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    Sports

    Chand, Semenya... pas assez femmes pour sprinter?

    media La Sud-Africaine Caster Semenya, le 11 août 2012, à Londres. AFP PHOTO / OLIVIER MORIN

    Interdites de compétition parce qu’elles sécrètent trop d’hormones mâles, comme l’Indienne Dutee Chand ou la Sud-Africaine Caster Semenya, certaines athlètes font face à un long combat pour prouver leur féminité.

    « Ressuscitée ». Dutee Chand s’est sentie revivre, ce mardi, lorsque le Tribunal arbitral du sport (TAS) l'a autorisée à courir à nouveau. Chand est pourtant une athlète de haut niveau, championne d’Inde du 100 m chez les moins de 18 ans.

    Seulement, voilà, Dutee Chand a été diagnostiquée « hyper-androgène », il y a un an, lors des Jeux du Commonwealth à Glasgow. En cause, un niveau de testostérone supérieur aux limites autorisées par la Fédération internationale d'athlétisme.

    Championnes classées XX

    Ce n’est pas la première fois que l’athlétisme se retrouve au cœur d’une telle tornade. En 2009, la féminité de la Sud-Africaine Caster Semenya avait déjà été remise en cause après sa spectaculaire victoire sur 800 m à Berlin. La jeune femme à la morphologie masculine, alors âgée 21 ans, avait dû subir des tests anti-dopage mais aussi des analyses pour prouver qu’elle était bien une femme. Semenya, comme Chand, est atteinte d'hyper-androgénie, un désordre hormonal complexe qui provoque une production excessive par les ovaires et les glandes surrénales d’androgènes, notamment de testostérone.

    Bouleversée, Dutee Chand avait fait appel de sa suspension. « J'étais détruite », expliquait à l’époque la championne. « Je ne savais pas ce que j'avais fait de mal. Je n'ai pris aucun médicament, je n'ai fait aucune faute, pourquoi ai-je été visée ? » Certaines athlètes sont même passées par une ablation partielle du clitoris et une ablation totale des gonades pour continuer à pouvoir pratiquer leur sport en compétition.

    Ablation partielle du clitoris

    Et puis, ce mardi 28 juillet, le TAS a tranché, motivant sa décision en annonçant vouloir attendre des précisions de la part de l'IAAF quant aux preuves scientifiques démontrant l'impact du niveau de testostérone sur les performances sportives des athlètes hyper-androgènes, avant de se prononcer définitivement sur le dossier. « Bien que les championnats d’athlétisme soient strictement divisés entre épreuves masculines et féminines, le sexe des êtres humains ne peut être défini de façon binaire », explique la juridiction. « Comme cela a été mis en avant lors des audiences, " la nature n’est pas proprement ordonnée ". Il n’y a pas qu’un seul déterminant du sexe. »

    Et la jeune Chand est soulagée. « Je suis passée par des états de grande souffrance et me suis sentie humiliée », a-t-elle confié, la voix étranglée par l'émotion. « Maintenant, je veux tout oublier. » L'objectif de Dutee Chand est maintenant de tenter de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio en 2016. « Cela va être très dur, parce que ma forme a décliné. Mais ce n'est pas irréalisable, j'ai encore sept mois pour la retrouver. »

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