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    Lamine Diack, le patron de l’athlétisme mondial, passe la main

    media Le Sénégalais Lamine Diack. Mike Ehrmann/Getty Images for IAAF/AFP

    Lamine Diack, 82 ans, quitte ses fonctions de président de la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf), ce 19 août 2015. Le Sénégalais laisse derrière lui une Iaaf internationalisée et plutôt prospère, mais secouée par des polémiques sur le dopage.

    C’est une page de l’histoire du sport africain et mondial qui se tourne ce 19 août 2015. Lamine Diack, premier homme du continent à avoir dirigé une grande fédération internationale sportive, quitte ses fonctions ce 19 août 2015 à Pékin. Le Sénégalais, élu à la tête de l’Iaaf (Fédération internationale d’athlétisme) en 1999, va passer la main au Britannique Sebastian Coe ou à l’Ukrainien Serguei Bubka.

    Lamine Diack aura été une parenthèse au sein d’une institution dirigée exclusivement par des Européens depuis sa création en 1912. Une parenthèse dorée sur le terrain de la mondialisation. « Quand je suis devenu vice-président de l'Iaaf, en 1976, le gros challenge était de démocratiser l'institution et de développer l'athlétisme dans le monde à partir de son noyau historique d'Europe et d'Amérique du Nord, a rappelé le Sénégalais dans un entretien à l’AFP. En 2015, avec 214 fédérations nationales, chacune ayant un vote au congrès (de l'Iaaf), je pense que nous avons réalisé cet objectif. Aux Jeux olympiques et aux Mondiaux, aucun autre sport ne produit autant de pays finalistes et de médaillés. J'ai toujours été fier de ce que l'athlétisme est le plus universel des sports ».

    Sous ses mandats, Lamine Diack n’aura pas eu le plaisir de vivre des Championnats du monde en Afrique. En revanche, le Sénégalais aura beaucoup œuvré pour la percée de l’athlétisme en Asie. Sous son égide, les Mondiaux auront ainsi eu lieu à Osaka au Japon (2007), à Daegu en Corée du Sud (2011), à Pékin en Chine (2015). L’ancien maire de Dakar aura par ailleurs assisté à la désignation de Doha (Qatar) pour l’édition 2009.

    Une politique d’ouverture payante puisque l’Iaaf est devenue une institution plutôt prospère. « En 2015, nos réserves financières seront de 65 à 67 millions de dollars, a assuré son patron dans un entretien à l’Aips-Afrique (Association internationale de la presse sportive). Je pense que c’est une grande réussite ». L’émergence de grandes stars comme le sprinteur jamaïcain Usain Bolt a aussi largement contribué à cette bonne santé économique.

    Un bilan terni

    Pourtant, tout n’est pas parfait dans le bilan de Lamine Diack. L’athlétisme, bien qu’étant une discipline universelle, reste complexe pour le grand public, entre ses multiples variantes, règles et un maquis de compétitions. Le futur président devra peut-être conduire « un choc de simplification » afin de rendre le sport plus attrayant.

    Des enquêtes menées par la chaîne de télévision allemande ARD et le quotidien britannique Sunday Times risquent par ailleurs de ternir l’image des « années Diack ». Les deux médias accusent en effet l’Iaaf de laxisme, voire de passivité volontaire envers des athlètes dopés. Des accusations polémiques, à nuancer, puisque toutes les grandes vedettes du sprint ou presque – Usain Bolt n’a jamais été inquiété – ont été suspendues pour dopage, ces dernières années.

    Enfin, le fils de Lamine Diack, Pape Massata Diack, ex-chargé de mission marketing au sein de l'Iaaf, a été contraint de quitter l'instance. Ce dernier est accusé d'être impliqué dans une affaire de corruption visant à couvrir des cas de dopage en Russie. « J’ai créé […] la commission d’éthique indépendante, déclarait au sujet de ce dossier Lamine Diack dans le quotidien L’Equipe, le 3 août. J’ai demandé à de très hautes personnalités d’y participer. Ils travaillent, ils sont libres, je ne peux pas les presser ».

    Lamine Diack passera officiellement le témoin à son successeur à l’issue des Championnats du monde (22-30 août à Pékin).

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