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    Yohann Gène, l’Antillais ambassadeur de la Tropicale Amissa Bongo

    media Yohann Gène au départ de la première étape de l'édition 2016. Photo: Farid Achache RFI

    Premier coureur antillais à avoir participé au Tour de France, Yohann Gène est comme un coq en pâte au Gabon. Il y a gagné six étapes, un record, et s’est offert le classement général en 2013. Rencontre avec un coureur cycliste curieux et toujours partant pour l’aventure qui a terminé 4e de la premère étape de l'édition 2016.

    De notre envoyé spécial au Gabon,

    « C’est une course qui me va bien et j’aime bien commencer la saison au chaud ». Yohann Gène, garçon discret et sans égo, oublie de dire que c’est lui qui détient le record de victoires sur « le Tour de France des Africains ». Il en totalise six. Confortablement installé dans son fauteuil, le Guadeloupéen, qui a remporté le classement général en 2013, se fait une joie de  raconter cette course.

    Des souvenirs plein la tête

    Alors qu’il a déjà sept édition à son compteur, le natif de Pointe-à-Pitre, qui a aussi couru en Afrique du Sud, ne semble pas blasé. Loin de là… « Avec notre nouveau maillot, on a cœur de remporter une étape », dit-il. On pourrait croire que les choses sont faciles pour un coureur européen aguerri aux plus grandes courses du monde. Mais ne vous y trompez pas, la concurrence peut être rude ici au Gabon. Car depuis le temps qu’il arpente les routes gabonaises, il a pu se rendre compte que le cyclisme africain a évolué. « Quand Azzedine Lagab (Algérie) se met à rouler, ça peut faire très mal aux jambes. Il peut être monstrueux », lance-t-il dans un éclat de rire.

    Et Yohann Gène n’oublie pas non plus la victoire de l’Erythréen Natnael Berhane, qui fut le premier africain noir à remporter la Tropicale en 2014. « Il était dans notre équipe et on a tout fait pour qu’il gagne. Ça a été une sacrée bagarre. C’était super de voir les gens le porter à l’arrivée dans les rues de Libreville », glisse-t-il. Yohann Gène a aussi assisté à la victoire d’étape de Daniel Tékléhaimanot en 2011. Quelques années plus tard, les deux hommes étaient côte à côte au départ du Tour de France 2015. « Cela m'a donné des frissons. J’étais fier de l’avoir vu évoluer », avoue-t-il.

    Témoin privilégié de l'évolution du cyclisme africain

    « Venir en Afrique, rencontrer les gens, c’est important pour moi », raconte Yohann Gène qui sait que les coureurs africains regardent le Tour de France et qu’il peut apporter de la motivation aux jeunes qui espèrent faire aussi bien que lui dans quelques années. « Je sais que beaucoup ont les capacités de venir courir en Europe. Parfois ce sont des problèmes administratifs qui les empêchent de sauter le pas », commente-t-il. « Les Marocains et les Rwandais ont énormément progressé. Il faudrait plus de courses en Afrique », analyse-t-il.

    Yohann Gène, lui, a ouvert la voie aux cyclistes antillais. Arrivé à l’âge de 17 ans en métropole, il a été le premier coureur ultramarin à participer au Tour de France en 2011 avec la formation Europcar de Jean-René Bernaudeau. « Quand il m’a dit tu vas aller au Tour, je me suis pincé et je me suis dit : "non ce n’est pas possible". Pour moi c’était impressionnant. » Devenu professionnel en 2003, il a acquis une solide réputation d’équipier modèle.

    Aujourd’hui, Yohann Gène est un des meilleurs ambassadeurs de la Tropicale Amissa Bongo. « Je dis aux coureurs qui me questionnent sur ce Tour qu’il faut y aller. Il ne faut pas avoir peur de voir autre chose. Ça ne gâchera pas leur saison ! » Selon lui, il faut juste une petite journée d’adaptation et arriver avec une bonne condition physique. Et de la bonne humeur pour celui qui s’arrête un instant de parler pour saluer les coureurs ivoiriens qui passaient par là.

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