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    Sports

    Fifa: Michel Platini monte au créneau

    media Le président de l'UEFA, Michel Platini, le 28 mai 2015 à Zurich. REUTERS/Ruben Sprich

    Le président de l’UEFA Michel Platini a demandé ce jeudi au patron de la Fifa, Sepp Blatter, de quitter son poste. Il voit dans le dernier scandale en date qui frappe la Fédération internationale de football, l’opportunité de bouter son tout-puissant patron hors du jeu.

    Michel Platini a dégainé la première cartouche. Le président de l’UEFA a indiqué ce jeudi avoir demandé au patron de la Fifa, Sepp Blatter, « de démissionner ». « Dépité », « écœuré », le Français monte au front face à un Blatter affaibli par le monumental scandale qui secoue l’instance dirigeante du football mondial. Mercredi, à l’instigation de la justice américaine, sept responsables de la Fifa soupçonnés de corruption ont été arrêtés à Zurich.

    « Je lui ai demandé de démissionner, assez c'est assez. Sepp Blatter m'a écouté, mais il m'a dit "c'est trop tard". C'est dommage », a révélé Platini, estimant que « changer de président, était la seule façon de changer la Fifa ».

    « D'un côté, il y a le foot, ça s'appelle l'UEFA, de l'autre, j'ai mal au ventre quand ça arrive, il y a des problèmes à la Fifa », a livré l’ancien meneur tricolore. « La Fifa, c'est la maison-mère, où tous les règlements sont faits. Comment voulez-vous que les fans du monde entier respectent les statuts de la Fifa si les gens qui les font ne sont pas respectables », a-t-il lâché.

    Blatter « peut être battu »

    Michel Platini n’a certes jamais approuvé l’ambition de Sepp Blatter de briguer un cinquième mandat, mais c’est la première fois qu’il se risque à une telle sortie. Certain de la toute-puissance du Suisse, il avait même renoncé l’an passé à présenter sa candidature.

    Mais avec ce nouveau « Fifagate », l’ancien triple Ballon d’Or entrevoit une ouverture et juge que l’actuel patron « peut être battu ». « Avant les évènements de cette semaine, peut-être pas, mais maintenant avec ce qui s'est passé, je pense que Blatter peut être battu », affirme-t-il en appelant à voter pour l’unique challenger, le prince jordanien Ali Bin Al Hussein. « Une très grande majorité des fédérations européennes va voter Ali », assure Platini.

    La fronde gronde. L'Anglais David Gill, membre de l'UEFA, a fait savoir qu’en cas de reconduction de Sepp Blatter, il ne prendrait pas son futur siège de vice-président de la Fifa en signe de protestation. « Nous aurons une réunion entre Européens, à Berlin, dans le cadre de la finale de la Ligue des champions le 6 juin, pour voir si d'autres (au sein de l'UEFA) que David Gill ne veulent pas siéger aux côtés de Blatter s'il est réélu, mais ça, je ne le souhaite pas, mais je suis à leur écoute », a réagi le président de l’UEFA.

    La confédération africaine de football fidèle à Blatter

    Dopé par les récents événements, le front anti-Blatter semble gonflé à bloc. La fédération australienne a elle aussi fait savoir qu’elle soutenait l’adversaire du vétéran suisse. « La direction de la FFA a examiné l'appel au changement proposé par le prince Ali bin Al Hussein et estime qu'il contient le socle d'un nouveau départ pour la Fifa », a annoncé jeudi son président Frank Lowy.

    Même les politiques s’en mêlent, à l’instar du Premier ministre britannique David Cameron. « Nous sommes pleinement derrière la fédération anglaise, qui soutient la candidature du prince Ali, a-t-il déclaré lors d'une séances de questions urgentes au Parlement. On désire voir des réformes à la Fifa. Je souligne qu'il faut laisser se poursuivre les investigations, car il est important d'aller jusqu'au fond des choses. »

    Du côté de la confédération africaine de football (CAF), le son de cloche est tout autre. L’organisation semble faire bloc autour de Blatter. « La Confédération africaine de football s'oppose à tout report du 65e congrès de la Fifa et de l'élection à la présidence prévue le 29 mai 2015 à Zurich. Au cours de la réunion de la confédération tenue le 27 mai 2015 à Zurich, la CAF a réitéré son soutien à la candidature de Sepp Blatter à cette élection », pouvait-on lire jeudi dans un communiqué publié sur son site internet. Ces tourments judiciaires n'ébranlent pas la foi des dirigeants africains. « Il y a beaucoup de raisons de croire que la Fifa a fait beaucoup de bien à l'Afrique. C'est une institution respectable car elle donne la parole à chaque pays et a fait beaucoup en termes de développement pour l'Afrique », commentait mercredi un responsable africain.

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