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    Afrique

    Tropicale Amissa Bongo: le défi d’Abraham Olano avec les Panthères du Gabon

    media Abraham Olano (à droite) avec son coureur Glenn Morvan Moulengui, porteur du maillot de meilleur Gabonais. Crédit Gautier Demouveaux/ Views

    Depuis deux mois environ, Abraham Olano, ancienne gloire du cyclisme espagnol, est le sélectionneur du Gabon. S’il a tout fait pour que les Panthères s’illustrent lors de la 11e édition de la Tropicale Amissa Bongo, c’est un travail de longue haleine qui l’attend. Plus qu’un entraîneur, Olano aura aussi un rôle dans le développement de ce sport au Gabon. Un chantier considérable. Mardi 19 janvier, nous avons passé la deuxième étape entre Fougamou et Mouila dans sa voiture.

    De notre envoyé spécial au Gabon,

    Le sport cycliste recèle d’histoires en tout genre. Et celle-ci n’est pas banale. Un champion du monde, vainqueur du Tour d’Espagne et d’une étape sur le Tour de France, est à la tête de l’équipe nationale du Gabon. Mais Abraham Olano doit relever un défi dans un pays qui ne comporte aucun coureur professionnel. Il doit faire émerger le cyclisme gabonais au moins au niveau continental.

    Impossible de construire une équipe en quelques mois

    L’ancien coéquipier de Miguel Indurain chez Banesto, écarté de l'organisation de la Vuelta il y a deux ans, nous a embarqués dans sa voiture le temps d’une étape pour une explication de texte. « Je suis arrivé ici deux mois avant la Tropicale et j’espère être au début d’une histoire. Le Gabon organise la plus grande course d’Afrique. J’espère que l’équipe fera bonne figure », dit-il tout en écoutant radio tour.

    Abraham Olano a emmené ses coureurs en stage en Espagne pendant 45 jours. « Là-bas, certains ont fait plus de kilomètres (4500) que lors d’une saison entière », sourit Olano. « Le cyclisme, c’est avant tout du travail. Alors ce n’est pas possible de faire en quelques mois ce que d’autre ont construit en dix années », raconte l’ancien champion du monde de contre-la-montre. On pense alors à l’Erythrée ou encore au Rwanda qui ont investi dans ce sport et qui ont désormais des coureurs dans le peloton professionnel.

    Mettre tous les enfants sur un vélo

    « Il faut ouvrir des écoles de cyclisme pour amorcer le changement et commencer à organiser des compétitions dans les provinces du pays », commente Olano. A l’arrière de la voiture, le mécanicien, un ancien coureur cycliste qui a participé à sept éditions de la Tropicale, acquiesce. « Il faudrait peut-être faire comme au Burkina Faso où les athlètes de l’équipe nationale sont employés et détachés de la fonction publique », raconte-t-il entre deux gorgées d’eau. « J’espère que le ministère des Sports et la fédération vont se rendre compte que l’on a fait un bon travail cette semaine et qu’ils vont continuer à nous soutenir », murmure Olano.

    Alors que le peloton file à toute allure vers un sprint massif, pour tuer le temps, l’Espagnol profite du paysage de ce pays d’Afrique centrale. Abraham Olano ne connaissait pas le Gabon. Et ses coureurs ne connaissaient pas cette star du cyclisme espagnol.

    « Il est incontournable ce Monsieur Olano »

    « Quand on est arrivés en stage en Espagne, il y avait des équipes professionnelles dans notre hôtel et les coureurs venaient me saluer », narre Olano dans la langue de Molière. « Je ne savais pas qui était Abraham Olano. Je suis très impressionné. En Espagne, je me suis dit : "mais c’est pire qu’un président de la République". Tous les coureurs professionnels voulaient faire des photos avec lui. Désormais pour moi, c’est une légende et un père. Il est incontournable, ce Monsieur Olano », lance Geoffroy Ngandamba. Incontournable, Abraham Olano l'est effectivement. Ce grand spécialiste du chrono a aidé Alberto Contador à s’améliorer dans cet exercice au début de sa carrière.

    Abraham Olano ne veut pourtant pas griller les étapes. « Si je leur donne trop d’informations, ils vont être perdus. J’espère rester et voir progresser mes coureurs d’ici l’an prochain ». « On s’accroche grâce à lui. Je crois que sans le stage en Espagne, nous n’allions même pas finir avec le peloton », souffle Geoffroy Ngandamba sous la chaleur accablante de Mouila au sud du pays, lors de la deuxième étape.

    Une chute dans les trois derniers kilomètres a mis à terre un de ses poulains. « Ne panique pas et termine tranquillement », lui glisse le coach espagnol. La route est encore longue et le champion espagnol en est conscient.

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