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    Sports

    Au lendemain de sa réélection à la Fifa, Sepp Blatter contre-attaque

    media Joesph Blatter, lors du congrès de la Fifa, le 29 mai 2015 à Zurich, en Suisse. REUTERS/Ruben Sprich

    Joseph Blatter, 79 ans, a été reconduit à son poste de président de la Fédération internationale de football association (Fifa), vendredi 29 mai 2015 lors du 65e congrès de l'organisation à Zurich. Une élection qui intervenait dans un climat explosif, après l'arrestation de plusieurs cadres de la Fifa soupçonnés de corruption. Les réactions sont nombreuses après la réélection de « Sepp », qui a décidé de contre-attaquer en s'en prenant à l'UEFA et aux Etats-Unis.

    Voir le grand patron du football mondial mis en difficulté par son jeune adversaire, le prince jordanien Ali Bin al-Hussein, a été une vraie surprise. Cent quarante voix étaient nécessaires pour être élu au premier tour, c'est-à-dire la majorité des deux tiers. Mais il en a manqué sept à Joseph Blatter, tandis que le prince, dernier candidat à s'être maintenu face au président sortant, obtenait 73 suffrages. Seuls la plupart des membres de l’Union des associations européennes de football (UEFA) s'étaient dits prêts à voter pour le Jordanien. Son résultat surprenant est donc, au choix, le signe que son discours a porté, ou que Sepp Blatter a perdu du crédit, explique notre envoyé spécial à Zurich, Christophe Diremszian.

    Sepp Blatter se dresse en capitaine capable d'affronter la tempête

    Qu'à cela ne tienne ; alors qu’on s’apprêtait à repartir pour un second tour où seule la majorité simple suffisait, soit 105 voix, le prince Ali est finalement apparu pour annoncer son retrait, au grand soulagement du président sortant, soudainement très détendu, souriant, blagueur, et qui a exprimé toute sa gratitude envers un opposant plus coriace que prévu. Malgré la tempête et les attaques, Sepp Blatter, en poste depuis 1998, reste donc debout envers et contre tout. Il n’a pas vraiment tremblé. Il savait sans doute qu’au cœur de la tornade que traverse la Fifa, la famille du football n’aurait pas envie de débarquer le capitaine.

    Car dans la tempête, Sepp Blatter s'est en effet érigé en commandant de bord, appelant les membres de la fédération à travailler ensemble pour guider le navire Fifa. Certains sont restés fidèles au vieux chef, à l'instar de l'ancien international libérien George Weah. Le Ballon d'or 1995 affirme que le président est un bon leader, qu'il a fait du bien au football. Un signe que les attaques de la presse et de politiques - britanniques en particulier - et le divorce entériné avec l’UEFA - avec les appels à la démission lancés par son président Michel Platini à cette semaine -, n'ont pas altéré le respect que Joseph Blatter inspire aux fédérations non-européennes, à qui il a beaucoup donné.

    Bien qu'adversaire déclaré à sa réélection, Michel Platini (d) félicite le président de la Fifa Sepp Blatter après le vote, vendredi 29 mai à Zurich. REUTERS/Arnd Wiegmann

    Soutien au prince Ali : le Français Michel Platini persiste et signe

    Pour autant, le 5e mandat du « parrain » du football mondial ne pouvait pas plus mal commencer. En faisant arrêter quelques-uns de ses plus hauts dirigeants, la justice américaine a porté un sérieux coup à l’image de l’organisation. Et ça n’est peut-être pas fini puisque de nouvelles interpellations pourraient avoir lieu. Quant aux multinationales sponsorisant la Fifa, elles sont lasses de ce climat de suspicion. Si Sepp Blatter veut réhabiliter l’institution, la laisser « plus forte » comme il l’a dit, cela passe donc par deux maîtres-mots : confiance et transparence. Car ses détracteurs l’attendent toujours au coin du bois et n’ont sans doute pas dit leur dernier mot.

    « Le football a perdu », a ainsi lancé après le vote, sur Twitter, l'ancien Ballon d'or portugais Luis Figo, qui s'était retiré de la course à la présidence de la Fifa bien avant le vote. Nombreux sont ceux qui espéraient que le scandale de corruption révélé cette semaine ferait chanceler Sepp Blatter, et les critiques sont acerbes au lendemain de son réélection. « Nous sommes déçus par le résultat », a quant à lui déclaré Sunil Gulati, président de la Fédération américaine de football, alors que Michel Platini, lui aussi Ballon d'or par le passé, se montrait moins direct, se disant « fier que l'UEFA ait soutenu un mouvement pour le changement » en la personne d'Ali Bin al-Hussein.

    Sepp Blatter « pardonne à tout le monde », mais il « n'oublie pas »

    Indémontable, celui qui souhaite manifestement mourir sur scène s'est exprimé ce samedi 30 mai 2015 la chaine de télévision suisse RTS, parlant au sujet de la campagne de ses adversaires d'une « haine, venue non pas seulement d'une personne à l'UEFA, mais d'une organisation, l'UEFA, qui n'a pas compris qu'en (1998) je suis devenu président ». « Je pardonne à tout le monde, mais je n'oublie pas », a ajouté Sepp Blatter alors qu'on l'interrogeait sur Michel Platini spécifiquement. Mais de rassurer chacun concernant les relations futures entre les deux organisations : « Nous ne pouvons pas vivre sans l'UEFA et l'UEFA ne peut vivre sans nous », considère M. Blatter.

    Micro-trottoir
    A Abidjan, les Ivoiriens donnent leur avis sur Sepp Blatter 30/05/2015 - par Frédéric Garat Écouter

    Le président de la Fifa se déclare surtout « choqué » par les accusations de la justice américaine, lui qui semblait ébranlé lorsqu'il avait déclaré ces derniers jours : « Je ne peux pas surveiller tout le monde » au sujet des interpellations. L'heure est à la contre-attaque : « Il y a des signes qui ne trompent pas, dit Sepp Blatter. Les Américains étaient candidats à la Coupe du monde de 2022 et ils ont perdu (...) Si les Américains ont à faire avec des délits d'argent ou de droit commun qui concernent des citoyens nord ou sud-américains, qu'ils les arrêtent là-bas, mais pas à Zurich alors qu'il y a un congrès (...) N'oublions pas qu'ils (Etats-Unis) sont le sponsor numéro un du Royaume hachémite (la Jordanie, NDLR), donc de mon adversaire. Cette affaire ne sent pas bon. »

    À la Une de la revue de presse France ce samedi, le « parrain » du foot

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