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    L’avenir des Jeux africains, entre doutes et conflits

    media La flamme des Jeux africains 2015, à Brazzaville. AFP PHOTO/MONIRUL BHUIYAN

    Un mois après la clôture des Jeux africains du cinquantenaire, on ne sait toujours pas où aura lieu l’édition 2019. L’Union africaine (UA) est en discussion notamment avec le Ghana, le Kenya, la Zambie, pour une candidature. Mais l’UA doit aussi mettre un terme à son conflit avec l’Association des comités nationaux olympiques (Acnoa) concernant la gestion de l’événement.

    Le 19 septembre dernier, les onzièmes Jeux africains s’achevaient à Brazzaville, sans passation de flambeau. En effet, malgré une édition du cinquantenaire plutôt réussie, aucun pays n’a manifesté un intérêt franc pour les prochains « jeux olympiques de l’Afrique ».

    Selon nos informations, le Ghana, le Kenya et la Zambie notamment, sont en discussion avec l’Union africaine (UA) pour organiser les Jeux africains 2019. Mais aucun des pays intéressés n’a remis de dossier de candidature, alors que la date limite de dépôt est en décembre 2015.

    Des délais d’organisation courts et un intérêt sportif aléatoire

    Les délais pour organiser un tel événement s’annoncent donc courts. D’autant que le Congo-Brazzaville a placé la barre très haute en termes d’infrastructures. En outre, l’organisation des Jeux suppose désormais un budget très élevé. Selon une note des services économiques de l’ambassade française au Congo, cette onzième édition pourrait avoir coûté environ 1 milliard d’euros (656 milliards de francs CFA).

    Quant à l’intérêt sportif de l’événement, il reste assez aléatoire, selon le président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (Acnoa), le général Lassana Palenfo. « A Brazzaville, on a noté une absence totale des grands champions africains qui participent régulièrement à ce type de rencontres, souligne l’Ivoirien dans son éditorial d’octobre 2015. Le constat est donc là : les grands sportifs du continent boudent les Jeux africains. […] La première (des évidences) étant que les Jeux africains ne constituent pas véritablement un grand enjeu sportif pour ces athlètes ; d’autant plus qu’ils ne sont pas qualificatifs pour les Jeux olympiques. Comment expliquer que plusieurs confédérations sportives africaines décident d’organiser çà et là des tournois continentaux qualificatifs pour les Jeux olympiques seulement quelques jours avant ou après les Jeux africains […] ? »

    Luttes d’influence pour le contrôle des Jeux africains

    La critique du patron de l’Acnoa n’est pas innocente, d’autant que certains athlètes africains de premiers plans étaient bel et bien présents aux Jeux africains 2015. Leur caractère non-qualificatif pour les JO 2016 résulte en effet d’un désaccord entre l’Union Africaine, propriétaire de l’événement, l’Acnoa, qui aimerait en récupérer la gestion, et l’Union des confédérations sportives africaines (Ucsa), qui ne veut pas en « assurer l’organisation et la responsabilité technique » docilement.

    La lutte d’influence autour de cet événement symbolique et prestigieux, entamée depuis plusieurs années, s’est ainsi poursuivie après les Jeux africains 2015. Les ministres des sports africains ont réaffirmé la pleine propriété de l’Union africaine sur les Jeux. En réponse, à Alger, le 27 septembre dernier, l’Acnoa a tenté d’apaiser les tensions. Elle a admis « qu'il était compréhensible que les gouvernements continuent à être impliqués, à apporter leur soutien et reconnaissance » ; « qu'il était impératif de maintenir le caractère tripartite de l'organisation des Jeux, constitué de l'UA, l'Acnoa et l'Ucsa » ; « que l'Acnoa doit renouer avec les confédérations membres de l'Ucsa pour s'assurer avec la coopération des fédérations internationales, que les Jeux africains soient considérés comme des jeux qualificatifs pour les futurs Jeux olympiques ».

    «Le mieux c’est de donner l’organisation à l’Acnoa»

    Si l’Union africaine et l’Acnoa se disputent ainsi le bébé, c’est qu’il est devenu suffisamment beau. Ce qui satisfait l’un de ses pères-fondateurs, Jean-Claude Ganga. Le Congolais, auteur de l’ouvrage Il était une fois les Jeux africains (voir par ailleurs), a présidé l’Acnoa de 1989 à 1999, avant d'en être exclu. Avant cela, cet ancien professeur et diplomate a dirigé le Conseil supérieur du sport en Afrique (Cssa). Le Cssa a géré les Jeux, jusqu’à sa dissolution le 26 juillet 2013 et le transfert de ses compétences à une commission au sein de l’UA.

    Pour Jean-Claude Ganga, pas de doute, l’Acnoa aurait dû prendre la relève, à la place de l’Union africaine : « Il faut que les ministres des Sports de l’Afrique se réunissent et se ressaisissent et décident de ce qui est le mieux pour l’avenir des Jeux africains. Pour moi, le mieux c’est de donner l’organisation à l’Acnoa. Parce que l’Acnoa est un organisme du Comité international olympique (CIO). En ce qui concerne les moyens nécessaires, je suis certain que le CIO financerait des jeux patronnés par l’Acnoa. » Une évolution possible pour les Jeux africains de 2019, en vue des Jeux olympiques d’été 2020 à Tokyo ?


    Un ouvrage sur les coulisses des Jeux africains

    C’est pour satisfaire la curiosité de ses petits-enfants que Jean-Claude Ganga assure avoir accepté de co-rédiger un ouvrage d’entretien sur l’œuvre de sa vie. Est ainsi né Il était une fois les Jeux africains – révélations inédites (éditions Publibook). En 100 pages, le Congolais livre des anecdotes étonnantes sur les coulisses de l’événement, notamment sa naissance. Notamment les tensions concernant l’Afrique du Sud régie par l’Apartheid, ou le véritable parcours du combattant pour convaincre certains pays anglophones et arabophones de participer aux premiers Jeux. « Je suis heureux, sourit Jean-Claude Ganga, 80 ans, lors d’une séance de dédicaces à Paris. Il n’y a pas beaucoup d’auteurs qui sont encore présents lorsqu’on joue la pièce, cinquante ans après la première ».

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