GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 21 Juin
Jeudi 22 Juin
Vendredi 23 Juin
Samedi 24 Juin
Aujourd'hui
Lundi 26 Juin
Mardi 27 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Sports

    Fifa: «C’est la Coupe du monde de la fraude»

    media Le président de la Fifa Sepp Blatter. Reuters/Arnd Wiegmann

    La justice américaine a lancé ce mercredi 27 mai une offensive anti-corruption visant plusieurs cadres de la Fifa. L’arrestation à Zurich de sept membres de l'instance dirigeante du football mondial a provoqué un séisme retentissant et de nombreuses réactions. Tour d’horizon.

    Ce n’est qu’un début. Après l’arrestation, mercredi à Zurich, de sept ex ou actuels dirigeants de la Fifa soupçonnés de corruption, le procureur fédéral de Brooklyn Kelly Currie a prévenu que ce coup de filet n’est que « le début de notre effort, pas la fin ». Il s’est exprimé mercredi à l’occasion d’une conférence de presse à laquelle la ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch, participait, accusant les inculpés d’avoir « corrompu les affaires du football mondial pour servir leurs intérêts et pour s'enrichir personnellement ».

    La ministre a également dénoncé l’attribution de la Coupe du monde 2010 tenue en Afrique du Sud. « Même pour cet événement historique, des dirigeants de la Fifa et d'autres ont corrompu le processus en utilisant des pots-de-vin pour influencer la décision d'attribution », a-t-elle allégué. « C'est la Coupe du monde de la fraude. Aujourd'hui nous avons sorti le carton rouge », a renchéri un responsable du Fisc américain.

    La Russie, organisatrice du prochain Mondial, goûte peu ce coup d'éclat de la justice américaine. Moscou a demandé à Washington de mettre fin à ses « tentatives d'exercer la justice hors de ses frontières ».

    A l'inverse, la légende du football argentin Diego Maradonna, qui n'est pas tendre avec les dirigeants de la Fifa, jubile. « Les Américains ont accompli un travail exemplaire. Je me réjouis, car j'en parlais depuis longtemps. On m'a traité de fou. Aujourd'hui, le FBI a dit la vérité. J'espère fermement que Blatter devra aller s'expliquer aux Etats-Unis ! Cela fait dix ans qu'ils le poursuivent », a-t-il commenté au micro d'une radio argentine.

    Jack Warner clame son innocence

    Face à ces accusations, Jack Warner, ancien président de la Confédération nord-américaine de football (Concacaf) et ancien vice-président de la Fifa, a clamé mercredi son innocence. « Je me suis battu sans relâche contre toutes les formes d'injustice et de corruption, a-t-il écrit sur son compte Facebook. Aucune procédure en bonne et due forme ne m'a été signifiée et je n'ai même pas été interrogé sur le sujet. Je répète que je suis innocent de toute accusation. J'ai quitté la politique du football mondial pour m'impliquer dans l'amélioration de la vie du pays où, à la grâce de Dieu, je mourrai. »

    Ancien membre du comité exécutif de la Fifa et démissionnaire de toutes ses fonctions footballistiques en juin 2011, Jack Warner a déjà été cité dans plusieurs affaires de corruption. « Les actions de la Fifa ne me concernent plus, poursuit-il. Je ne peux toutefois m'empêcher de remarquer que ces actions internationales coordonnées arrivent à un moment où la Fifa se réunit pour des élections afin de choisir un président qui est universellement détesté par la communauté internationale. »

    Le président de la Fifa « affecté »

    L’actuel patron de la Fifa Sepp Blatter a réagi en fin de journée. « C'est un moment difficile pour le football, les supporteurs et la Fifa, a-t-il déclaré dans un communiqué. De tels comportements n'ont pas leur place dans le football et nous nous assurerons que ceux impliqués seront exclus du jeu. » Plus tôt, le directeur de la communication de l’instance, Walter De Gregorio, avait tenu à préciser que le président ainsi que son secrétaire général Jérôme Valcke « ne sont pas impliqués ». « M. Blatter est concentré sur le congrès et il reste relativement détendu, a fait savoir le porte-parole. Ca ne veut pas dire pour autant qu'il danse dans son bureau. Mais il est très calme, il voit ce qui se passe, il coopère avec tout le monde. Il n'est pas un homme heureux aujourd'hui ».

    Walter De Gregorio a également balayé l’hypothèse d’une mise en retrait de Sepp Blatter. « Le président Blatter est affecté, il est à la tête de la Fifa, mais comment pouvez-vous dire qu'il doit se retirer ? Si les 209 fédérations l'élisent vendredi, il le sera pour les quatre prochaines années. »

    L’unique adversaire de Blatter à la présidence de la Fifa, le prince Ali bin Al Hussein, a lui déploré une « crise » qui « dure depuis longtemps, elle ne se limite pas à ce qui s'est passé aujourd'hui ». « La Fifa a besoin d'un leadership qui gouverne, qui guide et protège nos fédérations. Un leadership qui accepte sa responsabilité pour ses actes et ne rejette pas la faute sur autrui », a commenté le prince jordanien dans un communiqué.

    La Confédération africaine soutient Blatter

    Malgré ces tourments judiciaires, la Confédération africaine (CAF) maintient son soutient à Sepp Blatter. « Ce matin, le comité exécutif de la CAF a réitéré son soutien à M. Blatter tout en laissant libres ses membres de leur vote », a déclaré à l'AFP un responsable d'une fédération africaine, sous couvert d'anonymat, à l'issue d'une réunion de la CAF à Zurich à la veille de l'ouverture du 65e congrès de la Fifa. « Le président Blatter n’est pas un criminel donc je ne vois pas pourquoi cela affecterait son élection », a de son côté réagi Constant Omari, président de la fédération de la RDC, qui soupçonne un coup médiatique pour fragiliser le patron de la Fifa.

    L’UEFA, s’est elle dite « surprise et attristée » suite à ces arrestations. Son comité exécutif a appelé au report du Congrès de la Fifa et de l’élection de son président prévus ce vendredi. « L'UEFA considère que le Congrès de la Fifa devrait être reporté et que l'élection à la présidence devrait se dérouler dans les six mois », a déclaré Gianni Infantino, le secrétaire général de l’organisation dirigeante du football européen.

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.