA est un rêve»

    media Le Tunisien Salah Mejri. AFP PHOTO / OZAN KOSE

    Salah Mejri s’apprête à vivre quatre mois passionnants. Le pivot de 2 mètres 17 vise la victoire en Championnat d’Espagne et en coupe d’Europe (Euroligue) avec le Real Madrid. Le Tunisien disputera cet été le Championnat d’Afrique des nations (Afrobasket 2015) à domicile. Il espère ensuite rejoindre la NBA, la prestigieuse ligue nord-américaine de basket-ball.

    RFI : Salah Mejri, la phase finale de la coupe d’Europe des clubs va avoir lieu à Madrid du 15 au 17 mai. Que ressentez-vous à l’idée de disputer ce Final Four de l’Euroligue à domicile ?

    Salah Mejri : C’est bien de disputer le Final Four de l’Euroligue pour la deuxième fois de suite (le Real avait été battu par le Maccabi Tel Aviv en 2014, ndlr). C’est une bonne chose pour nous de le disputer ici, à Madrid.

    Mais c’est encore un peu loin. Nous avons deux matches cette semaine et quatre au total avant l’Euroligue. Nous nous concentrons d’abord sur ça. Nous voulons gagner ces quatre matches afin d’être assurés d’avoir la première place en championnat (avant la phase finale de la Liga, qui aura lieu en mai-juin, ndlr).

    A ce moment-là seulement, on pensera à l’Euroligue. Pour le moment, personne ne se focalise là-dessus. […] Le Real Madrid est une grande équipe et nous devons gagner tous les titres que nous pouvons. […]

    Mais c’est certain, ce serait énorme si on gagnait l’Euroligue après avoir échoué deux années de suite en finale. […]

    Le Real Madrid, qui affrontera le club turc de Fenerbahçe en demi-finale, n’a plus remporté l’Euroligue depuis 1995. La pression n’est-elle pas trop forte sur les épaules des joueurs ?

    Ça fait 20 ans, effectivement. Mais on a atteint le Final Four quatre fois au cours des cinq dernières années. Ça veut dire que l’équipe travaille bien. Evidemment, être champion d’Europe n’est pas facile. Il faut beaucoup de travail et d’argent pour y parvenir. […] J’espère qu’on va y arriver cette fois. On a tout ce qu’il faut pour y arriver.

    Il paraît que vous êtes un grand amateur de football. Etes-vous ami avec certaines stars de la section football du Real Madrid ?

    Je connais plusieurs joueurs, plus particulièrement Karim Benzema, parce qu’on partage la langue française et des origines arabes. Nous ne sommes pas vraiment amis, mais on se connaît et lorsqu’on se croise dans la rue, on discute lui et moi. J’ai toujours été un fan de football, et ce bien avant que je commence le basket-ball.

    Est-ce une fierté particulière de jouer pour un club aussi prestigieux que le Real Madrid ?

    Oui, évidemment. Rien que le nom suffit à faire comprendre de quoi il s’agit. C’est une des plus grandes équipes au monde, si ce n’est la plus grande. Je ne parle pas seulement du basket-ball mais du club en tant qu’entité. Tout y est très bien organisé et c’est le rêve de tout footballeur ou basketteur d’y évoluer. Je suis très heureux d’y être. Ça me rend fier. J’ai joué dans trois ou quatre autres clubs (L’Etoile du Sahel en Tunisie, Antwerp en Belgique, Blusens en Espagne, ndlr) avant celui-ci et je n’ai jamais rien vu de comparable.

    Il y a tout de même la NBA, la prestigieuse ligue nord-américaine. Est-ce vrai que des représentants des Cavaliers de Cleveland, l’équipe de LeBron James, sont venus vous rendre visite à Madrid ?

    Oui, nous avons pris contact en décembre. Mais comme je suis sous contrat à Madrid, les choses ne sont pas si simples à gérer. Ils (les recruteurs de Cleveland) sont venus assister à notre entraînement. Puis je les ai rencontrés en-dehors. On a discuté. Ils sont dans l’attente, parce que j’ai encore une année de contrat optionnelle avec le Real Madrid. Le Real ne s’est pas encore décidé parce que c’est trop tôt pour en parler.

    Je suis heureux ici et comme je l’ai dit, je suis fier de faire partie de cette équipe. Ses dirigeants me traitent très bien. Je ne vois pas de raison qui me pousse à partir. J’aimerais rester ici.

    On verra si je vais en NBA ou si je ne vais pas en NBA. Ça ne dépend pas que de moi, mais de beaucoup d’autres choses. […]

    Vous pourriez devenir le premier Tunisien à jouer en NBA.

    Oui, mais pas seulement le premier Tunisien. A ma connaissance, je pourrais être le premier joueur arabe (1). Il y a peut-être eu d’autres arabes mais ils sont nés aux Etats-Unis et ont joué aux Etats-Unis, je pense. Un joueur arabe, né dans un pays arabe, je ne suis pas certain que ce soit déjà arrivé.

    C’est le rêve de tout joueur d’évoluer dans la meilleure ligue au monde. Je ne dis pas que je ne suis pas dans un bon championnat. Au contraire. Le championnat d’Espagne est la deuxième meilleure ligue au monde. Et jouer l’Euroligue est une excellente chose.

    Mais la NBA est un rêve. Je joue au Real Madrid et je dispute l’Euroligue mais je n’ai pas encore rejoint la NBA. C’est le rêve de tout joueur d’y être.

    J’aimerais aussi rendre mon peuple heureux en étant le premier Tunisien en NBA. Ils seraient fiers comme ils l’ont déjà été lorsque j’ai signé au Real Madrid en 2013.

    La Tunisie va accueillir le prochain Championnat d’Afrique des nations, l’Afrobasket 2015, du 19 au 30 juin. Est-ce une fierté particulière pour vous, qui avez remporté l’édition 2011 avec les Aigles de Carthage ?

    Oui, ça fait bien longtemps qu’on n’a pas accueilli l’Afrobasket. Nous avons subi une défaite inattendue en Côte d’Ivoire lors de l’Afrobasket 2013 (la Tunisie avait été éliminée par l’Egypte en 8e de finale, ndlr). Nous avons fini 8e du tournoi. Il est temps de satisfaire nos fans qui s’attendaient à nous voir parmi les trois premiers en 2013.

    Nous devons prendre une revanche. Pas à l’égard de quelqu’un, mais envers nous-mêmes. Nous avons ce qu’il faut pour finir au moins sur le podium et pourquoi pas premiers et nous qualifier ainsi pour les Jeux olympiques.

    Disputer les Jeux olympiques 2012 à Londres a-t-il été votre meilleure expérience en tant que joueur ?

    Oui, ça a été une expérience formidable : se retrouver avec tous les meilleurs athlètes du monde dans un même village ; rencontrer les meilleurs basketteurs au monde en affrontant les Etats-Unis, la France, l’Argentine, la Lituanie. J’aimerais y goûter à nouveau.

    Les joueurs s’intéressent davantage à ce tournoi olympique qu’à la Coupe du monde. Parce qu’il n’y a que douze équipes qui y participent.

    (1) L’Egyptien Alaa Abdelnaby, né en Egypte mais élevé aux Etats-Unis, a joué quelques matches sous les couleurs des Trailblazers de Portland, des Bucks de Milwaukee, de Celtics de Boston, des Kings de Sacramento, des Sixers de Philadelphie, entre 1990 et 1995. Deux joueurs américains naturalisés libyens (Hiram Fuller et Randy Holcomb) ont disputé quelques matches en NBA au cœur des années 2000.

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