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    Sports

    Football: que faut-il attendre de l'Euro 2016?

    media Le stade vélodrome de Marseille, une des enceintes de l'Euro 2016. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

    Ce sera l'un des grands événements de l'année 2016 : le Championnat d'Europe des Nations qui aura lieu en France du 10 juin au 10 juillet prochain. L'occasion de mesurer l'impact économique et social que pourrait avoir la compétition sur un territoire toujours marqué par un climat sécuritaire.

    L'Euro ne se remportera pas exclusivement sur les pelouses françaises. Les dix villes qui accueilleront la compétition jouent également gros. Et pour cause, de Nice à Lille, en passant par Toulouse et Paris, on attend deux millions et demi de spectateurs dans les stades, mais surtout huit millions de supporters au total, dont la moitié d’étrangers. Et elles espèrent bien profiter économiquement de cet afflux.

    Si l’on en croit une étude commandée par l’UEFA au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges (CDES), la compétition rapporterait au minimum 1,3 milliard d’euros. Selon Christophe Lepetit, économiste au CDES et contributeur du rapport, les retombées se décomposent en deux pôles. Tout d’abord les dépenses de spectateurs qui fréquenteront à la fois les stades et les fan-zones, les hôtels ou encore la restauration, sont évaluées à 788 millions d'euros. Les dépenses liées à l'organisation (sponsors étrangers, dépenses des équipes nationales) sont chiffrées à 478 millions d'euros.

    L'Euro, un impact social

    Au-delà de ces retombées économiques intéressantes à court terme, le rapport du CDES met l'accent sur « l'impact social » espéré pour cet Euro. Un « héritage » pour la France et les dix lieux d’accueil de la compétition « à condition d'avoir été suffisamment préparé et anticipé » prévient Christophe Lepetit. Après la Coupe du Monde de football et les Jeux olympiques, l’Euro est le troisième plus grand événement sportif de la planète et « c’est une opportunité unique de profiter d’effets à long terme sur plusieurs plans. »

    Comme l’héritage sportif, « à travers l'augmentation de la pratique du sport ou encore l'accroissement de l'engagement bénévole (certains des 7000 bénévoles engagés sont susceptibles de poursuivre leur action dans des associations locales) ». Ou encore l’héritage social « grâce à la médiatisation de l'évènement qui peut permettre aux sites d'accueil de rayonner à l'international puisque chaque match sera vu en moyenne par 150 millions de téléspectateurs ». Sans compter l’héritage territorial « à travers les nouvelles infrastructures sportives (stades) et non sportives (routes, transports) qui peuvent permettre de rééquilibrer l'aménagement du territoire d'accueil ».

    Un test grandeur nature pour la France

    Il faut aussi espérer que la compétition ne pâtisse pas du climat sécuritaire actuel en France. Après les attentats du 13 novembre à Paris, la sécurité sera bien évidemment un enjeu majeur de la compétition. Le Stade de France avait été visé par les terroristes lors de la rencontre amical face à l'Allemagne. Les dix enceintes de l'événement seront donc logiquement extrêmement surveillées. Dans un territoire qui vivra peut-être encore sous l’état d’urgence, il faudra aussi encadrer et protéger les huit millions de supporters attendus, notamment dans les fan-zones, ces espaces publics ouverts où il sera possible de voir les matches sur écran géant.

    On ne connaît pas encore l'ampleur du dispositif de sécurité dans son ensemble, mais on l'imagine assez étoffé. Ce sera en tout cas un défi important pour Jacques Lambert, président du Comité d'organisation de l'Euro 2016 qui estimait en novembre dernier que la France « ne devait pas se poser la question de l'annulation ». « Pourquoi ne pas parler de l'annulation du Tournoi des Six nations ou de Roland-Garros qui auront lieu juste avant ? Par pitié, ne faisons pas de l'Euro 2016 un cas particulier au motif que c'est un événement rare », avait dit l'ancien préfet de la Nièvre et de la Savoie.

    Quoi qu'il en soit, l'Euro 2016 sera un nouveau test grandeur nature pour la France sur sa capacité à organiser de grands événements sportifs. D'autant que les échéances sont nombreuses : le Championnat du monde de handball prévu en 2017 ou encore la Coupe du monde féminine de football en 2019, avant l'apothéose espérée des Jeux olympiques 2024 à Paris. Premier enseignement le 10 juin prochain avec le match d’ouverture de cet Euro 2016 entre la France et la Roumanie au Stade de France.

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